O'Fish-Parade: des carpes chics dans un banc public
EXPOSITION. «Carpe de Loire, je te vois!». Depuis mercredi matin, à Orléans, ce cri du coeur n’est plus condamnable. Il n’est pas non plus le fruit d’une hallucination collective. La caravane «O ‘Fish-Parade» a bel et bien investi le jardin artificiel et surélevé de la Charpenterie pour un show inédit. 32 oeuvres d’art monumentales, nées de résine et fibre de verre, y constituent un banc coloré et agité. Un banc du genre bruyant qui diffuse ses messages comico-écolos. «Les artistes sélectionnés n’ont souffert d’aucun interdit majeur», insiste Monique Musson, l’une des inspiratrices du projet. «Ils ont spontanément réagi avec un désir d’interpeller les visiteurs sur la défense de la nature». (Lire la suite...)
Si cette séduisante friture est présentée comme un clin d’oeil ou une gentille farce, elle n’en est pas moins facturée par de véritables artistes plasticiens au premier rang desquels trône Pascal Jullien, titulaire de deux spécimens: «La carpe postale» et «le tigre ligérien» (photo du haut). Ce créateur multi-cartes a passé plusieurs heures au Muséum d'Orléans, afin de croquer les deux ambassadrices qui ont servi de modèle à ces Miss ligériennes.
À ses côtés, le visiteur retrouve d’autres valeurs sûres, telles Sophie Beguin-Billecocq - «Post-it-Fish» -, dont on retrouve ici les remarquables équilibres techniques et chromatiques ou l’incroyable Claire Boris - «Poisson chic» - qui semble évoluer comme un poisson dans l’eau face à la valse des défis artistiques qui lui sont proposés depuis vingt ans.
Ce banc solidaire devrait pourtant connaître une proche dislocation. «Comme dans n’importe quelle exposition, ces oeuvres d’art sont destinées à la vente», confirme Monique Musson. «Une partie des recettes servira à des donations, le reste étant partagé équitablement entre les différents artistes». Les heureux bénéficiaires (mécènes, institutions...) devront débourser 2000 euros pour acquérir un «poisson topo» de Caroline Hume ou une «Carpe du torero» de l’incisif Capton.
L’exposition qui doit se poursuivre par une «Criée aux poissons» dans le cadre du Marché des arts d’Orléans (deuxième week-end d’octobre), est placée sous le haut patronage du Liger Club, association qui oeuvre à la défense du patrimoine lié à la Loire et ses environs.
Mourad Guichard
> Exposition «O’Fish-Parade» dans les Jardins de la Charpenterie à Orléans - Jusqu’au 27 septembre 2009. Entrée libre. Vernissage le jeudi 24 septembre à 18 heures. Renseignements: O'Fish-Parade.eu



Oui je suis d'accord dans le fond, pas de problèmes, mais dans les faits si la Loire navigable ça conduira à des dérives, autant je trouve scandaleux que les bords du Loiret soient pour une grande partie sur des terrains privés et donc soient inaccessibles excepté par bateau, alors que cette rivières est très navigable, autant la Loire je la trouve bien comme ça justement parce que ça lui donne un côté sauvage, et vu son débit irrégulier en courants, profondeurs, et minéraux, à mon avis c'est difficile de pouvoir la rendre navigable sur des kilomètres, sans moyens moteurs, surtout en dehors de l'été. Par contre c'est vrai qu'un peu plus de points où déposer son kanoé, et plus de visites en gabardes ou autres bateaux à voiles ça donnerait un petit charme, en gros on est d'accord.
Rédigé par : Lame de fond | 28/09/2009 à 19:14
Il ne s'agit pas, dans mon esprit, de rayer le caractère "sauvage" de la Loire, ni de la transformer en autoroute à péniches (avec les motards devant !)... Mais un minimum de travaux est à faire pour permettre aux petites embarcations de naviguer. Quand il y avait de la marine de Loire, il y avait aussi des braconniers, donc de la vie naturelle et sauvage et les saumons, les anguilles... se portaient bien !
On pourrait donc utiliser les fonds actuels et les techiques modernes pour essayer de reconstituer un milieu vivant et équilibré d'où l'activité humaine ne doit pas être exclue... Est-ce plus clair ?
Rédigé par : Yves Pasco | 27/09/2009 à 14:44
La Loire ne doit pas devenir navigable comme la Garonne, la Seine ou le Rhône, au risque de devenir encore plus un égout et de tuer définitivement un écho système déjà gravement touché par le rejet des eaux usées et par les centrales nucléaires des alentours, c'est déjà miraculeux que des saumons et aloses y remontent et encore plus qu'il y reste des loutres...
Rédigé par : Lame de fond | 25/09/2009 à 18:00
Ne serait-ce que pour saluer le travail de ces artistes, poêtes et humoristes, il faudrait mettre le festival de Loire début avril ! Il y a de véritables trouvailles qui valent le coup d'oeil...
Sûr que ce banc de poissons, muets comme des carpes de Loire, a coûté bien moins cher que les deux millions d'euros nécessaires pour faire venir des bateaux d'ailleurs... par la route ! Puisque nos braves élus ne s'occupent pas de rendre la Loire navigable ! Ce sont encore les contribuables qui vont payer pour cet amusement d'un week-end de nos chers, très chers édiles !!!
Rédigé par : Yves Pasco | 24/09/2009 à 02:29