Le charme peu discret de «la bonne société orléanaise»
Les bals, l’hippodrome, l'Institut deviennent des lieux de rendez-vous incontournables; les généreuses actions et oeuvres de charité leur assurent une confortable notoriété. Le soir, retour à l’hôtel particulier dans une calèche motorisée rutilante. Il faut en avoir et le faire savoir. Le week-end, même légèreté, mais empreinte de verdure. On quitte le centre ville pour les communes avoisinantes, comme Saint-Denis-en-Val ou Olivet. Les constructions frisent parfois le ridicule à trop vouloir singer les puissants du siècle passé.
Quelques exceptions à ces loisirs périssants d’inconsistance avec les sociétés savantes, véritables lieux d’élevage et d’élévation des savoirs. De cette lignée de bourgeois savants demeure l’inénarrable Société archéologique de l’Orléanais. Ses membres se réunissent toujours rue Pothier, dans les locaux de la salle des thèses de l'ancienne Université, avec un cérémonial académique qui force la révérence.Dans sa préface, Jean-Pierre Chaline, professeur à Paris-Sorbonne, «un Orléanais de naissance», pense que ce mode de vie n’a pas «survécu aux épreuves du XXe siècle». Les habitudes de vie de la nouvelle bourgeoisie orléanaise, constituée de spécimen «fins de race», de parvenus du commerce, de la politique ou des acquisitions foncières, concourent à démentir cet avis prématuré.
En fait, l’ouvrage de Marie-Cécile Sainson a ceci de troublant qu’il pourrait parfaitement dépeindre la «bonne société orléanaise» de ce début de XXIe siècle.
Mourad Guichard
> «La bonne société Orléanaise 1850-1914» de Marie-Cécile Sainson - éditions Paradigme (index des noms, index des lieux, 60 illustrations) / 216 pages / 23 euros. www.paradigme.com




Le bovarysme , c'est comme le dahu , tout l'monde l'a vu , tout l'monde en parle , y'en a même un ou une qui est périodiquement là pour le capturer vivant , mais en fait l'étrange bestiole n'existe pas !
Voire plus !
Dur , dur , d'être un dahu !
http://www.youtube.com/watch?v=BBMVraJZoAU
By day , or by night .
La , la , la , la , la , la !
Rédigé par : G. | 03/01/2010 à 18:30
Je ne connais pas Jean-Pierre Chaline, le préfacier, mais il faut d'urgence le prévenir du choc qu'il va recevoir le jour où il reviendra en Orléans... Les Grouardises et les Montillotines, associées aux Lemaignientudes (nos confiseries actuelles), risqueraient de le destabiliser au plus haut point !
Mettre en parallèle cet ouvrage avec l'architecture de la ville d'Orléans, où les façades des maisons sont si sages et alignées, cachant derrière jardins, caves et secrets, ne pourrait que donner un éclairage bien intéressant...
Il faut donc vous mettre sans tarder au tome II !
Rédigé par : Yves Pasco | 27/12/2009 à 21:40
J'espère que l'auteure va se fendre d'une suite sur la période 1914 2010 ! Ce devrait être du délire, surtout si elle nomme les personnages !!!
Rédigé par : Chevalier Paul | 27/12/2009 à 12:26
il faut avoir absoulement ce livre a orleans...
Rédigé par : eloie | 26/12/2009 à 20:49