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11/06/2009

Véronique Courjault: «j'ai aussi un coeur»

RTR24HFN JUSTICE. «J'ai aussi un coeur», a lancé jeudi Véronique Courjault, jugée pour trois infanticides, au président de la cour d'assises d'Indre-et-Loire, à Tours, à l'ouverture de la troisième journée de son procès. Après un regard et un sourire échangés avec son mari, Jean-Louis, assis en face sur le banc des parties civiles et sa famille dans la salle, Véronique Courjault prend place dans le boxe. Un rituel qui dure depuis trois jours. (Lire la suite...)

Pressée immédiatement de questions par Georges Domergues, le président de la cour, sur les faits qui lui sont reprochés, leur déroulement et ses réponses lors de sa garde en vue en octobre 2006, l'accusée semble peiner à répondre correctement. «J'essaie d'expliquer, de trouver des solutions. Mes pensées aujourd'hui ont évolué grâce à un travail avec un psychiatre», explique-t-elle. Encouragée par le président à se montrer sincère dans ses réponses, l'accusée élève la voix: «J'ai aussi un coeur. La mise en lumière de ces découvertes a été terrible pour moi. J'ai été en état de choc face à la réalité que je n'avais jamais voulu voir».

RTR24GT5 Un vif échange éclate alors entre Georges Domergues et Henri Leclcerc, l'un des avocts de l'accusée, qui demande au président «de laisser sa cliente terminer ses phrases». Jean-Louis Courjault, lui, ne quitte pratiquement pas sa femme des yeux. Appelé à la barre, il demande à la cour «d'aller au-delà de la réflexion logique, cartésienne», de sortir du plan purement judiciaire et criminel dans lequel le président semble vouloir placer le procès depuis son début. «Le livre s'est ouvert et Véronique a constaté les dégâts», lâche le mari, au bord des larmes devant sa femme en pleurs. Les débats se poursuivent jeudi après-midi avec l'audition de la famille du couple.

Jugée pour «assassinats», Véronique Courjault encourt la réclusion criminelle à perpétuité. Le procès devrait durer jusqu'au 17 juin.

M.Gd (avec AFP/photos: Stéphane Mahé/Reuters)

Commentaires

Je ne comprends pas le verdict des jurés. Cette affaire est résumée en 2 mots « Déni de grossesse ». Il ne s'agit pas uniquement d'un déni de grossesse mais de l'assassinat de 3 enfants ! On dirait que ce dernier aspect a été complètement occulté dans le procès au profit de la prise en considération par le droit français de la notion de déni de grossesse. Cette femme a assassiné ses 3 enfants et elle s'en tire sans problème face à la justice, elle est même ravie du verdict et hâte de retrouver ses autres enfants, ceux qui ont été épargnés. Je veux bien comprendre la notion de déni de grossesse mais cette état ne justifie en rien les crimes odieux commis par Véronique Courgeault. Comment une femme peut-elle brûler, congeler des enfants ? Pas une seule espèce animal en ce bas monde ne pratique ce rite inhumain. Comment a t-elle pu occulter ce geste en allant quotidiennement chercher un gigot dans son congélateur comme si de rien n'était avec les cadavres de ses enfants reposant entre le gigot et les pizzas congelés ? Comment son mari peut-il prendre les choses avec autant de naturel et d'humanisme ? Comment se fait-il qu'il ne soit pas en état de choc comme tout être normalement constitué ? Il y a quelque chose qui ne colle pas. Je plains sincèrement les 2 enfants vivants du couple,  les rescapés, car je me demande comment ils vont pouvoir se construire face à deux adultes (car pour moi il y a complicité) qui ont assassinés leurs 3 frères et soeurs.

Déni ou dénégation ? Peu importe le mal est fait : 5 enfants : 2 traumatisés A VIE, 3 enfants qui avaient le droit de VIVRE. Je crois en la culpabilité pleine et entière de Mme COURJAULT (plus de relations sexuelles les 3 derniers mois...). J'ai lu. Elle savait, elle a toujours su et il n'y avait qu'une issue. Les circonstances atténuantes : famille du silence, manque d'attention du mari... Il y en a combien da femmes, de personnes dans ce cas. SANS MORTS POUR AUTANT. Prison ou asile, peu importe. Le droit à la vie doit être défendue, la justice sert à ça. "Rejets, enfants ... 3 victimes. Mme COURJAULT A PRIS CONSCIENCE ENFIN. C'est quand même une victoire, ce n'était pas gagné au départ.
ET JE SOUHAITE LE PIRE POUR ELLE LE REMORD. Ca voudrait dire qu'elle a un coeur.
Quand à son mari, je suis d'accord avec certains, il n'est pas clair. Il dit ne pas s'être attaché aux 2 bébés, pour lui c'est un avortement tardif. Pour moi quelque chose cloche, il les a vu, les a touché. Il sait qu'il est le père.

Petite, j'étais horrifiée lorsque j'ai appris que l'on étouffait à l'éther les chatons à la naissance avant de les noyer pour ne conserver que ceux qu'on pouvait élever et nourrir.
Et puis j'ai grandi et je me dis aujourd'hui que si Mme Courgeot (qui aurait pu avoir la pilule ou avorter quand même) est une bonne mère avec ses deux enfants vivants, si elle a concentré son amour sur ces deux-là, ne peut-on considérer que, comme les chatons, il valait mieux, pour elle, ne garder que ceux qui étaient réellement désirés, que l'on aimera et éduquera vraiment ?
Je pensais être la seule à comprendre cette femme devant la vindicte populaire qui met à mort, elle, si facilement.... A mort ! crie la foule à cette femme qui est depuis 3 ans en prison, privée des deux enfants qu'elle aime, et de son mari et du reste de sa famille qui eux l'ont comprise.
Ce qui est sorti d'elle ne pouvait pas intégrer la famille dans son esprit.
Aurait-il fallu qu'elle les garde malgré tout, contrainte par tous ?
Je trouve que l'on juge bien vite...
Ce qui me frappe, c'est que cette femme aime et s'occupe très bien de ses enfants, elle a juste choisi de ne pas agrandir sa maternité pour s'occuper mieux de ceux-ci.
Suis-un monstre de le penser ? Tous ceux qui ont cette clémence m'ont rassurée sur ma "normalité", je commençais à me demander pourquoi je comprenais si bien cette femme, sans parvenir à la voir comme un monstre.
Bien sûr qu'elle aurait du prévoir, avorter mais psychologiquement, elle n'en voulait pas, était en état de déni, ou de sidération devant son état.
Merci à tous ceux qui ont osé dire qu'il y a bien plus monstrueux, que cette femme a déjà payé ses actes, qu'elle ne recommencera surement pas, quel que soit le nombre d'années d'emprisonnement, qu'elle n'est pas un danger, que c'est une femme à aider, qui a du beaucoup souffrir de faire souffrir les siens...
Je pense que dans l'histoire, dans d'autres sociétés aussi, cela devait se faire, comme l'animal sauvage qui élimine le faible, elle a éliminé ce qu'elle ne pouvait considérer comme son enfant.
Pour rester la mère de ceux qu'elle aime.

Les commentaires deviennent de plus en plus réacs ici...Si ce blog est parfois catalogué "A gauche" (alors que c'est un site d'un journal et pas un blog. bref), les commentaires virent de plus en plus vers les PROVIES...

Il est facile de dire "ils ne demandaient qu'à vivre". Quand on entend certains enfants déjà à 10 ans dire qu'ils aimeraient mieux être morts car ils n'arriveront à rien dans la vie. Et les ados qui voudraient que leurs parents ne les aient pas faits. J'en connais qui reproche d'être d'une famille nombreuse (5 ??) et que de ce fait ils n'ont pas chacun leur chambre. Que certains loisirs leur sont refusés faute de moyen. Ce n'est pas facile au quotidien d'entendre ces remarques. De donner des explications. Alors certains pères se barrent car ils ne peuvent plus manger en paix. Il y a toujours un problème à régler.
Ne pensez pas pour autant que je donne raison à Véronique, il y avait d'autres solutions, elle ne les a pas trouvées ou pas voulues. Elle doit en assumer les conséquences.

@ super résistant : "Pour moi Véronique Courjault n'a rien à faire en prison. La mettre en détention dans un établissement pénitencier serait totalement inadapté.
Cette femme relève de la psychiatrie, elle est malade et doit être traitée comme tel."

Ok mais SVP emmenez-y aussi le mari ! Je le trouve assez gratiné aussi, je dois dire...

Pitié...laissez faire la justice...cela est déjà très difficile. En tout cas, messieurs, toujours prompt à juger, vous ne risquez pas d'être enceint...alors vos opinions à la hache, c'est peut-être trop facile.

Pour moi Véronique Courjault n'a rien à faire en prison. La mettre en détention dans un établissement pénitencier serait totalement inadapté.
Cette femme relève de la psychiatrie, elle est malade et doit être traitée comme tel.
Arrêtons de vouloir à tout bout de champ des coupables et des punitions en conséquences. Parfois la vérité est simplement ailleurs...
J'espère que la surmédiatisation de cette histoire ne lui portera pas préjudice et qu'elle sera internée et soignée comme il est nécessaire qu'elle le soit.

Ces gens essaient de jouer sur l'affectif pour nous émouvoir. Or, il ne s'agissait pas d'un déni de grossesse, puisqu'elle portait des vêtements amples pour cacher sa grossesse. De toute façon, déni de grossesse ou pas, dans l'absolu, on ne doit pas tuer (même son pire ennemi), ni excuser ses gestes avec des circonstances atténuantes.

Combien de personnes du tiers monde sont dans la misère, isolées... Elles n'ont pas pour autant tuer leurs enfants. C'est à croire qu'il n'y a qu'en Occident, que les gens sont malheureux, boulimiques, anorexiques, mal aimés...

Mais ce n'est pas parce qu'on vit dans un monde civilisé qu'on doit délaisser les victimes d'homicide... La civilisation nous donne des droits mais nous impose également des devoirs envers la société. Il n'y a qu'au Moyen-Age, qu'on faisait ce qu'on voulait sans être inquiété par la justice.

Si on allège sa peine (pas de perpétuité), on devra aussi alléger tous les crimes et, il y aura des meurtres à volonté.

Qu'on cesse de confondre le dénis de grossesse et l infanticide, c est obscène et MÉDICALEMENT FAUX. D ailleurs j admire la gymnastiques mentale des rombières compatissantes qui appellent a l indulgence pour cette boucherie et condamnent l humour de mauvais gout. NOUS NAVONS PAS LE MEME SENS DU GRAVE. Vous n avez jamais entendu parler du "dénis de la mort"? Vous êtes ignorantes: Respectez ma pathologie voyons. Elle ne tue personne et elle donne a rire.

Tout a fait d accord avec Marcel et Galinouillette, c est l arnaque intellectuelle du siècle. Et la mère pour le moment c est MOI, MOI MOI, Mes malheurs, mon marris etc...

A lire certains commentaires je me demande pourquoi il fallait faire un procès, au gnouf et tout de suite. Je suis outré par les propos sans retenue qui condamnent ou libèrent sans autre forme d'écoute de ce qui a été , de ce que sont les gens et surtout de ce qui les a entrainer à agir ansi.
Evidemment c'est si bon, pour les bien pensants, de vomir sur la populace.

Encore une fois tellement de juges et de jugements à l'emporte-pièce dans nombre de commentaires !

Monsieur-tout-le-monde, justement, caché derrière son clavier, a décidément un tel "pouvoir" ... que ça fait froid dans le dos.

@ Varios : il faut vraiment que vous souffriez de maladie mentale pour écrire, comme vous les faites, que cette dame a le mérite d'avoir tué ses enfants a la naissance plutot que de s'etre "débinée" en les confiant a une institution. Je vois egalement un signe de maladie mentale dans le fait que vous jugiez que meme né, un bebe n'est qu'une extension de sa mere, qui peut donc choisir de le supprimer.

A partir de la minute ou un enfant est né et viable, le tuer constitue un meurtre. Elle ne voulait pas de cet enfant ? Elle pouvait aller l'abandonner discretement dans un couloir d'hopital. L'adoption existe.

Cela n'est en rien comparable a l'avortement, qui releve du libre choix d'une femme et de sond roit a disposer de son corps. Mais une fois né, le bébé devient un etre humain a part entiere, tout comme sa mere, qui peut etre élevé par une mere adoptive si besoin.

Pour une fois Minijack, merci de votre commentaire.
Quand je lis ce que je lis ici,dans les commentaires de certains, j'ai envie de vomir devant tant de bêtises.
Si vous ne savez pas ce que c'est qu'un déni de grossesse, renseignez-vous,allez discuter avec les associations qui aident ces femmes à comprendre, à accepter, à reconnaître...
Si vous avez besoin de la parole d'un grand médecin, prenez contact avec le professeur Nizan.
Et comme pour donner une claque à ceux qui se repaissent de ces drames et jugent aussi facilement, sachez qu'à l'heure actuelle est jugée une autre femme en Normandie, qu'elle aussi, elle a éliminé ce qui ne semblait pas être pour elle deux bébés et que bien qu'incarcérée après avoir eu la visite médicale de rigueur avant son emprisonnement, elle a accouché d'une petite fille dans l'ambulance qui l'emmenait à l'hôpital pour examen.
Personne ne s'en était rendu compte, même pas le médecin, même pas l'administration pénitentiaire, même pas elle ?

Le "déni de grossesse", c'est quand-même l'arnaque intellectuelle du siècle, pour tous ceux qui assassinent des enfants bien vivants et bien nés, et pour ceux qui ont le culot de les défendre, parfois au nom d'un féminisme qui n'en demande décidément pas tant (non Varios, le féminisme n'a jamais autorisé à mettre à mort ses propres enfants : il y a une VRAIE différence entre prendre la pilule et tuer de sang froid des bébés).

Quand je pense que ce sont les mêmes qui nous bassinent avec la "protection de l'enfance" quand il est question d'affaires du type Nemesis (la récente affaire de pornographie infantile) : désolé mais ces mecs là au moins n'ont tué personne, contrairement à cette Véronique Courjault qui a assassiné, par trois fois, des enfants très jeunes. Et pourtant, je sens qu'elle va prendre moins lourd qu'eux.

Preuve qu'en réalité, la populace se contre-fout du sort des enfants. Ce n'est pas leur vraie préoccupation quoiqu'ils en disent.

La question n'est pas de savoir si Madame Courjault a un coeur ou non. La question est de savoir si, juste avant d'expédier chacun de ses trois nouveaux-nés, elle s'est rendu compte, ne serait-ce qu'une fraction de seconde, qu'elle avait entre les mains des êtres humains vivants, des enfants humains vivants. La question est de savoir si, avant d'en tuer un deuxième, puis un troisième, elle s'est demandé ce que cela signifiait que d'avoir déjà tué un enfant, puis un second, et qui plus est, les siens. La question est de savoir comment elle a été capable de vivre comme si de rien n'était, en ayant un, puis deux, puis trois meurtres sur ce qui lui tient lieu de conscience. La question est de savoir si, un instant, elle a songé aux conséquences de ses actes pour son mari, pour ses enfants. L'absence ne serait-ce que d'un soupçon de réflexe moral, d'une once de recul et de réflexion chez cette femme est proprement hallucinante. Ce qui terrifie, c'est qu'on a l'impression d'avoir affaire à une mécanique à tuer, absolument et à tout moment inconsciente de la gravité de ses actes, inaccessible, ne serait-ce qu'un instant, à une lueur de réflexion morale. Des enfants ne sont tout de même pas des chatons qu'on noie; cela m'est arrivé une fois de le faire; c'est une opération épouvantable. Où il était, le coeur de Madame Courjault, quand, par trois fois, elle a fait ça? quand par trois fois, elle a tranquillement rangé son nouveau-né entre les maquereaux et le rôti de veau? Que le déni de grossesse soit une maladie psychique grave, on veut bien le croire, mais il n'explique sûrement pas tout du comportement de Véronique Courjault.

Personnellement, c'est la lecture de ces commentaires qui me glace le sang…

heureusement que les commentaires sont "modérés".Je suis affligée de tant d'inculture sur le déni de grossesse!On se croirait sur un blog du front national.Vive la gauche!!!

Avez-vous déja entendu parlé de déni de grossesse ? Allez-vous chercher à comprendre ce que le corps médical a accepté en tant que pathologie ? Certain commentaires lus ici me font douter de cela...

Blagues à 3 balles sur les congélateurs. Sur 3 petits bonhommes qui, aujourd'hui, seraient pleins de vie, à jouer au foot avec vos gosses peut-être. Et je ne suis ni pro-vie, croyez-le, ni à condamner cette mère qui semble relever de la psychiatrie. Franchement déplacées, ces blagues.

les commentaires faisant référence au congélateur sont ignobles. Renseignez-vous. Ouvrez vos oreilles et écoutez ce qui se dit sur le déni de grossesse. Cette femme fait un travail sur elle-même avec l'aide d'un psychiatre et elle affronte ses actes. Ouvrez votre coeur...si vous en avez l'envie. mais en avez-vous un?

Je pense qu'il est difficile de parler "d'assassinats". En l'occurrence, il s'agirait plutôt "d'avortements tardifs"... très très tardifs, au point de n'être assumés qu'aujourd'hui. Cette femme a mis ses maternités entre parenthèses.

Faut-il dire qu'elle a tué ses enfants ? Oui, sans aucun doute, mais est-elle une "criminelle consciente", je ne le pense pas. C'est clairement une malade qui s'éveille d'un longue léthargie. Il faut une condamnation "de principe" et surtout des soins, mais il faut aussi penser à ses deux autres enfants qui ont besoin de leur mère.

Infanticide je préfere ce terme mais n'en demeure pas moins l'horreur à 3 reprises . Il fallait qu'elle fut dans un moment de démence pour prendre la force d'étouffer le premier , puis le brûler , pour les 2 autres les glisser dans un sac platique au fond d'un congélateur . Un cauchemar dont on ne se remet pas . Je doute que cette femme malgré l'amour de son conjoint puisse continuer à vivre avec ses actes en mémoire . Pour moi sa vie est foutue , après son procès elle ne s'en remettra jamais !

C'est du passé maintenant - Moi ce qui m'interesse est de savoir qu'elle etait la vie de couple de cette femme - Car pour en arriver là, le mari n'est pas innocent dans le sens où il devait être particulierement absent voir autoritaire ! Et cela montre surtout qu'il ne s'occupait pas d'elle !!! Ca c'est grave
Je pense qu'il a la trouille qu'elle devoile certaines choses!

Il n’y a pas de raison objective pour monter en épingle comme il l’est le procès de Mme Courjault. Sans qu’ils soient banals, les actes comme ceux qui lui valent d’être jugée ne sont pas exceptionnels au point de justifier un tel engouement. Il y a autre chose. Véronique Courjault tend un miroir à la société qui la juge. En l’observant, c’est inconsciemment nous que nous observons. Socialement, familialement, professionnellement intégrée, mère de famille attentionnée, il semble qu’elle ait tué ses bébés sans haine aucune, sans ressentir aucun ressentiment à leur égard, prisonnière d’une sorte d’indifférence, poussée par plus fort qu’elle. Nous faisons mine de ne pas comprendre, hypocrites que nous sommes. N’est-ce pas pourtant avec exactement la même disposition d’esprit que, nous qui sommes si civilisés, si attentifs au bien-être de nos enfants, si hostiles à la violence, nous pratiquons les innombrables avortements pratiqués en France chaque année ? En la jugeant, c’est nous que nous jugeons. Soyons indulgents.

Franchement quand je lis certains commentaire type "J'ai aussi un coeur, mais tu l'as oublié au Congel "...je me dit que le MLF n'a pas fini son boulot...

Au nom de quoi emmerde t on cette femme qui visiblement ne voulait pas ces enfants et qui n'a rien trouver d'autre que de les supprimer elle même sans se débiner et les laisser a une quelconque institution?
Ces nourrissons, jusqu'à ce qu'on les retrouve dans le congélateur n'existaient POUR PERSONNE sauf pour elle et ses souvenirs. Cela ne l'a visiblement pas empêché d'élever ses enfants et de continuer a être une femme normale : la preuve puisque personne ne s'est aperçu de rien.

Le reste ne concerne que le débat éthique habituel : qu'est ce qui définit un être humain? Pour moi un nourrisson a peine sortit de l'œuf n'en est pas un. Ce n'en est qu'une esquisse, n'en déplaise a la majorité bien pensante. Jusqu'où une femme qui a enfanté peut elle considéré un enfant nouveau né comme une simple extension de soi, et donc appliquer le simple droit a disposer seule de son propre corps ?

Cette affaire a eu pour seul mérite d'étaler au grand jour et a la médiocre vindicte populaire quelque chose qui aurait du rester dans le cadre strict de la famille, d'un psycho thérapeute et du juge.


Vous allez voir que les magistrats vont bientôt s'apercevoir qu'il existe un truc qui s'appelle l'inconscient...

En cas de déni de grossesse, les femmes continuent à avoir leurs règles, n'ont pas de masque de grossesse; de nausée ni aucune autre des manifestations habituelles de grossesse. Si elles réussissent à prendre conscience vraiment de leur état, la modification physqieu se fait en quelques heures. Telle est la force de l'inconscient.

Naturellement c'est facile de se faire passer pour une malade (psy) . De nos jours il existe, la pilule, les préservatifs, Si elle ne désirait pas ces enfants il y avait encore le recours de l'avortement. Alors je pense que cette femme doit subir les faits de ses actes. PRISON BIEN MERITEE

Les Courjault me font froid dans le dos : trop français moyens, trop froids, trop effacés, trop "monsieur tout le monde"... et pourtant, par trois fois, cette femme a tué ses bébés et son mari, perpétuel héberlué, n´a rien vu, rien su...
Difficile à croire que trois grossesses successives, menées à terme, passent inaperçues.
Des gens bizarres auxquels on est content de ne pas ressembler...

Et en plus elle a un enorme EGO cette folle...
Bon sang mais revenons sur Terre. Elle a commis trois assassinats effroyables, supprimer des bebes qui ne demandaient qu'a vivre et profiter comme vous et moi de ce que peut offrir la VIE.
Cette femme doit etre incarceree, soignee et surtout isolee du monde exterieur qu'elle pourrait influencer sans relache (les psychopathes sont generalement des gens tres intelligents et manipulateurs)
Et je dirais meme qu'elle pourrait servir de cobaye pour des psychothropes.....

Si l'usage des guillemets est souvent abusif, il est ici justifié : M. Gd rapporte des propos qui ne sont pas les siens, la qualification d'«assassinats» est celle de l'accusation.

Véronique : J'ai aussi un coeur, mais tu l'as oublié au Congel ?

@ Realpolitico

Je suppose que Mourad a écrit entre guillements "assassinats" pour respecter la présomption d'innocence qui pourrait voir une requalification de ces infanticides en "accidents" ou "coups de folies" ?

>Réponse exacte. M.Gd

"J'ai aussi un coeur...

mais il n'a pas fini de décongeler".


Pourquoi ecrivez-vous "assassinats" entre guillemets ?

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