À la Nouvelle République, le président héritier saigne les salariés
MÉDIAS. L'intersyndicale de la Nouvelle République du Centre Ouest (NRCO) a appelé vendredi à une grève et une manifestation de tous les salariés le 1er septembre pour protester contre un plan social prévoyant 181 suppressions d'emploi dans le groupe de presse. L'intersyndicale a pris cette décision à l'issue d'une réunion avec la direction, qui a refusé de modifier son projet comme le réclamaient les syndicats, précise un communiqué. Le plan social annoncé le 16 juillet par la direction de la NRCO prévoit la suppression de 181 postes sur les quelque 1.300 salariés que compte actuellement le groupe. En particulier, 125 emplois doivent être supprimés à la Nouvelle République et 47 au quotidien de la Vienne Centre Presse, filiale de la NRCO. (Lire la suite...)
Le comité d’entreprise a réaffirmé jeudi, à l'issue d'une réunion consacrée à l'acompagnement social du plan, son rejet d'une décision «inacceptable». La direction a expliqué vendredi que le quotidien, l'un des derniers titres indépendants de la presse quotidienne régionale, avait été durement frappé par la chute des recettes commerciales liée à la crise économique et qu'il perdait 7 millions d'euros par an, dont 2 millions pour l'édition du Cher qui doit être supprimée dans le cadre du plan social. Les mesures arrêtées par la direction constituent «un déchirement, mais il est devenu urgent d'assainir la situation du journal pour éviter le naufrage du groupe», a justifié Olivier Saint-Cricq, président du directoire. Il a confirmé par ailleurs que le projet d'un rapprochement avec le groupe Centre-France (La Montagne) était «toujours d'actualité pour créer un groupe Grand Centre».
«Mais la Montagne n'est pas un mécène, elle n'a ni la vocation ni les moyens de financer une entreprise structurellement déficitaire», a-t-il ajouté en réaffirmant par ailleurs que le groupe de Clermont-Ferrand ne prendrait de toute façon pas plus qu'une «participation limitée» dans la NRCO. «Croire que la Montagne pourrait racheter la Nouvelle République est un fantasme», a ajouté le président héritier.
La Nouvelle République, sixième quotidien national avec 208.000 exemplaires diffusés sur six départements, a déjà été absente des kiosques deux jours en juillet à la suite d'une grève provoquée par l'annonce du plan social (LibéOrléans du 17 juillet 2009).
M.Gd (avec AFP)




Un peu tard pour réagir sur ce forum qui remonte à l'été dernier. Cependant, une question : combien d'entre vous ont été correspondants locaux avant de devenir enfin journalistes cartés ? Moi j'en suis. et j'ai tout subi de la part des "cartés", les vexations sur les corrrrr-es-pondants (cf. accent méprisant), espèce hydride entre un âne bâté et un rat alors que j'étais trois fois plus diplômé que la grande majorité d'entre eux. Malgré eux, j'ai évolué et fini - comme pas mal de correspondants - dans le métier, à un poste de direction de la rédaction. Et j'accueille en stage dans ma rédaction des étudiants d'écoles de journalisme dont le moins que je puisse dire c'est que beaucoup n'ont pas un meilleur niveau que la plupart des correspondants locaux, plombiers ou instituteurs de leur état, qui ont même souvent une meilleure orthographe que ces candidats journalistes.
Ce métier reste avant tout un talent, bien avant le résultat d'une formation. On a le sens de l'info ou on ne l'a pas et même si on l'a, si on n'a pas une solide culture générale adossée à une curiosité naturelle, école ou pas, on est un mauvais journaliste. Alors, un salaire à 1000 euros est encore bien payé.
En revanche, je suis d'accord sur la remarque concernant Ferrari dont les qualités professionnelles et la culture générale, une fois déduits sa blondeur, sa ligne et son brushing, ne m'impressionnent pas plus que ça. Pur produit du réseau et l'arrivisme, n'hésitant pas à jouer l'image marketing de son merveilleux couple pour finir, une fois lancée, par annoncer son divorce moins d'un an après !
J'ai adoré la manière donc Sarko l'a mouchée sur son salaire lors de la fameuse interview (où elle a voulu faire un coup d'éclat sur Proglio et s'est retrouvée déculottée). Emission, j'avoue, que je n'ai pas regardée (j'ai lu l'anecdote dans plusieurs supports de la presse écrite). Je boycotte systématiquement le JT de TF1 depuis la nomination de cette arriviste non talentueuse. Ceci étant, il y en a d'autres, pas toujours blondes si vous voyez à qui je pense. Arrêtons donc de considérer comme journalistes de simples speakerines, présentes à l'antenne juste pour leur sex appeal et leur réseau familial et qui encaissent sans sourciller des salaires mirobolants pendant que la presse - la vraie - se meurt.
Et cessons de tirer sur les correspondants, surtout si nous en sommes issus.
Rédigé par : quelqu'un qui se souvient de son histoire | 07/02/2010 à 15:19
Fregono a dit "La presse régionale avec les faits divers communaux (départ en retraite du gendarme X remplacé par le gendarme Y) n'intéresse plus personne."
tout à fait exact, surtout dans une région de la grande couronne parisienne comme ici avec une bonne partie de la population qui n'est pas du cru.
Les gens n'ont que faire d'un tournoi de fléchette en Beauce ou d'un repas du troisième âge dans une village de Sologne.
Ici, il nous faudrait un journal avant tout basé sur la grande agglomération orléanaise avec beaucoup plus de sujets de fonds sur cette agglo et beaucoup moins de rubriques "chiens écrasés"
Rédigé par : James | 23/08/2009 à 20:28
@ jean-pierre qui dégaine trop vite...
Je comprends mieux ta rancoeur mais tu te trompes de cible.
Mis à part la NR où les salaires des journalistes sont encore corrects (en apparence car il y a toujours des localiers exploités même pour 2300 euros), les journaux de la PQR sont très mal rémunérés pour des clauses de mobilité inhumaines.Exemple quand on veut virer quelqu'un(méthode très connue à Sud-Ouest) on le mute à 300 km peu de temps après que sa femme a trouvé du travail.Et si la femme le suit quand même , on le remutera quasiment à son ancien poste une nouvelle fois.Résultat : divorce , dépression et parfois suicide (mais on n'en parle pas car Sud-Ouest c'est pire que la NR sur le plan omerta).
En revanche il y a beaucoup à dire sur les salaires des journalistes de FRance-Télévision ). Je ne parle pas des télés privées volontairement car les entreprises sont financées par la pub.
Renseignes-toi sur les salaires de RFO en Nouvelle-Calédonie que je connais un peu . 6000 euros pour tendre le micro. Mais France2 ,France 3 c'est pas mal non plus question népotisme.
Rédigé par : ramon | 21/08/2009 à 15:40
De toute façon il y a trop d'écoles de journalisme ,trop d'IUT de Communication , trop de DESS de com...On sait parfaitement qu'il sortira de toutes ces écoles grosso modo 500 diplômés par an pour environ 100 places de journalistes soit 400 mecs obligés d'être pigistes, correspondants précaires, chômeurs ou serveurs chez McDo.Et je ne compte pas les médias en tout genre qui licencie à tour de bras...Le cas limite c'est la Grèce qui forme des super-diplômés dans tous les domaines alors qu'en Grèce il n'y a que des emplois dans le tourisme ce qui explique l'explosion de violences que nous avons connu.Si ça continue la France peut connaître ce phénomène si on fait croire à notre jeunesse qu'il suffit de trainer sur les bancs de la fac x années pour pouvoir devenir cadre sup ou fonctionnaire classe A alors que le pays a besoin de cuisiniers , agriculteurs bio, plombiers, créateurs d'entreprise...Mais là je m'égare, revenons à nos moutons ou plutôt à nos canards!
Il n'y a pas besoin d'être sorti d'une grande école de journalisme pour faire ce job : Laurence Ferrari est diplômée d'une école d'attachés de presse de Lyon ( école privée je suppose ) et elle présente le plus grand journal télévisé d'Europe (en audience bien sûr ).Fille à papa député-maire, blonde classique aux dents longues capable de lire un prompteur...Le journalisme est le secteur le plus pourri par les réseaux ( familiaux , politiques , maçonniques et même sexuels).La NR est le royaume de la cooptation.On connaît la suite.
Rédigé par : ramon | 21/08/2009 à 12:33
Heureux de cette discussion, et merci à Libé pour ce sujet, mais il me semble que vous aussi, vous développiez des arguments qui me semble UN BRIN discutable. Les pressions policières, cela n'existe pas en PQR ? _Comment s'en affranchir, quand le robinet à info faits divers, (hum hum la police si républicaine à la sauce HORTEFEUX), décide, dés lors, après un papier qu'"elle" conteste, de ne plus vous donner d'infos, c_a_d de PV de gardes à vues, de comptes rendus d'accidents de la route, et de ne plus, ...vous parlez ? Hé bien, c'est très simple, vous êtes baisé, burnes ou pas burnes COMME VOUS DITES, vous n'avez plus rien à vous mettre sous la dent, plus de rendez-vous quotidien ou hebdo au commissariat, et cela devient forcément très très difficile. C'est pour cela que l'on a tendance à mettre des gens très diplomates, plutôt de droite d'ailleurs, sur ce genre d'affaire, car le journal sait très bien, qu'il n'est jamais en position de force. La flatterie, la flagornerie crasse à l'égard des pouvoirs en place fait le plus souvent valeur d'impérieuse nécessitée, à moins d'être profondément suicidaire...
Les moyens de pressions des élus locaux existent : ce sont les annonces légales.
Un maire peux décider de les retirer et pour un journal c'est grave
_C'est créatif ça, de faire des papiers à 1000 signes, avec le voyant qui s'allume sur l'ordi, quand vous avez dépassé, comment dire, la dose prescrite (ah bienvenue chez Ubu roi, a moins que ce ne soit plutôt le Guignol's band de ce cher LF Céline ) ? A partir de là, il n'y a plus guère de différence, entre le papier d'un correspondant, et celui d'un journaliste encarté, non ? Nous avons enterré l'époque glorieuse d'une certaine noblesse du journalisme d'investigation, qui était avant tout subversif, pour nous retrouver à faire l'éloge du people, des affairistes locaux, du fric et du porno. Quelle merveilleuse époque, n'est ce pas ? L'abolissement des frontières, ce n'est pas moi qui l'ait inventé, c'est une donnée pérenne, implacable, issue de la mondialisation qui fera par exemple d'ici à 10 ans que le Havre... sera le port de Paris, le tout avec une amélioration sensible des moyens de transports. Les déplacements par train vont s'accélérer, les mutations pour le travail également, la France va basculer vers le sud, et le sentiment d'appartenance à un creuset national FRUIT DE TRADITIONS va également se diluer, et vous vous voudriez, dans le même temps, continuer à fonctionner avec un modèle fédérateur qui date du.....19éme siècle : la ville, le préfet et le département ( lui même en passe d'être supprimé, y'a comme un bléme là à mon sens, non ? ....)
_Évidemment, vous ne vous en rendez pas compte, car vous êtes peut_être dans votre monde, parmi ceux qui vous lisent encore : les politicards cumulards locaux à 17 000 euros mensuel, les dir com à la con qui vous casse les couilles pour placer des sujets bidons, les anciens, les commerçants, les abonnés de longue date pour qui un journal est presque un repère dans le quotidien, dans le temps. Entre_temps, des pans entiers de la population vous ont quitté, les jeunes ne lisent pas, et les abonnements sont en chute libre. Pas grave, continuons comme cela, dans l'anéantissement libre et consentis de l'esprit, dans la bétise, le format tabloid à "La News of the World", entre Foires aux ânes, concours de belotte, ôde au libéralisme promoteur de solitude et de misére sociale, cirage de pompe aux politricrds en place, et reprise de thématiques bidons, qui n'intéresse personne. Ajoutez_y une maniére trés simple de revisiter l'histoire avec ce mythe de la Résistance, surlaquelle l'entreprise NR, état dans l'état, a prospéré alors que des zones d'ombres subsitent. Autour de vous, une armée mexicaine de chefaillons, aux ordres, bons à pondre des notes, bons à rien en fait, mais cousin de, fils de, amis de, et payé à ne rien foutre, qui vous déconseilleront fortement d'en faire plus (l'info est à nos portes, mais il se trouve qu'on ne ne la cherche plus pour ces gens là, ça s'arrête désormais à 17H00 chrono.)
Royal au bar, ce sont pourtant eux, n'est ce pas, qui demande la carte de presse en fin d'année, qui campent dans les associations confraternelles, (clubs...) où tous le monde s'emmerde, et qui seront désignés, le cas échéant, pour opérer un recrutement "à la bonne vieille école", leur longévité, n'est t-elle pas, en quelque sorte, la preuve évidente de leurs incroyables compétences ? Combien d'amis courageux, de types valables, ai_je vus ainsi au cours de ces années, se voir refuser les portes de rédac plus élevées, sous prétexte qu'ils sortaient de journaux moins huppés (??), remplacés par quelques glands du mou, apte a digérer la doxa locale, et surtout peu revendicatifs. C'était l'époque où ce journal avec son grand conseil de guerre se prenait, tel un coq de village, pour Le Monde ! Mieux vaut en rire, n'est ce pas ?
Le modèle d'avenir, et il existe sans doute, ne sera pas une version papier; et de toute façon comme l'a rappelé avec un certain brio ATTALI l'ancien conseiller de Mitterand, ce ne sera pas une merveille : soit un canard gratuit qui sera financé par un sponsor du GENRE INTERMARCHE (super du point de vue de l'indépendance d'esprit ! ) ou des collectivités, soit de l'info hyper pointue, qui induira une spécialisation par essence très onéreuse et trés peu utilisatrice de personnels. De toute façon, bcp de gens partiront d'eux_même, car ils en auront vite marre de faire des choses si peu créatives. D'où le succés actuel des blogs où un journaliste a vraiment l'impression de faire ENFIN son métier, sans restriction même s'il n'est pas payé pour cela. De toute façon via le net, tous le monde peux s'improviser journaliste, ce qui est fatalement déplaisant pour les uns et les autres qui voient leur travail commentés, disséqués, sanalysés, et critiqués. La statue tombe de son piédestal, et c'est la même problématique que pour les profs !
Ce modèle a vécu c'est terminé.
Ce qui est criminel, c'est bien l'absence totale d'anticipation de certains groupes de presse qui met en danger aujourd'hui le travail de plein de gens : la NR par exemple, de par la constitution de son directoire, et de par l'absence de stratégie. Faut_il pleurer la dessus ? Pas vraiment. La plupart de ces gens du moins pour les privilégiés, les journalistes dinausorus, vont découvrir la vraie vie à la mode précaire : se réveiller à 5H00, allez à l'ANPE, faire des lettres qui ne servent à rien, se faire remonter les bretelles par la direction du travail. Peut_être que le fait de se retrouver de l'autre coté de la barre, leur donnera une autre façon d'anticiper les choses, et sans doute, écriront t-ils à l'avenir moins de conneries sur le traitement du chômage en Touraine.
Au fait, je ne suis pas journaliste bien que j'ai entrepris des études en ce sens, dans une école reconnue, et que j'ai exercé cette profession, un certain temps, avant d'en voir naturellement les limites. Si j'écris mal, c'est parce que je suis fatigué et que je néglige l'orthographe quand je rentre le soir. Aujourd'hui, je ramasse des cartons dans une association locale. Il n'y a pas de métiers idiots, loin de là, et gageons, que je ne suis pas un cas isolé....je suis comme bcp. 65 POUR CENT de mes anciens COLLeGUEs d'école N'ONT PAS DE TRAVAIL. Ca aussi c'est une réalité que ces écoles s'appliquent à occulter !
Ceci étant dit, bonne soirée ET excusez_moi pour la longueur.
Rédigé par : Jean-Pierre | 21/08/2009 à 01:45
@ journaliste PQR
C'est une constante sur la plupart des blogs: dés qu'on s'exprime courtoisement et avec une bonne connaissance du sujet débattu il se trouve toujours des énervés pour vous insulter.Ceci dit comme tu l'as remarqué dans ta réponse le Jean-Pierre a parfois des points de vue intéressants.Dommage qu'il soit si agressif et lise les posts des autres de travers...
Rédigé par : ramon | 20/08/2009 à 12:53
à Jean Pierre
Je ne sais pas très bien ce que je t'ai fait pour que tu me traîtes de pître, mais permets-moi de percevoir dans ta prose péremptoire la suffisance des cuistres. Qui te dit que je ne me remets pas en question ? Qui te dit que je ne pense pas, tout comme toi, que l'exemple à suivre n'est surement pas celui du Parisien et du formatage des papiers à 1500 signes ? Et que je ne me bagarre pas, encore aujourd'hui, contre ça au sein même de mon journal ? Crois-tu qu'on t'a attendu pour réfléchir aux nouvelles façons d'aborder l'info locale ? Et pour être bien convaincus que, comme tu le dis dans ta formidable conclusion, "l'avenir, c'est peut-être le net"... Il est heureux que tu en prennes conscience, en 2009...
Qu'est-ce qui te permet d'affirmer que les localiers ne sont pas indépendants des pouvoirs économiques, policiers, politiques, etc ? Moi je dis qu'on peut l'être, au jour le jour, et que la solution, justement, se trouve là. J'ai des tas d'exemples à te soumettre. Et navré pour toi si le commissaire ou le député de ton coin a la mainmise sur ce que tu écris. Change de canard, je vois que ça. Ou laisse toi pousser les burnes.
Alors bien sûr je ne fais pas d'angélisme. Nos journaux ne vont pas bien. Mais au contraire de toi, je suis convaincu qu'ils ont un avenir, au-delà des crises qu'ils ont ou vont subir. Ils seront différents sur la forme, c'est évident, mais conformes à l'esprit de proximité qui les a fondés. Je ne sais pas où tu vis pour affirmer que l'attachement à une région est bientôt une donnée obsolète. Je peux te dire que ce n'est pas le cas ici. Et je n'ai pas ce sentiment, vraiment, quand je vais en Bretagne, en Alsace, en Camargue, dans le pays basque ou dans le Nord. Mais bon, c'est ton avis.
Ah oui : je ne suis pas ton ami.
Rédigé par : journaliste de PQR | 19/08/2009 à 23:43
Mon mi journaliste de la PQR, cette réponse qui n'en est pas une, témoigne assez bien de ta situation de pitre graphomane, trés content de lui_même (une constante en PQR), et de producteur de grosses photos. Or la remise en question quand on travaille pour un média en crise, doit commencer par soi-même, et par l'examen attentif et réitéré, de sa propre production "littèraire". Il y a bien des choses qui m'inquiète dans l'évolution de ce média, dont la chute était déjà annoncée par quelques esprits chagrins, au milieu des années 90, sans que rien ne change dans les comportements, et pour cause, la rente de situation était alors trop grasse !
-Sous prétexte que l'information doit être fluide, consommable, va t-on enfin sortir de ces petits articulets qui justement n'informe plus, ou si peu, et d'un mode de production qui est tout droit aligné sur celui de la télévision ?
-La production de l'information, son appauvrissement massif et continu, histoire de suivre le modèle distillé par le Parisien a conduit effectivement à un rôle plus important des correspondants, et par une précarisation accrue des pigistes. Effectivement, toute direction a intérêt à limiter ses coûts et donc à précariser davantage, pour autant, il est difficile aujourd'hui de gagner de l'argent avec un journal car les coût de base sont prohibitifs (prix du papier, salaire des journalistes ). Il est assez intéressant de constater que bcp de correspondants écrivent de mieux en mieux, rognant davantage les prérogatives de journalistes qui croient encore au pére_noêl (thême de la pseudo_élite), et qui savent trés bien qu'ils ne font plus, faute de temps, d'investigations sérieuses, quoiqu'ils en disent. Dans le même temps, bcp de papiers se sont affaiblis au profit d'une info people ou sans intérêt (départ du commandement de brigade...OU reprise de thématiques nationales qui dans les faits n'intéresse plus le lecteur)
-Comment ne pas faire l'impasse sur les choses qui fâchent et sur des decennies d'amitiés particuliéres où les cercles de pouvoir se croisent, et se recroisent, sans que nul n'y trouve à redire. (Parlez par exemple d'indépendance quand on a pour interlocuteur principal et régulier, pour la production de ses faits_divers, un commissaire de police, est en soit une farce ou un sacré exercice d'équilibriste. Le risque de se voir couper les infos en cas d'article trés déplaisant, donc honnête, est bien trop grand pour que l'on prenne l'hypothèse d'indisposer les flics locaux donc la sortie d'affaires compromettantes ! Lire les faits divers de la NR est à ce titre exemplaire, c'est presque tjs l'histoire du juge bon enfant et du méchant délinquant
-Evoquer la puissance de la NR à Tours, c'est aussi parler des cercles maçonniques dans lequel ce journal pouvait recruter exclusivement, sans que ceci, ou cela ne soit un fantasme DANS la mesure où Tours était au 19ème siécle le deuxiéme centre maçonnique de France aprés Lyon. L'émergeance des journaux de PQR au 19éme est de tt façon politique.
Ne pas oublier que le modèle est aujoud'hui à bout de souffle sans qu'il soit question de projeter un quelconque jugement de valeur la_dessus. Ce modèle ajouté à la crise, a simplement conduit, à un mode de fct népotique. (80 pour cent des journalistes sorties d'écoles sérieuses ne trouvent pas de travail régulier aujourd'hui, sacré problème non ?...)
-Le désir d'info d'hyper proximité s'est peu a peu dilué face à l'émergeance des nouveaux médias. En résumé, je ne suis pas certain que les gens soient prêt à payer pour cela même s'ils sont encore demandeur. Ils sont pret à payer pour de l'info trés ciblé, ils ne paieront pas pour de l'info locale.
-Le lectorat de la PQR est majoritairement constitué de gens âgés, notamment pour les abonnés. Où est la reléve ? A mon sens, il n'y en a pas ! Les mouvements de population vont s'accentuer dans les années à venir, rendant obsoléte toute idée d'attachement ou de rattachement à un territoire comme on pouvait l'imaginer au 20éme siècle. Dans le même temps, la NR a donc entamé un dévellopement qui a trouvé ses limites, en lançant par exemple une chaîne de télé locale qui coûte trés cher et dont les ressources publicitaires sont tout a fait limitées. Ce modéle là aussi n'est pas viable comme l'a prouvé l'échec de Télé Toulouse ou d'Orléans TV
L'avenir c'est peut-être à mon sens, le net alors que la désintégration du métier va s'accélérer
Rédigé par : JEAN PIERRE | 19/08/2009 à 20:34
@ journaliste PQR
Eternel débat: est-ce au correspondant de faire ci ou bien au localier -journaliste de faire ça?C'est là où devrait intervenir le chef de la rédaction; malheureusement ils sont très peu à faire correctement leur job car une spécificité de la NR est de nommer des "chefs"(petits ou grands) qui n'ont jamais été "localier".A se demander si certains n'avaient pas un plan de carrière sans jamais avoir à mouiller leurs chemises...
Quant aux photographes de la PQR ils sont en partie responsables de leur disparition notamment à cause de leur phobie de l'écriture.Un peu comme si un localier refusait de faire des photos mais bon les patrons de presse considèrent ça comme un luxe.A tort peut-être...
La gestion d'un journal en effet c'est faire cohabiter harmonieusement plusieurs "métiers" à forte personnalité. Tout réside dans une organisation du travail exemplaire et c'est ce que ne sait pas faire la Direction NR qui se débande devant tous les lobbies.
Rédigé par : ramon | 19/08/2009 à 18:06
@ ramon : d'accord avec toi sur le risque de laisser les correspondants faire le job des journalistes. Mais les deux contenus - celui des pros et celui des correspondants- doivent pouvoir cohabiter dans le même canard. Des journaux le font très bien. Après, aux journalistes (et aux photographes, souvent sacrifiés pour des raisons de rentabilité) de défendre leur rôle et leur statut. Et de résister aux amicales pressions de directions qui, c'est vrai, veulent faire toujours plus avec moins de moyens.
@ gégé : continue d'écrire dans les forums, mon grand, c'est à peu près le seul endroit où tu peux être publié. Et trouve-toi un Robert et un Bescherelle, ça t'aidera dans la vie.
Rédigé par : journaliste de PQR | 19/08/2009 à 12:31
habituellement je ne réponds pas aux gens insultants surtout concernant un message qu'ils lisent de travers pour mieux répandre leur fiel...Mais bon je réponds surtout pour ceux qui veulent des informations.A la NR un journaliste de base gagne environ 2300 euros nets , un reporter,3000 euros , un directeur départemental, 5000 euros ...Avec une marge d'erreur de 10% car je ne suis pas un " dynausaurus" de l'intérieur.
Je ne porte aucun jugement de valeur sur ces salaires : je déplore seulement que des gens qui n'écrivent plus et sont devenus des "administratifs" aient droit à la carte de journaliste.Mais ce n'est qu'un point de vue.
Rédigé par : ramon | 18/08/2009 à 22:58
Tiens donc, moi je lançais çà un peu à la cantonnade et voilà que je tombe pil poil; bon, 6000 euros ? Ben dis donc ? j'aurais jamais ,imaginé autant ! Entre_nous, cher monsieur journaliste de la PQR vous ne savez pas lire : quand j'évoquais cette somme je parlais des Dynausaurus
rentrés il y a 35 ans, et pas des nouveaux arrivants, Dynausorus dont vous devez faire partie tant votre triste prose appartient à celle des grattes papiers de la préfectorale. De tt façon, les premiers virés ne seront pas les p'tits chefs, mais le menu fretin des localiers, des secrétaires et des opérateurs pao, tous ce qui coûte pas cher; bref, tous ceux qui compte littéralement pour des queues de cerise. Quand au soit-disant sentiment d'appartenance qui peux exister dans une rédac, tous cela c'est du bidon, cela n'a jamais existé, pour une raison trés simple : le métier de journaliste est le plus solitaire et le plus individualiste au monde. La meute ne se réunit que lorsque son morceaux de viande est attaqué, et encore faut-il que tous le monde soit concerné au premier chef !
Rédigé par : gégé | 18/08/2009 à 19:49
@ journaliste de PQR
En ce qui concerne la NR ce n'est pas le salaire des journalistes- les "localiers" - qui travaillent en agences 12h par jour plus les permanences de nuit qui me choque.Je trouve même que par rapport aux responsabilités et au nombre d'heures c'est plutôt un salaire très moyen... Quant aux journalistes à 4000 euros (voire 5000 euros ) ce sont les postes de" petits chefs" que Saint-Cricq a multiplié pour casser l'unité de la Rédaction et créer une ambiance où les arrivistes se marchent sur les pieds.Quant aux bons petits soldats ils courent dans tous les sens pour remplir leurs "cases" informatisées.
Sur votre vision du travail de la PQR elle est comme l'histoire du verre à moitié vide ou à moitié plein: la proximité c'est bien ,c'est la raison d'être d'un journal régional , départemental mais si c'est faire le travail d'un correspondant ( le nouveau gendarme à la brigade , les horaires de la déchèterie, le départ en retraite de l'employé municipal...) on n'a pas besoin d'un mec avec bac +4,+5... et rémunéré 2 500 euros.Tout est dans la définition de la proximité et du travail du localier avec carte de presse. Là se trouve l'ambiguïté sur laquelle jouent les patrons de presse pour dire que "leurs" journalistes sont trop bien payés.
De toute façon l'avenir du métier de "journaliste localier " est condamné du fait de ces taches ingrates, ne nécessitant pas de travail d'investigation mais réduites à un travail de "cueillette".Le rêve du patron de la PQR c'est avoir une armée de correspondants payés 1000 euros qui seront heureux de vivre dans leur canton et une caste peu nombreuse de journalistes les encadrant chargés de la politique régionale et des gros faits divers.la masse salariale serait ainsi divisée par 2 voire 3... Et tous les mois c'est le jackpot pour les actionnaires.
Rédigé par : ramon | 18/08/2009 à 18:18
Journaliste de presse quotidienne régionale, j'ai travaillé quelques mois à la NR il y a un peu moins de vingt ans. A l'époque, c'était un grand "régional" considéré comme un journal de qualité. Je suis surpris qu'il ait pu devenir le torchon que certains commentaires décrivent. Il doit y avoir dans ces commentaires beaucoup d'aigreur. Pour ma part, je suis navré pour ceux de mes confrères qui sont concernés par ce plan social, qu'ils soient de la NR ou de Centre-Presse.
La PQR ne va pas bien, et aucun journal n'est à l'abri, nous le savons tous. Faut-il en conclure que nous sommes tous mauvais, comme je le lis plus haut? Je ne crois pas. La liste est longue des titres de qualité qui n'ont pu échapper à la disparition. Je suis atterré quand je lis l'insinuation selon laquelle les journalistes de PQR sont des nantis à plus de 4000 euros mensuels. La norme pour des jeunes journalistes, c'est plutôt 1.500 euros dans les meilleurs des cas, avec une clause de mobilité géographique, du travail le week-end, des permanences de nuit, et une précarité qui dure 5 ans, 10 ans ou plus. Tout ça pour des bacs + 4, 5, 6 ou plus. Atterré aussi par le mépris qui consiste à nier la demande qu'ont les lecteurs de PQR d'une info d'hyper-proximité que nous sommes les seuls à aller chercher. Il faut bien mal connaître ce qui se passe à l'extérieur de Paris pour prétendre cela. Atterré enfin par le cliché éculé qui fait de la PQR une presse "aux ordres". Il suffit de regarder les journaux télévisés et de lire la presse nationale pour constater que bien des affaires sont levées par des titres locaux. Tout simplement parce que nous sommes proches du terrain, et que cette info, nous sommes les premiers à la dénicher.
Alors peut-être que la NR a des défauts. C'est même vraisemblable, tout comme l'ensemble de la PQR n'a sûrement pas fait assez vite son autocritique, perchée qu'elle était pendant des années sur une position de monopole. Mais je ne pense pas qu'il faille jeter le bébé avec l'eau du bain, et les journalistes avec leurs dirigeants. Surtout, je ne crois pas qu'il faille se réjouir, de façon un peu écoeurante, de la suppression de 125 emplois.
Rédigé par : journaliste de PQR | 17/08/2009 à 22:15
Bah qu'ils partent, on ne les regrettera pas vraiment. Je pense qu'ils quitteront la France avec une retraite conséquente, pour s'installer dans quelques pays d'Amérique du sud, ou du sud_est Asiatique. Il ne faut pas se voiler la face, les difficultées de la NR, sont dues, pour l'essentiel, à une masse salariale trop importante, et fort bien rémunéré, fruit d'un népotisme fort bien organisé, et d'un poids syndical sidérant et désastreux (ce sont les vieux dynausores qui siégent au CE de la NR). Seulement aujourd'hui, c'est la fin des haricots. Ces journaux ne séduisent plus les jeunes, ceux qui écrivent dedans devraient se poser quelques questions quand à leurs légitimes talents de plume, mais rassurez_vous, cela n'arrivera pas. Ils se sont toujours cru au dessus de tout. Aujourd'hui, c'est la modernité et un nouveau modéle qui les rattrape. Quand à Centre_Presse, ce n'est pas un journal bien vaillant, qui n'a jamais fait des étincelles, hormis chez les vieilles rombières de Poitiers. C'est le modéle économique qui est en cause. Aprés, il est assez amusant de voir certain dénoncer une stratégie dont ils ont amplement profités au cours des années passées. Pour le reste, la NR est effectivement un modéle de journal népotique surtout quand on voit le foncionnement du directoire, et puis comment expliquer le recrutement de la directrice générale de TV Tours, qui aprés avoir travaillé à la télé de l'Olympique de Marseille, sur recommandation de...son cher mari (ANCIEN JOURNALISTE alors président du club ! ) a retrouvé un emploi, sur recommandation de son mari (ami personnel de Saint Cricq, et en lice, pour devenir le candidat de l'opposition lors des prochaines municipales à Tours !) Le tout, bien entendu, après avoir organisé une campagne de recrutement par voie de presse notamment chez Libé, qui n'aura débouchée sur rien ! L'histoire de la NR s'est bâtie sur un mythe amplement bidonné : celui de la résistance, alors que ce journal n'était que la continuation d'un autre, qui avait collaboré avec l'occupant. Le reste suit avec les modalités habituelles. Aucun des Saint CRICQ qui travaillent dans la presse audio ou écrite n'est au chômage. Le copinage à de l'avenir !
Rédigé par : jean henri | 17/08/2009 à 12:01
@ Jean-Henri
Soyez cohérent :
-vous dites : " il y a un monde entre la NR des années 70,un journal qui avait du style et de la tenue et même de vraies plumes , et ce reliquat actuel..."
- et plus loin vous dites : " il n'est pas évident que beaucoup de gens pleurent sur les départs anticipés de quelques vieux dinosaures..."
Mais ce sont ces "vieux dinosaures" qui ont fait la NR des années 70...A moins que d'après vous les fameuses plumes des années 70 soient déjà partis en retraite !
Rédigé par : ramon | 16/08/2009 à 19:13
alors on se dégonfle à libéville ?Merci pour les futurs licenciés de Centre-Presse...
Rédigé par : ramon | 15/08/2009 à 19:36
voilà un journal en totale perte de vitesse, qui s'est illustré en d'autres temps par son impétueuse façon de traiter les gens grâce à son statut quasi exclusif de grand informateur régional omnipotent. La NR était alors un état dans l'état, pas trés courageux pour désigner les magouiles et autres combines locales. Mais les temps changent, et les gens ont pris d'autres habitudes, moins onéreuse. La nouvelle formule, absolument batarde, nulle, avec des articles a 1000 signes et de grosses photos, encore pire que Presse Océan, ne semble pas séduire grand monde. Il y a effectivement un monde entre la NR des années 70 80 entre un journal qui avait du style et de la tenue, et même de vrais plûmes, et ce reliquat actuel, consternant de bétise et de médiocrité fat. Les journalistes de la NR veulent pourtant faire comme si de rien n'était : continuer à gagner pour certain 4000 euros net mensuel, et tant pis, si ce groupe perd chaque jour et de l'argent, et des lecteurs fruit de sa concentration népotique et d'une stratégie hors d'âge. L'arrogance à ses limites. Et il n'est pas évident que bcp de gens pleurent sur les départs anticipés à la retraite de quelques vieux dynausores qui ont fait leurs temps. N'ayez aucune crainte, ceux là, à la différence des ouvriers de Mollex, des virés des plans sociaux de la grande machine industrielle vivront encore trés bien. Trés trés bien même...
Rédigé par : jean henri | 15/08/2009 à 15:39
@ Yves Pasco (de retour !).
Sauf que personne ne lit plus ces journaux. Personne. Alors que faire ? Le manque d'idées est encore plus grave. Au lieu de défendre ce qui est mort, tous devraient réfléchir à l'avenir. Pas au passé.
Rédigé par : pomme | 15/08/2009 à 14:22
En dehors d'un changement de format la Nouvelle République ne s'est pas vraiment adaptée. La presse régionale avec les faits divers communaux (départ en retraite du gendarme X remplacé par le gendarme Y) n'intéresse plus personne. Le monde a changé, les informations arrivent par d'autres vecteurs. Par ailleurs, je ne suis pas certain de l'indépendance de la rédaction de ce journal que je n'achète plus depuis longtemps.
Rédigé par : Fregono | 15/08/2009 à 14:10
ha ha ha, la NR... Y a-t-il encore quelqu'un qui la prend au sérieux à part une poignée de vieux et de réacs?
Rédigé par : Wam | 15/08/2009 à 13:59
Les plus à plaindre sont les salariés de Centre-Presse( CP ), quotidien départemental de Poitiers ( filiale de la NR ) qui a été racheté par la NR il y a une dizaine d'années.Eux sont les cocus de l'affaire car leur journal aurait pu être vendu à un groupe sachant bien gérer .Manque de pot c'est la famille Saint-Cricq pas très réputée pour sa gestion qui a raflé Centre-Presse au groupe Hersant .Mais alors pourquoi saigner les effectifs de Centre -Presse au lieu de vendre cette filiale?Les journalistes de CP pourraient faire jouer la clause de cession et les salariés restants seraient bien contents de garder leur job...Totalement cynique cette affaire de 47 licenciements à Centre-Presse car en réalité la direction NR préfère "tuer" une filiale plutôt que de la vendre à un concurrent.C'est beau l'humanisme même Hersant n'aurait pas osé...
Rédigé par : ramon | 15/08/2009 à 13:49
Ah, le Saigneur de La Sainte-Crique doit encore rêver de serfs dociles allant pour lui orner des parois de cavernes de "Unes" archéo-historiques...
Faut-il lui rappeler qu'en autres temps, autres moeurs ???
Les salariés s'y employent et leur combat pour le pluralisme des moyens d'information nécessite notre soutien actif, dans NOTRE intérêt (où est passé le pluralisme de la PQR dans le Loiret, par exemple ???) !
Rédigé par : Yves Pasco (de retour !) | 15/08/2009 à 05:07