Français langue étrangère: un passeport pour Casa
ÉDUCATION. Ils se prénomment Sabrina, Benoît, Stéphanie et Ophélie. Après des études en informatique ou Français langue étrangère (FLE) dans les universités orléanaises et tourangelles, ils ont quitté l’hexagone, diplôme en poche pour gagner le Maroc. Leurs fonctions? Professeurs de Français dans les écoles bilingues privées du pays. «En optant pour une formation FLE, je savais bien que je ne resterais pas en France», explique Sabrina. «Tout quitter est un peu compliqué et j’imagine que le retour à Orléans dans deux ans se fera sentir», appréhende Benoît. «Mais c’est une expérience enrichissante». (Lire la suite...)
Phénomène quasi confidentiel il y a peu, ces écoles privées sont
devenues, en une dizaine d’années, l’un des moteurs les plus puissants
du système éducatif marocain. À Casablanca, poumon économique du
royaume et quatrième ville du continent africain, elles représentent
près d’un établissement sur quatre. «Le manque de moyens dans les
écoles publiques où des professeurs ont des classes pouvant atteindre
la soixantaine d’élèves y est sans doute pour beaucoup», confie un professionnel du secteur.
Certains de ces établissements qui vivent des seuls frais
d’inscriptions ressemblent à de véritables Pme. Dans cette seule école
baptisée La Ribambelle et située dans un quartier de Casablanca en
pleine mutation, ils ne sont pas moins de 47 enseignants et assistants
pour assurer l’encadrement des 700 enfants qui courent du jardin
d’enfants à la fin du primaire. On y croise également des
coordinatrices pédagogiques, une psychologue, un surveillant général,
une armada d’intervenants dans des domaines aussi variés que la
musique, l’anglais, la littérature, le sport, les arts plastiques… Et
au milieu de ses 25 élèves, voici Ophélie qui assure son cours
quotidien. Aujourd’hui, on planche sur la nature et la fonction d’un
mot. Sur l’un des murs de cette classe aux tons pastel, un tableau des
responsabilités rappelle les règles de vie en communauté:
distribution des livres, propreté de la classe, rang et déplacement.
Sur le tableau noir, figure le «menu» du jour. En entrée, ce sera
l’interprétation d’une pièce de théâtre inspirée du héros de bande
dessinée Titeuf. Suivra le plat principal composé de leçons. Puis, en
dessert, les enfants accueilleront un journaliste de… Libération.
La représentation théâtrale à peine achevée, les critiques fusent dans
un français qui laisse songeur. C’est Mamoune qui est chargé de
distribuer la parole: «Cette pièce théâtrale est très réussie. Je voulais les féliciter et leur dire bravo» ; «Moi, j’ai quelque chose de négatif à dire», temporise un autre élève. «Ils ont inversé deux scènes». C’est ensuite à Younès de se lancer pour raconter sa blague du jour. Il y est question «d’un policier et d’un conducteur trop idiot». Ses camarades apprécient et le lui font savoir toujours dans un français impeccable. «Certains enfants arrivent ici sans parler le moindre mot de français», insiste Kheira Houdad, co-fondatrice de l’école au début des années 90 et actuelle conseillère pédagogique du groupe. «Si sa maîtrise est importante pour l’avenir des enfants, elle ne peut se faire au détriment de l’arabe». La cadre enseignante note que «les parents sont de plus en plus exigeants vis-à-vis» de leur langue maternelle, ce qu’elle juge satisfaisant.
Ces programmes pédagogiques, la venue de professeurs français et les excellents résultats affichés par l’école ont un prix. «Nous
touchons essentiellement des enfants de catégories
socioprofessionnelles supérieures, comme des médecins, des avocats ou
des commerçants», reconnaît Kheira Houdad. Sur Casablanca, la
fourchette des frais d’inscription se situe entre 3500 et 7000 dirhams
par trimestre. Le salaire mensuel minimum peine à dépasser les 1800
dirhams. Ces jeunes professeurs français, eux, perçoivent entre 6000 et
9000 dirhams par mois, soit de 600 à 900 euros.
Mourad Guichard (à Casablanca)



c'est était ma maitresse de français et elle était une bonne enseignante et elle me disais et a toute la classe:"Vous pouvez faire des progrès." et elle nous donnez des bonhomme pour nous encouragez.Je l'aime bien!!!
Rédigé par : mikou aida | 21/11/2010 à 17:53
je suis bien d'accord avec toi ma chère houda. la ribambelle ne recrute les français que pour se faire de la pub.
je connais des enseignants très compétents et expérimentés qui y sont toujours et qui ont contribué à sa reussite.ils sont très mal payés (3000,00dh à 3500,00dh ). De toute façon c'est l'enfer. Un directeur qui licencie car une enseignante a mis le voile. c'est scandaleux !!! musulman ou non c'est la question
Rédigé par : wafaa | 21/04/2009 à 19:28
Vous répondez sans répondre à rien... J'ai moi-même, avec une formation classique, enseigné le FLE à Paris dans des collèges de ZEP et ces enfants (ou adultes), ne le cachons pas, font face à des véritables besoins linguistiques et sont même parfois dans une réelle détresse sociale. Aller enseigner le français au Maroc dans des classes d'enfants de la bourgeoisie et même de la haute bourgeoisie dans ce cas, est complètement différent !!! Il faut seulement avoir le courage d'avouer que l'on participe de l'intérieur à la mise en place d'une école inégalitaire et qu'on n'est est même la caution..après, si cela ne vous pose pas de problème déontologique, idéologique ou autre.. tant mieux pour ces écoles qui font leur beurre sur votre dos !
Rédigé par : Sophie | 06/12/2008 à 14:47
Bonjour,
je vais répondre au nom de l'ensemble des enseignants interviewés dans cet article.
Je tiens d'abord à préciser que cet article n'est pas à l'initiative de l'école.
Je constate que cet article a le mérite d'ouvrir encore une fois le débat sur des problématiques très complexes dans laquelle on peut très vite faire des amalgames dangereux...(exil, post-colonialisme, émigration choisie)
Rappelons que les dîplomes FLE offrent deux voies professionnelles :
-enseigner le français à des migrants en France (adultes ou enfants primo arrivants), expériences professionnelles que nous avons acquises avant de partir, et nous pouvons discuter sur l'accueil que nous, français, fournissons à nos migrants...et de la précarité des prof de fle en France)
-enseigner le français à l'étranger;
Les structures en France sont associatives, en aucun cas publiques, à l'étranger, comme nous ne possédons pas de dîplomes d'état, nous avons accès au privé et à l'associatif encore une fois.
Voila pour nos possibilités.
Nous voulons aussi rappeler qu'enseigner le FLE en France relève d'un véritable engagement militant que nous avons assumer très souvent.
Cependant, les professeurs interviewés ne sont pas tous des "romains", que veut dire "romain" d'ailleurs ? N'est-ce-pas une vision ethno-centrée du problème ? Les étudiants de FLE sont souvent des personnes un tout petit peu éveillés politiquement.
Interrogeons-nous surtout sur notre politique d'assimilation des migrants (que nous connaissons ! ), de leurs conditions de vie en France avant de porter des jugements sur l'autre côté de la Méditerranée...
De notre côté, ayant déjà voyagé, nous nous méfions de gentils humanitaires et des élans charitables franco-français. Attention !
Très rapidement, il y a aussi au Maroc, des politiques éducatives propres à chaque école privée. Celles qui forment les élites au prix fort et interdisent l'usage de l'arabe et celles qui, par exemple considèrent autant la langue arabe que la langue française dans leur enseignement et ont des tarifs permettant de payer ses salariés. Rappelons que l'arabe enseigné dans les écoles n'est pas de toutes façons pas celui parlé dans les foyers... Bilinguisme, dialectes, statuts des langues, au Maroc, le paysage linguistique n'est pas simple !
Merci à tous pour vos commentaires et soyez les bienvenus à Casablanca !
Rédigé par : profs de FLE au Maroc, colons ? | 06/12/2008 à 00:36
sophie le maroc vit un etat d'urgence et en plus de tout ce que tu vient de dir sur la corruption, prostition, on peut ajouter pauvreté, analphabétisme, délinquance juvénile, terrorisme, la liste est sans fin. maintenant faut penser comment s'en sortir, n'oublions pas que le maroc regorge des richesses naturelles et qui ne manque certainement pas des capitaux humains, on a un très bon roi qui pour la première fois travaille pour son peuple mais reste toujours le problème de la mauvaise gouvernance pourri. on avancera jamais si on continue a percevoir des subventions ou aides matérielles des USA ou de l'union européen, on a besoin d’une solidarité populaire, un nouveau souffle, une nouvelle volonté, des nouvelles idées, un nouvel encadrement, on a besoin d'une législation qui dénonce le favoritisme et proclame la légalité des chances (surtout pour acceder au travail). il faut qu'on arrête de penser seulement a nos intérêt personnel et familial, seulement avec note mobilisation et union qu'on pourra se tenir ferme mais sinon la terre continuera a trembler sous nos pieds.
au début souphie j'ai commenté ce que t'as dis sur (que les marocains s'expatrient, ils fuient le pays) je suis totalement contre cet idée la, peu importe combien je gagnerai je reviendrai a mon pays pour lui faire profiter de ce que j'ai appris ici, même si je sais très bien que j'aurais beaucoup de difficulté. je tournerai jamais le dos a mon pays.
Rédigé par : hichame | 05/12/2008 à 07:31
Forcément, mes propos peuvent sembler caricaturaux sur certains points, mais moi-même je suis professeur depuis plus de dix ans et il est fondamental que l'enseignement public soit de bon niveau pour offrir au plus grand nombre de personnes et à moindre frais (7000 dirhams le trimestre pour un salaire moyen à 1800 dirhams !!!!!!) une formation de qualité pour pouvoir évoluer socialement, culturellement et bien sûr intellectuellement...modèle scolaire offert par la France. Malheureusement, et pour des raisons politiques évidentes depuis de nombreuses années, le Maroc prend la voie des modèles scolaires anglo-saxons ou l'école publique n'a pas de moyens et où il faut faire des efforts financiers considérables pour "sauver" ses enfants. Enseigner c'est aussi avoir des idéaux.. Quant à dire que les marocains qualifiés sont en manque criant, c'est vraiment outrageant pour les marocains...mais ce sont vos propos pas les miens. Ne me dites pas que ces jeunes enseignants français sans expérience sont mieux formés qu'un marocain ! Enseigner ce n'est pas une question de diplome, c'est une energie, un don de transmission qui va au-delà d'une quelconque formation..
Rédigé par : Sophie | 04/12/2008 à 19:36
Meme si un reportage est avant tout prétexte à élargir le débat je suis étonné par le manque de mesure dans les points de vue,l'histoire du maroc est faite de cosmopolitisme et je pense que les marocains qui ont eu la chance d'avoir accès à une éducation sont conscients de ces problèmes liés aux inégalités avec cette petite chose en plus qui manque à ce qui est écrit plus haut: l'optimisme de la volonté et l'attachement à leur pays. De plus ,je doute que le marocain du peuple dont vous avez énuméré les souffrances et les espoirs soit aussi fermé sur le monde, notre histoire est faite d'ouverture,nous ne l'avons pas choisie,nous sommes à un carrefour.Ces jeunes enseignants n'ont peut etre pas une conscience entière des problèmes mais ,je m'adresse à sophie, je trouve vos propos caricaturaux ,ne pourrat il pas en rester au final quelque chose de positif. J'ai peut etre une idée naive du dialogue entre les peuples mais je pense qu'il y a quelque chose de ca dans la démarche de ces jeunes gens. Vous avez soulevé des problèmes qui méritent d'etre pointés mais pourquoi incriminer l'enseignement privé au Maroc qui n'a fait que proposer aux marocains une alternative à un service publique défaillant. D'autre part,je m'adresse à Houda,vous mettez le doight sur un problème réèl don't la source n'est à mon avis pas dans les méthodes des écoles privées mais dans nos mentalités à nous marocains qui accordons plus de crédit à un francais pour l'éducation de nos enfants.D'autre part je ne peut pas vous laisser occulter le manque dramatique d'enseignants qualifiés au Maroc. Vous qualifiez de raccolage la politique de cette école, ils se font une "belle pub", je suis désolé de vous apprendre que le monde est ainsi fait,à l'échelle de l'homme comme à celle des entreprises ,on ne survit pas sans se promouvoir et si l'on pense pouvoir apporter quelque chose au monde mieux vaut survivre, quant aux écarts de salaires ils reflètent avant tout une réalité économique don't on ne pourrait pas se contenter de décréter la fin comme par magie. Je pense que meme certaines personnes actrices dans l'enseignement privé au maroc ont des pratiques détestables d'autres sont l'honneur de notre pays et je crois bien plus en ces personnes là qu'en qu'en un système politique verrouillé. En éspérant pouvoir prolonger cette discussion très interressante.
Rédigé par : | 04/12/2008 à 17:50
Je suis désolée Hichame si je t'ai blessé mais je ne disais pas cela spécifiquement pour toi, mais c'est ce qui se passe le plus souvent, justement car la situation devient trop difficile..ceux qui le peuvent se protègent de cette misère en s'enfermant dans un autre Maroc où tout est merveilleux. Houda a tout a fait raison en parlant des enseignants français mais ces français sont victimes de la propagande ("le Maroc est un pays touristique et les Marocains sont très accueillants et tout va bien"), parfois ils ont raté leur Capes (examen de titularisation en France)et se disent qu'un petit temps au soleil, payé, pourquoi pas..ils ne comprennent pas le Maroc et ne cherchent pas à le comprendre. En revanche, les jeunes marocains ne sont pas au chômage à cause des français, mais notamment à cause de la corruption, du système de piston dans les écoles et les facs favorable aux fassis et autres corrompus....tu le sais bien. Quant à épouser une Française pour s'en sortir..c'est renier une partie de ce que vos parents musulmans vous ont transmis (même si on peut parfois bien tomber)..se marier pour des papiers c'est très triste et la fierté en prends un coup..sans compter le regard des autres quand tu rentres au maroc...c'est le désespoir qui pousse les gens à cela, mais c'est la même chose en tunisie, en russie, en chine par exemple. Personnellement je souffre de voir ce pays sombrer petit à petit depuis 15 ans (les rues ne sont plus entretenues, les parcs sont à l'abandon, la prostitution gagne, les chômeurs..)j'y passe une partie de l'année et c'est devenu insoutenable...les gens en perdent leurs repères, leur foi..c'est vraiment très dur, le maroc mérite vraiment mieux que cela....
Rédigé par : Sophie | 04/12/2008 à 14:18
sophie, t'as dresser dans ta téte un portrait de moi qui est totalement faux, "vous aurez un 4*4 aux vitres teintées" on n'est pas a rio de janeiro quand meme. je suis pas issue d'une famille de riche comme tu le crois, je suis comme tout ces marocains la, un parmis tout ces gents. je suis d'accord avec toi, le maroc a produit massivement d'étudiants (dont la plupart proviennent des classes populaires), la majorité (pour ne pas dire la totalité) se retrouve au chomage, c'est un decespoir pour la personne elle meme et pour sa famille aussi, a la fin ils manifestent quotidiennement devant les ministères et des fois ca se transforme en drame comme Un groupe des diplômés qui s'est brulé vifs il y a 2 ou 3 ans. Si beaucoup de jeunes diplômés pensent que s’ils ont été formés pour être professeurs, mais les ecoles embauchent des professeurs francais et étranger, tu trouve ca juste? que-est ce qu'ils ont de plus ces professeurs? sont plus qualifiés' plus compétents? j'en doute, c'est plutot comme dit houda, de la publicité. devine hiér j'ai pensé la meme chose que toi, pour ces marocains dont tu parle qui se disent que ca va plutot bien, que lorsqu'on lui parle du maroc c'est la meilleur place ou vivre au monde, il te répond je comprend pas pourquoi les marocains immigre a l'étranger.
les gents ferment les yeux mais c'est parceque ils ne voient pas d'issue, et ce chomeur désépéré n'envisagera qu'une seul solution « Et si j’épouse une Française ? » puisqu’il n’y a pas de place pour lui au maroc.
Rédigé par : hichame | 03/12/2008 à 22:44
En effet Hichame, la route est encore très longue...ces manifestations quotidiennes de diplômés au chômage qui réclament du travail et reçoivent des coups, les quartiers pauvres toujours plus pauvres,les jeunes enfants trop nombreux qui n'auront jamais la possibilité de se payer ces écoles à 7000 dirhams le trimeste, et qui comme Houda le dit, raccolent des français pour avoir une légitimité..la situation est de pire en pire. Vous Hichame,comme tous les autres, en rentrant du canada, vous aurez une bonne situation, vous vivrez dans les nouvelles villas des quartiers propres de Casa, vos enfants seront inscrits dans une de ces écoles, vous aurez un 4*4 aux vitres teintées et vous traverserez Casa, ses bidonvilles, sa misère, ses enfants des rues qui sniffent de la colle ou commettent des petits larçins, sans rien voir ou en fermant les yeux et en vous disant que pour vous cela va plutôt bien. Malheureusement, ici, tout le monde ferme les yeux et cherche à sauver sa peau...
Rédigé par : Sophie | 03/12/2008 à 09:31
sophie, je te signale que je suis pas natif de casablanca. et quand je me rends a casa je m'installe dans le quartier bourgogne.
je vais pas défendre le systéme scolaire marocain, mais depuis quelques années le gouvernement a procédé a une réforme du système éducatif marocain axée sur l'amélioration de la qualité de l'enseignement et inciter les parents a inscrire leurs enfants a l'école surtout dans le milieu rural mais reste beaucoup de travail a faire ( la plupart de ces écoles se situent dans des endroits difficiles d'accès. Les routes laissées à l'abandon,l 'absence de l'alimentation en électricité et en eau potable). sophie je peine a croir que ces enfants a casa ont étés rejetées mais je crois plutot qu'ils n'avaient pas le gout des études, et ils étaients sous mauvaises influence.
les problemes de l'éducation au maroc sont nombreux et au moin d'avoir une baguette magic pour tout solutionner d'un seul coup la route est encore tres longue
Rédigé par : hichame | 02/12/2008 à 22:12
Des enseignants formés qui viennent de france???Ma chère Morgane, on n'en a pas besoin, il y en a plein ici et des fois bien plus compétents...Ce qu'il y a c'est que les écoles comme la ribambelle essayent de se faire une belle pub en recrutant des français,et ils leur donnent le double de ce que peut avoir un marocain pour la simple raison que le nom de famille est d'origine romaine et non arabe...
Rédigé par : houda | 02/12/2008 à 22:06
Hichame, c'est très positif que certains marocains s'expatrient pour faire leurs études à l'étranger puis retournent dans leur pays, mais il ne faut pas oublier dans ce compte là les millions enfants des classes défavorisées (les 0-14 ans représentent 30 % de la population marocaine (31 millions))que l'école ne peut pas former par faute de moyens et par un système scolaire qui exclu les enfants petit à petit, même très jeunes. Je ne pense pas que vous alliez vous ballader dans les quartiers pauvres de Casablanca, mais je vous invite a y aller aux heures scolaires et de voir tous ces enfants jeunes rejetés du système scolaire errer dans les rues..avec toutes les conséquences sociales que cela entraine et entrainera pour ce pays. Il faut sortir des quartiers riches de Casa-anfa, du maarif, de California...pour voir que tout le reste du pays qui forme la majorité est bien loin d'avoir une formation scolaire satisfaisante.Tout le monde ne peut pas se payer ces écoles privées, et ce "tout le monde" c'est la grande majorité. Il ne viendrait pas à l'idée de faire un reportage sur les écoles privées très sélectes de Paris car vous auriez une levée de boucliers ! Et les autres Hicham, et les autres ?? La société est un tout...
Rédigé par : Sophie | 02/12/2008 à 09:22
bonjour, tres beau reportage.
mais je suis pas tout a fait d'accord avec sophie quand elle dit que "les enfants des classes favorisées s'en sortiront et s'expatrieront, laissant ce pays où il n'y a presque plus de classe moyenne d'enfoncer doucement"
par exemple moi je termine mes études universitaires au canada et je compte bien retournertravailler dans mon pays apres avoir acquis une bonne expérience de travail ici. et je vous informe que je suis pas le seul a penser comme ca.
Rédigé par : hichame | 01/12/2008 à 23:11
Le problème fondamental c'est que la plupart des marocains se battent contre la misère, la corruption, le chômage... L'école publique est dans un état lamentable et jette les enfants à la rue ! Bien sûr, les enfants des classes favorisées s'en sortiront et s'expatrieront, laissant ce pays où il n'y a presque plus de classe moyenne d'enfoncer doucement...destination idéale pour les touristes n'est-ce-pas ?
Rédigé par : Sophie | 01/12/2008 à 21:19
tres beau reportage que tu as fait a Casablanca, ... cher ami Mourad et tres bon titre choisit.
Rédigé par : célinette | 01/12/2008 à 20:53
Bravo Morgane : une fois de plus vous faites dans la nuance...
Imaginez qu'un marocain (je ne vais pas écrire "les" marocains, j'évite de mettre tout le monde dans le même sac) vous réponde: "ah bon on n'est plus un pays d'oppresseurs de femmes aux moeurs rigides, quand c'est pour le secteur du bâtiment ou du nettoyage : on est un gentil pays qui offre des ouvriers qu'on peut sous-payer... et bien comme le monde change vite..."
Et par curiosité, qu'est-ce qui fait que vous démarrez au quart de tour à chaque fois quand ça touche de près ou de loin au Maghreb (parce que là, franchement, c'est loin d'être polémique)..?
Ceci dit, ce qui pose vraiment question à travers ce système d'écoles bilingues privées au Maroc, c'est l'avenir même du pays. Puisque si les enfants sont encouragés à maîtriser les codes du français (langue et culture), c'est bien pour s'expatrier. Qu'est-ce qu'il adviendra quand tous ces marocains "déjà formés" quitteront leur pays pour en enrichir un autre, au détriment du développement de leur pays d'origine?
Rédigé par : RD | 01/12/2008 à 20:41
ah bon, on n'est plus des méchants colonisateurs et occidentaux dépravés aux moeurs douteuses (genre l'égalité hommes femmes tout ça),quand c'est pour les écoles : on est un gentil pays qui leur offre des professeurs déjà formés...et bien comme le monde change vite...
Rédigé par : morgane | 01/12/2008 à 19:30
Très bien !
A quand des écoles d'arabe en France ?
(Non je n'ironise pas ! j'ai moi-même essayé d'apprendre avec la méthode Assimil mais je ne retiens pas les caractères d'écriture.. Alzheimer me guette ! ;c)
Rédigé par : minijack | 01/12/2008 à 17:22