Une famille adoptive confortée par les réquisitions
La cour d’appel a mis sa décision en délibéré au 26 janvier. Julien Charnolé, 29 ans, s’est adressé à la justice pour récupérer sa fille, Jeanne, née en août 2006 et abandonnée quelques jours plus tard par sa mère, âgée de 22 ans à l’époque, puis placée dans une famille d’adoption. «Si ce problème est regardé avec le cœur, l’humain, pas purement en droit strict, je pense qu’il va se passer des choses. On ne peut pas continuer à nous faire croire que c’est l’intérêt de Jeanne de lui cacher son père», a expliqué Julien Charnolé. Ce dernier avait fait appel du jugement du tribunal de grande instance de Montargis (Loiret) qui, le 28 mai, avait accordé l’adoption plénière à la famille d’adoption.





bon courage à ce papa .. j'espère qu'il pourra participer à l'éducation de sa fille, bien que l'adoption plénière soit un acte définitif .. quand elle aura 13, 14 ans, elle pourra manifester sa volonté, et en tous cas, à 18 ans, elle pourra aller avec lui .
en attendant, mieux vaut la laisser étrangère à ce conflit, le temps viendra tout seul où elle voudra savoir, et là, je crains sa réaction envers ses parents adoptifs !!
Rédigé par: Ivan | 02/12/2009 à 13:17
Pourquoi diable le père se réveille maintenant.... avant que la mère n'accouche sous x il était bien informé qu'elle était enceinte ou alors il avait laissé tomber la mère sans qu'il sache qu'elle était enceinte? tout n'est pas dit... mais il faut préserver l''équilibre de l'enfant qui depuis sa naissance vit au milieu de ses parents adoptifs... il doit abandonner et attendre plus tard que sa fille le recherche !
Rédigé par: nana | 02/12/2009 à 13:50
Est-ce obligatoire que la fille sache qu'elle a encore un papa? Papa qui était absent pendant 3 ans? Où était-il? En tôle ou en clinique de désintoxication? Je crois que pour la fille vaut mieux qu'elle ne sache rien. L'excès d' information peut nuire à son avenir.
Rédigé par: dexter | 02/12/2009 à 15:38
Une chose est sûre nous connaissons toujours la mère par contre le père cela est moins sur!
Cette histoire relate t'elle celle d'un père biologique qui n'a appris que très tardivement sa paternité?
Je m'explique : bien après l'accouchement et une enquête judiciaire, car la mère avait dit que l'enfant était issu d'un viol collectif. Les analyses ont révélé tardivement le lien de parenté.
Si c'est bien cette affaire, l'histoire est encore bien plus complexe.
Il n'y a alors pas de bonne solution.
Rédigé par: Fanny | 02/12/2009 à 16:27
Dexter et Nana, renseignez-vous un peu avant de commenter.
Comme le père l'a déjà expliqué, il ne savait pas que sa compagne était enceinte, elle a accouché sous X en cachette. Elle était très dépressive.
Lorsqu'il l'a appris, elle lui a affirmé qu'il n'était pas le père et qu'elle avait subi un viol collectif. Il l'a crue, vu son état.
Seulement, il a quand même fait des tests ADN, il a appris quelque-temps plus tard qu'il était vraiment le père. Deux ou trois jours après que les résultats des tests sont tombés et avant même qu'il en soit informé, le bébé a été donné aux parents adoptifs.
Dès qu'il a su qu'il était père, il a entrepris toutes les démarches pour récupérer l'enfant. Seulement les services sociaux et les parents adoptifs ont refusé de le lui rendre. La justice étant très lente, il lui a fallu 3 ans pour arriver en cour d'appel (il a perdu en première instance).
Rédigé par: Julie | 02/12/2009 à 16:52
C'est douleureux pour le père bio, mais l'enfant a un père et une mère, il est à eux maintenant. L'acquis/culturel prime sur l'inné/naturel.
Le père bio est jeune, il a 29 ans et il a encore le temps de faire des gosses. Jean-Sébastien Bach, le grand Bach, a eu 22 enfants. Il ne faut pas désespérer.
Rédigé par: Paturon | 02/12/2009 à 18:09
En quoi cette décision de justice est-elle différente d'un enlèvement avec séquestration?
Rédigé par: fab | 02/12/2009 à 19:57
Salut !
Sa demande est légitime même si légalement cela est compliqué. L'intérêt de l'enfant est sans nul doute d'être auprès de son père biologique point barre. Et cela même si la mère a accouché sous X.
Le dommage collatéral doit être subi par les parents adoptifs et non pas par l'enfant.
Maintenant un retour auprès du papa, qui a apparemment entrepris des démarches très tôt (LA JUSTICE FRANCAISE EST DEBORDEE), doit être accompagné par les parents adoptifs ainsi que par les pouvoirs publics.
Et je poursuivrais bien à la place la mère biologique qui a menti au père.
Pauvre enfant j'espère qu'il trouvera son équilibre...
Rédigé par: 6 toi yen zen | 02/12/2009 à 21:04
Julie : à propos de se renseigner avant de commenter... Ce jeune homme avait eu des relations non-protégées aux environs de la conception (pour preuve : le bébé). Alors soit il est incapable de soustraction (mais ingénieur de profession), soit il croit que la mère pouvait magiquement deviner qui était le géniteur ou non du bébé. Il a peut-être séché les cours d'éducation sexuelle... Sinon il aurait également su qu'il lui était possible de faire une reconnaissance du bébé dans les 4 mois après sa naissance ou de demander un test ADN. Là où je pense que vous déformez un peu les faits, c'est que le test ADN n'a pas été demandé par le jeune homme mais par la justice dans le cadre de son enquête pour viol. Il semble que le jeune homme n'a pas demandé à connaître les résultats de l'analyse, c'est un magistrat qui lui a annoncé ça deux ans après l'analyse...
Que proposez-vous exactement ? Faire un prélèvement ADN sur chaque bébé né sous X et le déclarer non adoptable tant que l'on ne retrouve pas le géniteur ? Au lieu de laisser 4 mois au géniteur pour se faire connaître, on attend indéfiniment ? Et à 18 ans, si on a toujours pas trouvé, c'est pas bien grave : le problème est réglé, une fois majeur(e) on peut le(la) mettre dehors du foyer. Vous trouvez que c'est mieux ?
Rédigé par: Guillaume | 02/12/2009 à 21:09
P.S/ l'attitude du procureur de la république est irresponsable.
Quel signal on envoie au parent ? Quel est l'intérêt de l'enfant ?
C'est la justice elle même qui donne l'info au papa et c'est elle qui lui refuse son enfant. Quel comble ! Quel lenteur ! Le papa a été très réactif et au lieu des 3 ans de l'enfant cela aurait pû être rectifié plus tôt.
Maintenant je pense que seul un combat dans la durée lui ramènera son enfant mais à quel "prix" ?
Cela doit être également terrible pour ces parents adoptifs mais ils devraient voir l'intérêt de cet enfant et en faire leur deuil. CE N'EST PAS LEUR ENFANT ET IL NE LE SERA JAMAIS.
Pour moi et cela n'engage que moi cela est devenu un 'vol'. Qui est le receleur, tic tac tic tac....
Et vous qu'en pensez-vous ?
Rédigé par: 6 toi yen zen | 02/12/2009 à 21:51
Que s'est-il exactement passé entre la mère et le père pour que la mère refuse l'enfant à son père? Est-ce que la mère est simplement malade mentalement? Comment le père a-t-il pu ne pas remarquer que sa compagne était enceinte? Qu'est ce qu'il y a dans cette histoire que personne ne raconte?
Rédigé par: Julieta | 02/12/2009 à 22:34
Je ne comprends pas bien ceux qui prétendent qu'on "cache" son père à cette enfant. Qu'est-ce qui vous permet d'affirmer que ses parents adoptifs lui mentent sur sa filiation ? Lui cachent qu'elle a été adoptée ?
Franchement, vous pensez qu'il aurait été mieux pour elle d'être arrachés brutalement à ceux qui l'élèvent depuis 3 ans au nom de la biologie ?
Ce qu'a subi ce monsieur est injuste, c'est clair, mais l'enfant n'a pas à en faire les frais. C'est dur à encaisser lorsqu'on a toujours voulu jouer son rôle, mais il me paraît plus que normal que la justice ait privilégié l'intérêt de l'enfant.
Rien ne l'empêchera de le rencontrer plus tard à partir du moment où il s'est fait connaître, il lui suffira de contacter les services compétents.
Le drame de certains enfants adoptés n'est pas de ne pas avoir été élevés par leurs parents biologiques, mais de tout ignorer de leur filiation et de leur histoire. J'en ai plusieurs autour de moi, certains ont souhaité connaître leurs parents biologiques, mais absolument pas pour "remplacer" leurs parents adoptifs, il s'agit de remplacer un point d'interrogation par un point final. D'autres, au contraire, n'ont pas ressenti le besoin ou l'envie de faire cette démarche.
Rédigé par: mbg | 03/12/2009 à 00:02
Je reagis au commentaire suivant: "Cela doit être également terrible pour ces parents adoptifs mais ils devraient voir l'intérêt de cet enfant et en faire leur deuil. CE N'EST PAS LEUR ENFANT ET IL NE LE SERA JAMAIS." Je dis haut et fort a cette personne qu'elle n'aucune idee de l'amour que porte cette famille a leur fille adoptee. Je dis haut et fort que cet enfant est LA LEUR. Ne sous-estimons pas cet amour. Courage a tous les papas et mamans qui ont adopte un enfant ou sont en voie de le faire! C'est pour la vie.
Rédigé par: Karine | 03/12/2009 à 04:57
Je suis atterrée de lire les commentaires de 6 toi yen zen et d'Ivan, entre autres. Cela m'étonne moins de savoir que dans notre beau pays, il se passe en moyenne 5 à 6 ans pour qu'un enfant délaissé soit proposé à l'adoption. 5 à 6 ans de famille d'accueil ou de foyer dans lequel il ne peut pas se "poser"... Le premier droit d'un enfant est d'avoir des parents aimants et stables. Et bien sûr d'avoir la possibilité de connaître ses origines. En général cette demande, quand elle survient, n'arrive pas vers 3 ans ; et pour répondre à Ivan, pour la plupart de ceux qui retrouvent un parent bio, la réaction est l'inverse de ce qu'il prédit. Il faut se documenter un peu avant de sortir des poncifs !
http://duchessedorleans.hautetfort.com/archive/2009/10/28/le-sang-les-genes-et-tout-le-bazar.html
Rédigé par: Duchesse | 03/12/2009 à 10:45
Bonsoir,
Désolé je ne voulais choqué personne, mais moi même je me suis finalement mis à la place du père biologique. Il s'agit d'une tragique histoire.
@ Karine
Je ne doute nullement de l'amour que peuvent porter ces parents adoptifs à cet enfant. Il y sont sûrement attachés très fort. Peut-être que son éducation sera même meilleur et que financièrement l'enfant sera à son aise.
Cependant...
Et alors ? Le père biologique DEMEURE LE VÉRITABLE père Point. La mère a abandonnée l'enfant et lui souhaite s'occuper de son enfant car contrairement a elle il ne l'a pas abandonné, dés qu'il en a pris connaissance (par la justice de surcroît) il a entrepris les démarches. cela est légitime et sur le long terme l'intérêt est indéniablement à ce que l'enfant soit aux côté de son père.
Je ne remet nullement en cause les adoptions car c'est une nécessité pour ces malheureux enfants sans parents ainsi que pour notre société entière, mais je donne mon point de vue sur ce cas particulier car je trouve le combat de ce père noble et courageux pour recouvrer son droit de père quand on connait le nombre d'inconscients qui assassinent leur bébé ou les congèlent.
J'ai sincèrement une pensée également à ces parents adoptifs car de leur point de vue ils se sont appropriés cet enfant légalement. Ce qui est légal peut-il être illégitime ? En l'espèce et AMHA OUI.
@ Duchesse l'enfant a apparemment 3 ans et la procédure dure depuis 2 ans ...
Cordialement
Rédigé par: 6 toi yen | 04/12/2009 à 23:35
Dans la situation présente, il faut être sage et tenter de ne faire de mal à personne.
Solution 1
Une adoption simple pour les adoptants avec un droit de visite pour le père (voire même pour la mère qui n'était pas responsable de ses actes vu qu'elle a fait un déni de grossesse qui est une pathologie médicale)
Solution 2
Une annulation de l'adoption. L'enfant est jeune, il a trois ans, il peut encore être remis dans sa vraie famille qui veut de lui. Il faut par contre que soit attribué un autre enfant en priorité à la famille adoptive lésée, une réparation ainsi que peut-être un droit de de visite.
Au niveau du droit
Il y a eu DOL au niveau de la reconnaissance de paternité et le DOL corrompt tout même les délais de prescription (il y a eu une jurisprudence à cet effet en 2006 si je me souviens bien mais dans un autre domaine)
On peut dire qu'il y a eu DOL pour le père (dont la non reconnaissance résultait d'un mensonge de la mère)
On peut dire qu'il y a eu DOL pour la mère (dont l'abandon reposait sur un déni de grossesse pourtant attesté à l'hôpital et qui aurait dû faire l'objet d'une hospitalisation et non d'une prise au sérieux d'un abandon qui découle de ce déni non encore guéri).
Les coupables sont bien cet hôpital et le personnel de cet organisme qui connaissaient la situation de ce déni de grossesse et qui auraient dû prendre leur précaution.
Cet enfant est l'enfant biologique de ce couple, la filiation est une valeur suprême. Dans quel monde vivons nous si on manipule les gens et les situations pour les priver de leur enfant.
Il est certain que dès le départ, il y avait un doute sur la filiation de cette enfant et de l'ADN prélevé : ce qui est immonde est d'avoir attendu tant de temps avant d'avoir communiqué les résultats au père (plusieurs mois) en le traitant comme s'il n'existait pas (un mère en déni de grossesse qui raconte n'importe quoi est prise au sérieux sans pruve) alors qu'il est évident qu'il a été trompé. Comment est-il possible d'avoir OSE dire oui à une adoption plénière dans cette situation : ce n'est absolument pas normal.
Alors, par contre, il est vrai que la famille adoptive a acquis des droits avec le temps et il est important de les préserver aussi car le but n'est pas l'effet domino non plus.
Voilà deux petits éléments juridiques qui pourraient être utilisés si besoin est (surtout le 1er).
Comme cet enfant a été placé en famille d'acceuil, normalement le but de la famille d'accueil est bien de restituer l'enfant à sa famille biologique.
Ce qui est certain est que l'organisme ET l'hopital savaient que la mère était en faiblesse psychologique grave (un déni de grossesse suivi d'une dépression Pot partum peut parfois mettre deux ans à se guérir voire plus) et que la filiation paternelle était douteuse.
Comme le pénal a effectué des tests de paternité, normalement, cela vaut reconnaissance et le civil suit en général le pénal.
Moi, je n'apprécie pas du tout ce que cet organisme s'est permis de faire car on ne fait pas le forcing pour placer un enfant à l'adoption.
Cette mère a porté cet enfant, l'a accouché (il existe donc des liens qui se forment in utero) et a fait un déni de grossesse et une dépression post partum. Si on ne lui rend pas cet enfant, jamais elle ne s'en remettra, ce sera vécu comme un kidnapping.
Sinon, le père est lui aussi une victime.
Ce qui est aussi certain est que la reconnaissance d'état s'acquière en 5 ans donc si par exemple une mère remet en doute la paternité d'un enfant, une recherche peut être entamée jusqu'à 5 ans après la reconnaissance du dit enfant. Cela veut dire, en conséquence, que l'adoption plénière peut aussi être remise en cause durant 5 ans tout comme un acte de naissance pourrait l'être.
Les parents adoptifs sont aussi des victimes, mais au départ, ils n'étaient que famille d'accueil et savent depuis plusieurs mois qu'il y a un souci avec la filiation, ils doivent rendre cet enfant. Ce sera moins dur pour eux d'en avoir un autre, que pour la famille biologique.
Sinon, j'aimerais aussi souligner quelque chose, c'est que des familles biologiques confient des enfants parfois pendant des années à des familles d'accueil et UNE carte postale suffit par an à les rendre non adoptable (ce qui porte préjudice à ces enfants durant des années). Je trouve qu'ici, c'est bien inhumain et qu'il y a bien deux poids deux mesures. Ce n'est pas normal du tout.
Moi, je connais quelqu'un qui a fait un déni de grossesse tel, que la personne était prête à se suicider quand elle a appris qu'elle était enceinte, elle a aussi voulu l'abandonner à la naissance, heureusement, elle a été prise en charge psychologiquement. Maintenant, cela se passe TRES bien, et l'enfant en question a un père et une mère très unis et attentifs. Cela arrive parfois avec le premier enfant car la grossesse est un choc parfois trop difficile à vivre pour une femme qui devient mère.
Dans cet hôpital, ils ont des psyhciatres, ils savaient, ils n'auraient pas dû séparer la mère de l'enfant, ils auraient dû informer le père des risques de délire post naissance qui découle de cette pathogie du déni de grossesse.
Ils sont très coupables ce personnel de santé, et cet organisme d'adoption.
Je trouve cela minable et heureusement, il y en a qui font preuve de beaucoup plus de professionnalisme.
Si l'appel ne passe pas, qu'ils aillent en Cassation.
Pour info, la jurisrpudence et quelques éléments sur lesquels ils pourraient s'appuyer. Malheureusement, je ne connais pas l'avocat.
L'intérêt de l'enfant est d'être dans sa vraie famille, s'il ne le rende pas, non seulement ils feront subir à cet enfant l'affreuse sensation d'avoir été abandonné ET floué quand il apprendra l'histoire de sa famille naturelle, mais en plus, je vous prédis plusieurs tentatives de suicide pour la mère.
Il faut que ce couple se serre les coudes et que ce Julien se rende compte que sa compagne a été atteinte d'un syndrome qui ne la rendait pas responsable de ses actes, les médecins auraient dû l'informer.
Le dol résulte du mensonge, des manœuvres ou d'une impossibilité à donner un véritable consentement (notamment du fait d'un état de faiblesse).
1.DOL - JURISPRUDENCE:
Soulever le dol de la jurisprudence récente prétendant que le dol corrompt tout dont les délais de prescription que cela pourrait être utilisé, en l'espèce pour entamer une action en reconnaissance de paternité et de maternité.
Du jour où l'erreur ou le dol ont été découverts par la victime (art. 1304 al. 2 C.civ.) ;
(voir la note de MEKKI, « la prescription extinctive trentenaire de l'article 2262 du Code civil n'est pas applicable à l'action en nullité pour dol », sous Civ. 1re, 24 janv. 2006.
2. Cf Article 227-13 Code pénal
(Ordonnance nº 2000-916 du 19 septebre 2000 art. 3 Journal Officiel du 22 septebre 2000 en vigeur le 1er janvier 2002) La substitution volontaire, la siulation ou dissiulation ayant entraîné une atteinte à l'état civil d'un enfant est punie de trois ans d'eprisonneent et de 45000 euros d'amende. La tentative est punie des êtes peines
J'espère que ce Julien se rendra compte que sa compagne a bien été atteinte d'un syndrome qui touche chaque année un certain nombre de femmes : ils existent même des unités spécialisés pour les accueillir, elles ET leur bébé. En fait, elle n'est pas responsable, elle était malade et cela peut arriver même à des femmes très bien. Il faudrait que les avocats fassent venir un expert qui pourra en parler : le déni de grossesse et le syndrôme Post partum sont des maladies tout de même assez courantes chez les femmes enceintes, en tous cas, suffisamment courantes pour qu'elles soient aujourd'hui reconnues. Cette mère a raconté n'importe quoi, mais elle n'a pas jeté son bébé dans une poubelle ou accoucher dans les toilettes comme le font dans le pire des cas un certain nombre d'accouchée atteinte du dit syndrôme (et à qui, in fine on rend le bébé dans la majorité des cas!). Là, elle s'est limitée à dire n'importe quoi, elle ne lui a pas fait de mal directement.
En Bulgarie, il y avait eu une affaire terrible : ils déclaraient les bébés morts et les organismes d'adoption les vendaient aux familles d'adoption. Et la question de l'intérêt de l'enfant adopté avait été soulevé. Maintenant, il faut comprendre aussi qu'on ne peut pas valider des adoptions douteuses, qui relèvent du kidnapping (à mon sens) car cela va à l'encontre de l'intérêt de tous les enfants d'une société, et de l'intérêt de l'enfant en particulier et l'intérêt de ces mamans et papas abusés par une situation qui les dépassent. Malheureusement, en Bulgarie, les organismes d'adoption avaient carrément détruits les dossiers et jamais les familles naturelles n'ont pu ne serait-ce que savoir où ces enfants avaient été placés, ni les revoir (avec un droit de visite). La FAF a délibérément placés cet enfant, fait valider son adoption, en dépit du bon sens et de l'Humanité dont elle aurait dû faire preuve. Je ne dis pas que je ne comprends pas que vu la situation l'enfant ait été placé dans son intérêt (surtout si on ne savait pas que Julien était bien le père mais on aurait pu s'en douter car même une absence de quelques jours ne rendaient pas impossibles sa paternité). Je ne comprends pas pourquoi demander une adoption plénière au lieu d'une adoption simple, pourquoi être aussi extrémiste et priver définitivement une partie au profit d'une autre. Est-ce qu'ils ne pouvaient pas choisir une solution plus humaine d'autant qu'il y avait une procédure pénale d'ouverte et que l'enfant est très jeune ?
L'accouchement n'était pas sous X si je me souviens bien (sur ce point je ne suis pas certaine) si ce n'était pas sous X, cette affaire ne remet pas en cause la possibilité pour les gens qui le souhaitent vraiment de faire adopter un enfant, de le faire effectivement, en toute tranquillité.
Un moment donné, il faut aussi savoir dire stop aux abus : les hôpitaux ont une responsabilité lorsqu'ils accueillent les malades, ils ne doivent pas en profiter pour servir les intérêts d'organisme d'adoption comme la FAF qui s'érige en juge suprême de l'intérêt de l'enfant et prive des gens de leurs enfants dès qu'ils ont une faiblesse. Moi, je crois qu'il en faudrait plus que cela en France pour priver une famille de son bébé et un hôpital est bien censé protéger leurs malades, et non, en profiter pour les encourager à signer des PV d'abandon quand ils vont mal et ne sont de toute évidence pas en état de comprendre la portée de leur acte. Il y a bien eu DOL en ce sens. Maintenant, les faiblesses psychologiques sont difficiles à aborder et je ne dis pas que cet enfant n'avait pas besoin d'être éloigné surtout si on ne connait pas ces syndromes et qu'on pense faire au mieux. De toute façon, la mère avait besoin d'être admise en unité psychiatrique, normalement, avec le bébé comme c'est d'usage.
Ce n'est pas sympa pour la famille adoptive, mais je n'aimerai pas que demain, les maternités se permettent tous les abus sans conséquence car je trouve très grave qu'un enfant soit séparé sans que tout soit tenté pour qu'il reste avec ses parents biologiques si cela est possible.
Aucune famille n'est parfaite, mais la vie, la filiation, donne un droit supérieur : tant que la famille biologique est prête à assumer, on doit lui donner la priorité et, ceci, même si la dite famille est moins riche sinon demain on volera les enfants de tout le monde dans leur intérêt soi disant pour les confier à des parents plus "acceptables" ou profiter de la moindre faiblesse des gens pour les priver de la chair de leur chair. L'intérêt des familles compte lui aussi. Il y a l'intérêt de l'enfant mais aussi celui de la famille et par extension de la société. Et je ne crois pas que l'intérêt de l'enfant soit d'être privé abusivement de sa famille naturelle de façon aussi radicale dans un cas de toute évidence de faiblesse psychologique du à un déni de grossesse. Je ne pense pas que les femmes qui accouchent ne doivent pas non plus être protégées, ni les pères d'ailleurs. Je veux bien qu'on défende le droit des femmes, et je suis la première à le faire, mais les père aussi ont des droits, on ne peut pas les considérer juste comme des poires ou des donneurs de sperme.
Il faut aussi penser aux intérêts de la société, et ce n'est pas dans l'intérêt de la société, à ce que dans un hôpital, on ne donne pas les soins adéquats et à ce qu'on sépare prématurément des enfants de leur parent surtout si la mère est malade et que c'est un fait avéré. Ce sont eux les professionnels de santé, ils sont supposés être des spécialistes et avoir un devoir d'information, notamment, envers le père supposé d'un enfant. Il existait un risque, un risque réel qu'il soit le père et que la mère en plein déni soit en train de raconté n'importe quoi. Où est le devoir d'information ?
J'imagine la détresse de cette mère et de ce père. J'espère que Julien aura la force de pardonner à la mère, et de se battre pour son enfant.
Je crois que la famille adoptive peut avoir la garde de cet enfant, une adoption simple mais pas plénière avec un droit de visite un week end sur deux pour la famille naturelle, voire même pour la moitié des vacances scolaires s'ils font leur preuve. Il n'y a AUCUNE raison d'être inhumain, AUCUNE. Et un enfant, ne se remplace pas par un autre comme je le vois dans certains posts : on ne parle d'un chat ou d'un chien.
Mais je crois que des mesures extrémistes dans cette situation (qu'on prive tout simplement de tout droit de visite les parents biologiques, à mon avis, ce ne serait pas une solution équitable et cela mènerait probablement ces gens à la dépression nerveuse. Il faut que le juge décide la portée du droit de visite, de ses modalités, et de sa durée. Ceci, même si l'enfant reste en famille adoptive.
De même, je ne suis pas non plus d'accord, pour qu'on retire l'enfant à ses parents adoptifs, ils ont vu ses premiers pas, l'ont changé, élevé, accueilli, aimé. Ce serait criminel de les priver à ce stade de leur bébé, un enfant qui a déjà trois ans : eux-même, n'étaient peut-être pas au courant des conneries faites par la FAF et SURTOUT par cet hôpital dont il faudrait engager la responsabilité.
Maintenant, moi, je ne suis pas juge, donc, on verra ce qu'ils décideront, et j'avoue, que je n'aimerais pas être à leur place. Car là, il y a aussi une dimension humaine au delà du droit, on ne parle pas d'une erreur sur un objet, mais bien d'un enfant, de parents. Donc, le DOL est une chose, les faits et l'intérêt de l'enfant en sont une autre. L'intérêt de la société aussi. Et il y a des endroits où tout se rejoint.
Ce qui est certain c'est que le procureur a merdé avec ses tests ADN au départ et que maintenant, il persiste et signe alors que dès le départ, ils auraient dû écarter d'emblée la paternité de Julien en accélérant ces tests ADN qui étaient URGENTS.
Il faut que les hôpitaux et la FAF fassent plus attention devant les cas de déni de grossesse et les dépressions Post partum, c'est leur devoir. J'espère qu'ils seront poursuivis ainsi que tous ceux qui ont traîné avec ces tests car ils ont bien porté préjudice à des gens et en premier lieu à Jeanne.
Dans tous les cas, l'équité veut qu'on prenne une mesure exceptionnelle fasse à cette situation exceptionnelle unique : un droit de visite un week end sur deux, ce n'est pas la mer à boire mais cela suffira à calmer le père biologique qui ne mérite pas de vivre une telle horreur, de plus, la famille adoptive ne perdra pas sa fille. Peut-être même juste deux ou trois semaines par an et des photos le reste du temps, mais un petit quelque chose, un tout petit quelque chose.
Mais la justice décidera et comme je l'ai dit plus haut, je ne voudrais pas être le juge. Dans ces moments là, il faudrait avoir la sagesse de Salomon.
Rédigé par: Zézette | 10/02/2010 à 00:03
Suite à une émission de France Culture lundi dernier, j'ai acheté et aussitôt dévoré un roman sur les difficultés de la paternité intitulé De fils à fils. Je pense qu'il devrait intéresser fortement tous les pères qui, comme moi et Julien, se battent pour faire reconnaître leur paternité.
Rédigé par: Gérard | 25/02/2010 à 20:39