«Je ne suis pas entré dans la fonction publique pour assister à cette dérive»
Manifestation orléanaise du 23 mars 2010
envoyé par LibeOrleans. - L'actualité du moment en vidéo.
SOCIAL. Plus de quatre mille manifestants ont défilé, mardi matin, dans les rues d’Orléans à l’appel de la CGT, de la CFDT, de l’UNSA, de FSU et de Solidaires. L’objet de leur mobIlisation: défendre «les salaires, l’emploi et les retraites». Parti à 10 h 30 de la place du Martroi, le cortège s’est dispersé, dans le calme, vers midi. De nombreux slogans hostiles à la politique gouvernementale, et notamment à «la casse du service public», ont animé la manifestation qui résonnait des chansons de feu Jean Ferrat. (Lire la suite...)
Aux côtés des cheminots, des nombreux fonctionnaires territoriaux, mais aussi des salariés du secteur privé (TDA, Forclum, l’Oréal, Quelle...), défilait Patrick, un agent du ministère de la justice. «Même notre institution est aujourd’hui touchée par un mal être lié au sabrage budgétaire», a-t-il expliqué à LibéOrléans. «Les collègues n’en peuvent plus, et malgré un faible taux de syndicalisation, plusieurs se sont déclarés grévistes. C’est un phénomène inédit au palais de justice d’Orléans».
Lui qui était dans le privé avant d’embrasser une carrière dans la fonction publique d’état, se dit dépité: «Quand on voit les similitudes entre la gestion du public et celle du privé, on ne peut être que déçu. Je ne suis pas entré dans la fonction publique pour assister à cette dérive».
Mouvement INRAP Orléansenvoyé par LibeOrleans. - L'info video en direct.
Au cours de la manifestation, les agents de l’institut national de recherches archéologiques préventives (INRAP) ont dénoncé l’accroissement des contrats précaires qui touche leur institution. Ces derniers oeuvrent depuis plusieurs semaines aux fouilles préventives liés aux travaux de la deuxième ligne du tramway orléanais (voir la vidéo ci-dessus).
Mourad Guichard



Xav:OUI!
J'ai écris un mémoire intitulé:lien social y es tu? fin de formation d'educ spé et oui,la sphère des échanges sociaux,sexués(l'obligation exogamique),économiques ou symboliques(le langage) constituent tout ce qui permet de tisser du lien social(en résumé),donc ce forum permet de créer du lien social comme le facteur d'antan ou la guichetière à la Poste.
OUI mon Xa!
Yves Bodard
Rédigé par : bodard | 26/03/2010 à 21:10
@ Yves B.
Quand j'achète un timbre au guichet, est-ce que je fais du lien social ?
Rédigé par : Xav | 26/03/2010 à 18:33
@ Pat:un peu de respect pour les "débiles mentaux"(premier message passé inaperçu??)auxquels vous comparez ces manifestants.Savez vous que les"malades mentaux" ne sont pas tous internés,que certains travaillent dans des structures adaptées,vivent en autonomie,en couple et il y en a même qui ont des enfants et comme ils vivent plus longtemps que par le passé,ils perçoivent même de toutes petites petites retraites.
On vit ensemble et au delà de toutes les solutions apportées ici et là,une chose est sûre c'est qu'avec le tout- libéralisme ,notre société va crever de la rupture de son lien social.
C'est pour cela qu'un service public de qualité qui permet encore de rencontrer un humain pour échanger doit être la priorité de nos décideurs.Il est encore temps d'agir parce qu'après:il sera trop tard.
Yves Bodard
Rédigé par : bodard | 26/03/2010 à 14:30
Matéo, bien sur péréniser le système des retraites sur une longue durée... Faire en sorte de le réformer (supprimer ?) pour le rendre pérenne. Mais sur quels bases ? Votre discours n'est pas un discours de propositions, mais de constats.
A ce point de la discussion, j'affirme en espérant me tromper que la réforme sera un des premiers actes de la destruction de nos retraites, de l'assurance maladie. Je prends date...
Resteront alors les belles paroles des internautes responsables. N'oubliez pas que les retraités sont de plus en plus surendettés. Vous pourrez avoir le plus beau des discours : c'est une réalité.
Réformer les retraites, je préfère appeler Assurance Vieillesse, c'est des retraites réduites avec plus de 40 ans de cotisations.
Aujourd'hui, il est donc plus de temps de dire : NON, juste ça...
Et il faudra que nous soyons des millions pour le dire dans la rue !
Alors, être poli avec des gens qui tiennent un tel discours me semble le maximum que je puisse faire.
Rédigé par : Victor | 25/03/2010 à 16:30
Bonjour Louise
Vous aurez sans doute remarqué depuis la fin de la seconde guerre mondiale et la mise en place de systèmes et de caisses de solidarité après-guerre (maladie, chômage et retraites) que l’économie n’était pas vraiment linéaire. On se souviendra de périodes fastes, dites de « plein emploi », marquées par une croissance forte, et de périodes moins favorables, dont celle mémorable du premier choc pétrolier (1973) marquant le retour du chômage.
Vous aurez aussi sans doute noté que pendant ces périodes de faible croissance (et à fortiori de récession), si on commençait à nous parler de déficits des caisses du chômage, on évoquait finalement assez peu les caisses de retraite. Il faut dire qu’avec 4 actifs pour un retraité, il n’y avait pas à proprement parler péril en la demeure.
La question du jour (2010) tient au fait qu’avec une croissance forte ou faible, le système de retraite, fondé chez nous sur la solidarité entre les générations (c’est l’esprit de la répartition), ne sera plus « mécaniquement » financé par l’inversion de la proportion d’actifs et de retraités. Pas financé signifiant l’impossibilité de verser les pensions aux retraités. Soyons clairs.
Il s’agit donc de modifier les dispositions de notre système de solidarité de telle manière qu’il soit durable (ce n’est pas le cas si nous ne touchons à rien), et permette de verser des pensions de bons niveaux, indépendamment des aléas conjoncturels plus ou moins durables de l’économie. Les périodes de chômage fort sont évidemment des micro-catastrophes pour l’équilibre et la durabilité de nos systèmes de solidarité (Fitoussi a raison), cela ne nous empêche pas de changer les paramètres de ces systèmes pour assurer peu (faible croissance) ou prou (forte croissance) son prolongement. On est quand même sur une échelle de 50 ans.
Rédigé par : matéo | 25/03/2010 à 13:58
Cher Victor
Désolé que les arguments que j’évoquais en échangeant avec Louise vous aient donc donné la nausée. S’il vous est possible de débattre sereinement, je tenterai donc d’atténuer au max mes arguments, ne vous voulant pas forcément du mal.
Je suis en effet au regret de réitérer et même si cela vous ulcère que lorsque des pays voisins, membres d’une même Union (malheureusement toujours pas politique), confrontés à des problématiques démographiques de même nature, ont succombé à l’arithmétique de ce problème en épousant des réformes analogues (sans être similaires), on peut effectivement s’égosiller qu’on en a rien à faire, qu’eux c’est eux, et nous c’est nous, mais reconnaissez qu’intellectuellement une relative pertinence pointerait le bout du museau.
Je ne doute pas une seule minute que sur ce sujet comme sur bien d’autres, notre pays puisse faire l’inverse des autres, ou prenne des mesures à rebours de ses voisins, est-ce souhaitable ? Je n’en sais rien. Est-ce intelligent ? Je ne le pense pas. Si l’herbe n’est sûrement pas plus verte ailleurs, car il faut bien dire qu’aucun de ces pays n’a trouvé LA solution « géniale » réglant définitivement le problème, les solutions « bisounours » où on passe à la benne les notions comptables pour entrer dans des considérations morales auront tôt fait de nous exploser en pleine poire.
Qui sonderait l’opinion pour savoir si les retraités doivent disposer « d’une retraite digne » serait proche de la débilité profonde, car la réponse à une telle question (qu’adorent nous poser les partis politiques) montrerait sans problème que 90 % des interviewés y sont favorables. Nul besoin de se payer un sondage pour savoir ce que l’opinion penserait d’une telle proposition. En revanche, et malheureusement pour la majeure partie des pays européens, et même si le Réel visiblement vous énerve (« Ensuite, on a droit aux actifs qui vont diminuer par rapport aux inactifs »), la démographie ne se « discute » pas. Ce qui discute, c’est de savoir comment on pérennise un système de solidarité dans un tel contexte, qui sans de profonds changements ne sera plus financé.
Pour reprendre la substance de votre remarque, je dirais que pour vous le maintien, ou plutôt l’augmentation des pensions serait un des buts à atteindre. Je pense que vous n’êtes pas le seul à le penser, je dirais accessoirement que je suis d’accord avec vous, mais je vous répondrai que, dans ce cas (pourquoi pas), il va donc falloir jouer sur les deux autres facteurs déterminants : la durée de la période de cotisation et/ou le montant des cotisations.
PS : je ne savais pas que mon « discours » était CFDT, je ne sais pas en revanche si je dois me couvrir de cendres ou faire la danse du scalp.
Bien à vous.
Rédigé par : matéo | 25/03/2010 à 13:30
Xav !
Vous et moi, on sait vraiment que "rentabilité" et "productivité" sont deux mots semblables pour le libéralisme.... Si vous n'avez que ça à m'opposer, la réponse n'en vallait pas la peine !
Rédigé par : Victor | 24/03/2010 à 19:37
Matéo (joli prénom ou pseudo),
excusez-moi, mais vouloir déconnecter le problème des retraites du contexte, ça ne tient pas debout, c'est non seulement de la myopie, de l'autisme, mais à mon avis c'est aussi complètement cynique.
Comme l'écrit Fitoussi, président de l'OFCE,
« S'il n'est pas porté remède au chômage, le recul de l'âge de la retraite ne sert à rien. Cela revient à demander aux gens de travailler plus longtemps alors qu'ils manquent déjà de travail. Le vrai problème, c'est le chômage. »
Les études faites sur les réformes des retraites menées depuis 1993 montrent qu'elles sont un échec total du point de vue de l'objectif affiché. En revanche elles ont entraîné un appauvrissement spectaculaire des retraités (plus d'un millions de retraités en-dessous du seuil de pauvreté aujourd'hui en France). Alors c'est vraiment du foutage de gueule de vouloir poursuivre dans cette voie.
Rédigé par : Louise | 24/03/2010 à 19:11
Vous déformez mes propos pour les mettre à votre sauce... J'ai dit productif, pas rentable.
Rédigé par : Xav | 24/03/2010 à 18:00
Apporter un réponse à la question des retraite comme évoquer à l'heure actuelle créera encore une fois de plus mécontentement, voir un conflit intergénérationnel.
Pour éviter cela il faut répondre à une question plus globale : comment faire pour que chaque foyer soit à un certain seuil de revenu ? On pourrait prendre comme base le revenu médian -20%.
Qu'est que cela peut entrainer comme réflexions et/ou débat :
- suppressions d'un certain nombre de dispositifs au bénéfice d'un seul moins glouton en moyens pour le déploiement là où cela est vraiment utile
- égalitarisme ou justesse ?
- redéfinir ensemble le devoir de solidarité national
- définition des priorités, bien entendu sans remettre en question la question de l'accès à la santé, à l'éducation, à la sécurité, à la justice, à une environnement sain, ... pour tous !
- ....
Cette question réponse sur le revenu est-elle bonne et/ou possible ? Peu importe mais on doit envisager une réponse globale et pérenne !
Rédigé par : Gérard Vesques | 24/03/2010 à 17:04
Ah ! Le libéralisme, comme vous l'aimez Xav... Bien entendu, un fonctionnaire doit être rentable. Par exemple, le juge doit rapporter de l'argent à l'Etat. Comment ? Faire payer le justiciable. Un fonctionnaire de mairie ou en région aussi, bien sûr...
La solution serait pour Xav de privatiser tout cela, cela reviendrait beaucoup moins cher pour produire des profits destinés aux amis de Xav...
Mais ça encore, je peux l'entendre, c'est du classique ! Mais quand Xav affirme qu'il faudrait expliquer de longues heures au bon peuple les réformes nécessaires... Là, il montre tout son mépris pour le peuple !
Ben oui, le bon peuple ne comprend jamais rien ! N'est-ce pas ? Ce qu'il sait depuis vingt ou trente ans, le bon peuple, c'est que les réformes, c'est lui qui en subit, de plein fouet, les conséquences !
Il faut donc que le pouvoir fasse sous lui pour qu'il recule (ex : la taxe carbone, CPE, etc !)
Donc pour moi, c'est tous en grève et vive la Sociale !
Rédigé par : Victor | 24/03/2010 à 16:27
Forcément quand on est "contre les manifestations", quand on est "pour une réforme de l'état", on devient donc logiquement "anti-fonctionnaire". CQFD.
C'est plus facile à vendre au bon peuple plutôt que d'expliquer de longues heures la raison pour laquelle les réformes sont nécessaires.
Service Public oui, mais pas Service au Déficit Public. Quand y'a plus de fric dans les caisses, y'a pas 36 solutions. J'espère que vous ne gérez pas vos budgets personnels et/ou familiaux comme vous souhaiteriez que l'état gère le sien.
Je suis très content du service public à la française, je trouve les fonctionnaires compétents et sympathiques. Jamais eu à me plaindre de leur travail.
Comparer public et privé, c'est se tromper de guerre. On est pas dans une lutte des classes version moderne. Là on parle du fardeau qu'on va laisser sur les épaules de nos gamins.
Piocher dans la poche des riches pour gaver l'oie étatique ? Bah voyons... effet mathématique, plus on donne et plus il en faudra. Par contre chaque contre-mesure met 10 à 20 ans pour se mettre en place et donner des effets.
Agiter le drapeau de la baisse de la qualité de service, c'est un leurre.
Depuis l'intégration de l'informatique dans l'administration on a multiplié le nombre de fonctionnaires alors que le but était d'avoir des gains de productivité (ouh, le vilain mot !). Partout ailleurs, tout fonctionne plus vite avec moins de personnel.
Rédigé par : Xav | 24/03/2010 à 15:22
Matéo !
Ah les gens responsables et comptables ! Je pourrais m'amuser à dénoncer votre raisonnement qui commence par une phrase incompréhensible pour suivre sur l'Europe ! Ben oui, si les autres pays le font, faut le faire pas vrai ?
Ensuite, on a droit aux actifs qui vont diminuer par rapport aux inactifs pour se terminer par un éloge (discret) à la capitalisation...
En un mot, c'est un joli discours CFDT...
Par contre, pas un mot sur la nécessité, la responsabilité morale d'une Société d'assurer une retraite digne à ses ainés. Pas un mot, sur le droit de chacun à disposer d'une vie meilleure àprès 40 années (minimum) de travail... Rien, nada...
Après, on s'étonnera de la pauvreté qui arrive chez les retraités... Mais certainement que les associations caritatives seront là ! A vomir...
Rédigé par : Victor | 24/03/2010 à 15:13
Objectivement, la charge de travail dans la fonction publique est très inégalement répartie : certains font le boulot des autres. Il y a des disparités énormes en terme de missions, de quantité d'heures sup, de responsabilités. Il y a aussi des situations de confort réelles parallélement.
on trouve aussi de sacrées différences entre certains ministères et la fonction publique territoriale ou hospitalière, ne serait-ce qu'en termes de moyens.
Ce n'est hélas pas toujours là où il faudrait qu'on réduit ou supprime des postes. Sait-on par exemple dans quel état de délabrement et de manque de moyens est actuellement la police nationale ?
Je suppose que c'est hélas la même chose dans le privé.
Alors les amalgames sans nuances vus dans certains commentaires ci-dessus qui opposent le public au privé font fausse route. Ils sont aussi caricaturaux que navrants : comme si on disait que dans le privé il n'y a que des traders pleins aux as...
La masse de "petites gens", du public comme du privé, devrait s'unir et se rejoindre autour d'une même misère, bien plus qu'elle ne le fait aujourd'hui !
Rédigé par : Doubtfull | 24/03/2010 à 14:49
Bonjour Louise
Je commencerai par vous dire que le problème du financement des retraites est tel qu’il doit être découplé du taux d’emploi (des jeunes, des séniors, de tous) par nature cyclique. Les périodes de chômage fortes sont un trou d’air pour les caisses de retraite pouvant mettre à mal la disponibilité des ressources pour payer les retraites (moins de cotisations sur une ou plusieurs années peuvent momentanément créer des déficits de trésorerie puisque les cotisations des actifs sont immédiatement reversées aux retraités, c’est la répartition).
Le financement des retraites jouent sur des cycles beaucoup plus longs et sur des masses bien plus importantes. La réforme à venir qui s’inscrit dans un cadre européen (les premiers pays ayant réformé leurs systèmes de retraites ont commencé aux débuts des années 90) où partout le but a été de mettre en place un système pérenne pouvant « encaisser » les périodes de chômage fort mais surtout garant que le système n’implose pas à terme.
A la problématique de la proportion d’actifs qui va croiser dans un mouvement descendant la proportion d’inactifs, demandant en répartition structurellement plus aux premiers qu’auparavant, il n’existe que trois leviers : la durée de cotisation, le montant des pensions, l’augmentation des cotisations (soit salariales, soit patronales, soit les deux). Que l’augmentation des cotisations ait un effet bénéfique sur le « solde du régime » est vrai, mais cela ne change rien au fait que le financement du système à long terme n’est pas assuré. Il semblerait pour l’instant que personne ne songe à diminuer le montant des pensions. Puisque le nombre de retraités va augmenter et que le nombre d’actifs va diminuer, on pourrait imaginer qu’une partie du financement serait « trouvable » en diminuant les pensions, mais ce ne serait pas acceptable, ni soutenable pour les retraités. Il reste donc la durée des cotisations (mouvement amorcé en 1992 pour le privé par Balladur, et 2003 pour le public par Fillon) dont l’allongement progressif, en corrélation avec la diminution des actifs, permettrait de traiter une partie du problème.
Enfin, il ne faut pas être grand clerc pour comprendre que le système ne sera pérenne qu’à la condition que soit instillé (reste à connaître et à définir le dosage) de la capitalisation. Je n’aime pas dire cela mais c’est inéluctable. Elle existe accessoirement depuis 1967 pour les salariés du public (PREFONDS) et elle existe via les produits d’assurance-vie et autres pour la partie des salariés qui en ont les moyens.
Voilà l’indigestion maintenant consommée, je pense.
Rédigé par : matéo | 24/03/2010 à 13:10
En attendant c'est pas en faisant une journée d'action bien structurée avec une manif à tel heure, une AG à l'autre, bref une grève bien robotisée, que vous changerez quoi que ce soit.
Rédigé par : Lame de fond | 24/03/2010 à 12:57
Il y a urgence ! Une grande urgence : ne rien changer... L'argent est là pour les retraites, il existe. Il suffit de le prendre là où il est.
Le pseudo déficit, sans être une invention de la droite, est avant tout une de ses volontés conscientes ou inconscientes. Combien d'éxonérations, combien de délocalisations, de licenciements ? Autant d'argent qui ne rentre pas dans les caisses de l'Assurance Vieillesse...
Il y a aussi une chose importante dont très peu de personnes ne parle, c'est la tendance qu'ont les entreprises a donné des primes d'interessement, de participation, qui ne sont pas soumises à charges sociales. Résultat ? Elles peuvent représenter de un mois jusqu'à trois mois de salaires... Voire plus !
Le pire, les plans d'épargne Entreprise accueillent souvent ses fonds... De l'argent qui rentre alors dans le circuit de la spéculation. Certains syndicats complices (CFDT, CGC notamment) participent ainsi à la casse de l'Assurance Vieillesse...
Et puis, quoi qu'on en dise le marché de la retraite est là pour les banques et les assurances. Des sommes considérables leur échappent encore. Ils aimeraient tellement avoir la main dessus.
Un mot sur les fonctionnaires, pour moi qui travaille dans le privé. Les fonctionnaires sont embauchés avec un statut que je résume sommairement : petit salaire et possibilité de partir très tôt en retraite... Malheureusement, au nom de l'égalité entre salariés, ils auront toujours un petit salaire avec une mission essentielle dans notre société et partiront comme tout le monde en retraite.
Alors, face aux plans futurs qui s'annoncent, il n'y a qu'une seule risposte possible : la grève générale et interprofessionnelle.
Rédigé par : Victor | 24/03/2010 à 09:12
Tous ces commentaires "anti-fonctionnaires" sont affligeants de bêtise . Il est probable que ceux qui les profèrent ne pensent même pas ce qu'ils écrivent. Ils ne font que de la provocation. Ils déversent leur haine aujourd'hui sur les fonctionnaires comme ils le font à d'autres moments avec aussi peu d'intelligence sur les étrangers (cf : affaire Nadllae) sur les socialistes (cf : élections régionales) ou sur d'autres sujets de société.. En général, ils reprennent (en moins éloquent) les slogans de la droite extrême (qui d'ailleurs se fiche pas mal d'eux et qui utilise leurs bas instincts car ils ne sont en définitive que de petits fantassins) .. Dire sur le ton du "Monsieur qui s'y connait" comme le fait Mathieu (cf son message plus haut) que les fonctionnaires sont des "planqués" montre qu'il n'a sans doute jamais mis les pieds dans un hopital (tant mieux pour lui) ou dans une école (tant pis pour lui) pour voir ce qu'y font les fonctionnaires en question ! ! Pauvres petits cons... comme disait Ferrat.. Beaucoup plus honorables sont les gens qui se battent pour qu'on ne casse pas complètement ce qui fonctionne encore à peu près en France malgré les coups que donne l'UMP, Sarko en tête : les hopitaux, l'école.. En faisant cela ils ne défendent pas seulement leur propre job : ils agissent pour l'intérêt collectif. Et Mathieu et les autres sont les premiers à en profiter en cas de besoin.
Rédigé par : Motus | 24/03/2010 à 06:42
Tout cet argent englouti dans une fonction publique de moins en moins efficace et de plus en plus coûteuse manque cruellement ailleurs - notamment pour la rénovation des banlieues et la politique de développement économique. Car, faut-il le rappeler, c'est le méchant "privé" qui crée des richesses, qui permet de financer la formation, les salaires et les retraites des fonctionnaires. Or la situation économique et financière du pays est alarmante. Beaucoup considèrent désormais que la France est moins bien armée que l'Italie pour faire face aux défis qui s'annoncent et la presse allemande pronostique d'ores et déjà un scénario à la grecque sous 10 -15 ans si rien ne change. Le plus triste est que rien ne va changer.
Rédigé par : Antoine | 24/03/2010 à 01:57
Ceux qui veulent "dégraisser" la fonction publique sont ceux qui râlent parce qu'il n'y a pas assez de guichets ouverts à la Poste, trop d'attente à la Sécu, qui protestent aux Urgences puisqu'ils sont là depuis 1 heure, qui ne comprennent pas que leur cher petit n'ait pas classe "parce que la maîtresse n'est pas remplacée", etc.
Misérables petits pisse-vinaigre, regardez-vous en face : vous n'y verrez rien de bien, que du gris, pendant que ceux qui manifestent se battent aussi pour vous assurer un bon service public, de bonnes retraites, une bonne couverture sociale... et veillent à ce que tous soient traités de manière équitable : qui que vous soyez et où que se trouve votre domicile, vous payez tous le même prix pour envoyer une lettre, quelle que soit la distance en France, et vous recevez tous votre courrier tous les jours...
Ca, c'est un privilège que les postiers tiennent à assurer à tout le monde, à condition qu'ils aient les moyens de travailler correctement !
Et n'oubliez pas que, pour l'instant, quand vous arrivez à l'hôpital, on vous demande votre carte Vital, pas votre carte bleue, grâce aux planqués braillards qui manifestent de temps en temps et se battent au quotidien !!!
Quant aux fonctionnaires nantis qui commencent en bas de la catégorie C, ils ont droit à une "prime compensatoire" pour que leur paye soit au moins égale au Smic, çà c'est un avantage fabuleux !!!
Rédigé par : Yves Pasco indigné | 23/03/2010 à 23:50
@matéo
Je ne sais pas ce que Michel Ricoud en pense, mais il me semble qu'il faudrait d'abord s'attaquer au chômage de masse, au lieu de prendre des mesures style encourager les heures sups qui ne peuvent que le renforcer. (Et dans la situation présente, avec un chômage de 23% pour les jeunes, je trouve consternant de vouloir faire travailler les personnes âgées plus longtemps).
Ensuite, il faudrait augmenter le taux des cotisations retraites puisque selon le Conseil d'Orientation des Retraites, "l'effet positif d'une hausse du taux de cotisation sur le solde du régime des retraites serait immédiat et durable". Je ne ne comprends pas pourquoi cette augmentation, estimée à 0,25 points par an pour les cotisations patronales et 0,12 points pour les cotisations salariales, est systématiquement absente des réformes si le but est bien de sauver le système par répartition. Il me semble tellement évident que c'est largement préférable à se retrouver une majorité de retraités pauvres! Mais peut-être le but est-il au contraire de couler le régime par répartition pour favoriser les assurances privés, ça leur fait apparemment mal de voir ce gros pactole leur échapper...
Un truc qui serait nécessaire aussi, ce serait d'élargir l'assiette des cotisations, le manque à gagner lié aux dispositifs d'association des salariés aux résultats de l'entreprise étant ainsi estimé à 7 milliards d'€.
Désolée d'être aussi indigeste, pas bien adapté au format tout ça. Mais bon, difficile de répondre à ce genre de question en étant glamour...
Rédigé par : Louise | 23/03/2010 à 23:39
affligeant tous ces commentaires sur la fonction publique : pour être fonctionnaire il faut passer un concours et surtout le réussir, lorsque je vais partir à la retraite j'aurai mon dernier salaire et basta pas de prime ni autre gratification
depuis 2005, il existe une retraite dite complémentaire (au même titre que dans le privé) sauf que dans le privé cela doit dater des années 80,déduite de mon salaire, comme pour le privé
que ceux qui parlent d'avantages viennent prendre la place d'un agent administatif de quelque ministère qu'il soit et qu'ils prennent également le salaire fantastique d'un fonctionnaire en début de carrière,
depuis le début du mois de mars, un fonctionnaire peut être remercié sans droit aucun au chômage s'il n'accepte pas au moins un des trois postes qui lui serait proposé (voir ce qui se passe dans la restructuration des tribunaux ..)
il faut cesser de monter les gens du privé contre ceux du public lorsqu'il n'y aura plus de fonctionnaire le privé ne pourra même plus comparer et là le dumping sera à outrance et il n'y aura plus personne dans nos hopitaux, dans nos tribunaux, dans nos prisons, sur les routes, à la poste ... et là il n'y aura plus que le règne de l'argent de toutes façons ce face à face est voulu et entretenu pour semer la zizanie et donner aux personnels du privé du grain à moudre pendant ce temps on ne parle pas des retraits chapeaux, des stocks options des bénéfices extraordinaire et les bénéficiaire de rire de voir que le peuple ne voit que le petit bout de la lorgnette
sachez également que chaque jour de grève est déduit du salaire (le 1/30ème)
Rédigé par : leo | 23/03/2010 à 22:14
Certains commentaires me navrent au plus haut point. Je suis instit depuis 38 ans et quand je vois le boulot qu'on fournit (largement plus de 35h par semaine même en comptant les vacances)je voudrais bien que tous ces aigris viennent faire notre boulot quelques jours. Opposer public/privé ne peut que servir le pouvoir: il nivelle tout par le bas avec les applaudissements d'une bande de crétins qui pensent qu'ils iront mieux pearce qu'on a retiré un petit avantage à un fonctionnaire. Si on veut s'attaquer aux inégalités tournons nous plutôt sur les gavés du cac 40 et du bouclier fiscal.
Rédigé par : sylvianedeclamart | 23/03/2010 à 21:19
Il semblerait qu'après avoir soutenu les collègues de la fonction publique pour les aider à conserver leurs avantages les salariés du privé aient la gueule de bois. Ils s'aperçoivent que les avantages du public se paient sur les salaires du privé, et soient privé de retraites.
Les écarts de traitement entre les salariés sont tels que cela en devient insupportable. Il faudra du réalisme et les grèves n'y feront rien. Les services publics devront nettoyer leur gestion pour prouver leur efficacité, et accepter des contrôles de la qualité des services rendus. La Cour des Comptes doter de pouvoir de sanctions réelles sera un début prometteur pour lessiver la gestion des grandes institutions qui gâchent l'argent public. Nos impôts doivent être dépensés de manière efficiente !!!
Rédigé par : Romu | 23/03/2010 à 19:44
@ Michel RICOUD
Les gauches espagnole, grecque, portugaise, anglaise...sont en train de réaliser la réforme des retraites.
En Espagne départ à 67 ans...alignement public/privé...SARKO en rêve...ZAPATERO l'a fait.
Rédigé par : soleil | 23/03/2010 à 19:14
Je ne suis pas entré dans la fonction publique pour assister à cette dérive».
Le brave homme, pourquoi y reste-t-il ?
Rédigé par : jak | 23/03/2010 à 18:56
Evidemment qu'il ne sont pas entrés dans la fonction publique pour ça! Puisqu'ils y sont entrés pour la sécurité de l'emploi! Mais cela ne doit empêcher personne de se retrousser les manches et de bosser! On ne peut pas revendiquer d'être un planqué!!!
Rédigé par : Mathieu | 23/03/2010 à 18:14
Et moi, je n'y suis pas entré pour ne pas participer à ces dérives...
Rédigé par : vouroupatra | 23/03/2010 à 18:02
beaucoup de personnes a la manif de ce jour...
Rédigé par : celinette | 23/03/2010 à 17:29
@Michel RICOUD
Comment voyez-vous le projet de réformes des retraites ? Selon vous, que faudrait-il faire ?
Rédigé par : matéo | 23/03/2010 à 17:05
en ce qui concerne la dérive du service public il ne s'agit pas de la façon dont on traite les fonctionnaires mais le service public c'est à dire le service du public.
Rappelons qu'il est des missions de service public qui sont nécéssaires mais non "rentables" et qui ne le seront jamais. Tous ceux qui veulent éviter d'être rejetés des urgences parce que dans l'affolement ils n'auront pris leur carte bleue, tous ceux dont les enfants fréquentent l'école publique, tous ceux qui roulent sur des voies carrossables et pas des pistes feraient bien de le garder en mémoire.
Rédigé par : pitchoun | 23/03/2010 à 17:00
Certes, mais je ne vous empêche pas d'en sortir...
Rédigé par : constance | 23/03/2010 à 16:47
La plupart font grève parce qu'ils sont fatigués...Pour Les enseignants du public c'est trop dur de le reconnaître. Mais faire de l'alphabétisation, leur a fait comprendre que l'EN est morte. Lycées privées et cours en ligne après 16 ans.
Rédigé par : Riu | 23/03/2010 à 13:59
"Quand on voit les similitudes entre la gestion et celle du privé on ne peut être que déçu, je ne suis pas entré dans la fonction publique pour assister à cette dérive"". Il a raison , il n'est pas normal qu'on demande aux employés du secteur public des efforts similaires à ceux du privé, et plus globalement scandaleux qu'ils ne soient pas mieux traités que la piétaille du privé. Le seul espoir réside dans la gauche, qui ne laissera pas cette horrible et injuste perspective se réaliser.
Rédigé par : thierry moreau | 23/03/2010 à 13:53
Quelle belle manifestation! Après la bonne gauche prise par la droite aux régionales, ce mardi 23 mars résonne comme un appel à de fortes attentes sociales auxquelles la gauche doit répondre rapidement! Il est évident qu'il se passe quelque chose de profond dans le pays. Il faut que la gauche élabore un projet qui prenne en compte répondece que veut le peuple: mettre en échec " les réformes" qui sont de véritables reculs sociaux, le projet de retraite, les hôpitaux, la réforme des collectivités,la défense des services publics, les salaires et les minimas sociaux, cette misère qui s'amplifie. IL FAUT QUE LA GAUCHE AIT LE COURAGE DE S'ATTAQUER AU FRIC ROI!
Rédigé par : RICOUD Michel | 23/03/2010 à 13:36
Je les ai entendu défilé... on dirais des débiles mentaux. Ils crient ils hurlent, les mêmes refrains depuis 40 ans... ça sert à rien.
Pourtant je les soutiens. Mais la forme doit être revus car la franchement, c'est porte ouverte à l' HP.
Pas crédible, manque de pragmatisme et de realisme. L'action est plus efficace que raler.
Rédigé par : pat | 23/03/2010 à 13:11