Réformes: Sarkozy tacle ses prédécesseurs
POLITIQUE. En marge d’une visite à Montrichard (Loir-et-Cher), où il venait dévoiler les missions du comité d'orientation du fonds stratégique qui tiendra sa première réunion d'ici un mois (Libération du 20 novembre 2008), Nicolas Sarkozy s'est demandé pourquoi ses prédécesseurs n’avaient «pas fait avant» les réformes qu'il a entreprises: «Toutes ces réformes qu'on attend que je fasse et qu'on fait, pourquoi ils ne l'ont pas fait avant? On se demande vraiment. On aurait perdu moins de temps et ça serait moins difficile aujourd'hui. En tout cas, nous, on a décidé de le faire». Peu avare de compliments à l'adresse de ses aînés, le président a surenchéri: «Tous ceux que je vois s'exprimer ont été au gouvernement beaucoup plus longtemps que moi. Ils n'auraient surtout pas dû se gêner pour faire tout ce qu'ils me conseillent de faire. Il ne s'agit pas pour moi d'épouser un nouveau système idéologique, il s'agit d'être pragmatique, devant une situation de l'économie que l'on n'a jamais connue».
Mourad Guichard (avec AFP)
(photos: Philippe Wojazer/Reuters)



Nicolas Sarkozy s'est demandé pourquoi ses prédécesseurs n’avaient «pas fait avant» les réformes qu'il a entreprises: «Toutes ces réformes qu'on attend que je fasse et qu'on fait, pourquoi ils ne l'ont pas fait avant? On se demande vraiment. On aurait perdu moins de temps et ça serait moins difficile aujourd'hui. En tout cas, nous, on a décidé de le faire» Hallucinant !!!!!!!!!!!! Ce personnage a été ministre de l'Intérieur . En 2002, il soutient la réélection de Jacques Chirac. Celui-ci lui préfère Jean-Pierre Raffarin comme Premier ministre et nomme Nicolas Sarkozy ministre de l'Intérieur.Il est nommé ministre d'État, de l’Économie, des Finances et de l’Industrie, dans le troisième gouvernement de Jean-Pierre Raffarin en mars 2004, poste qu'il occupe pendant neuf mois. Il axe dans un premier temps sa politique sur la réduction du déficit. Mais surtout dans un second sur l'oubli ! Voilà , ses "prédécesseurs" avaient donc pour noms effectivement Nicolas Sarkozy en premier et Nicolas Sarkozy en second . C'est bien la première fois que je vois au sommet de l'Etat moderne du petit pays de Démagogie , un sketch à la Dany Boom . Comme dans le royaume d'Elseneur , le crâne de Hamlet : " Too pipeau , or not too pipeau ? " . Avec pour conclusion , cette piteuse réfexion métaphorique de l'ombre populaire devenue brusquement de plus en plus squelettique : " Quand tu viens dans l'pays d'Sarkozy , tu pleures 2 fois : la première quand tu y arrives , la deuxième quand il se casse ! " Et là , personne n'oubliera la fameuse Seine ! Et pour cause ! C'est là , que se termina le périple d'Alfred Jarry , dont nous possédons le remake non littéraire du héros parfait , cette fois idéalement réincarné . Standing ovation exigée ! Bravo à tous ! Va-et-vient permanent des comiques troupiers , portes claquées , cocus triomphants , grilles comme l'humour qui grincent ; tout ça manque effectivement d'huile dans ces vieux engrenages rouillés qui n'en finissent pas , en ces jours de non vision assumée , confirmable et confirmée , d'couiner .
Rédigé par : G. | 21/11/2008 à 10:07
Dites moi les râleurs de tout poil et autres donneurs de leçons... vous feriez quoi à sa place ?
Vous rejouez la lutte des classes version 2008 et vous en rajoutez une couche sur la théâtralité du personnage. Soit, mais ça fait pas avancer le schmilblick.
Le pays est dans une m#### noire non pas à cause de la conjoncture (c'est un fait aggravant) mais structurellement.
On crève de nos immobilismes et dans 10 ans la place de notre pays vaudra celle d'un confetti dans l'échiquier économique mondial. J'ai pas envie que mes gosses vivent ça, car ce sont leurs emplois que l'on prépare aujourd'hui.
Que vous n'aimiez pas le bonhomme Sarko, ça se comprend, mais que vous continuiez à défendre le conservatisme, faut pas pousser Mémé dans les orties.
Que le gouvernement soit de gauche ou de droite, on s'en fout non ? Le principal c'est que vous ou moi ne soyons pas chômeurs le mois prochain.
Je rappelle aussi aux plus aveugles d'entre vous ce principe de l'économie :
Pour qu'une population améliore réellement son PIB, il faut que son économie soit plus forte que celle des autres, sinon, invariablement la progression se fait au détriment des plus faibles.
Et pour aller chercher ces points de PIB en plus, il faut à un moment donné penser "collectif".
Pourquoi est-on incapable de cela en France alors que tant de pays Européens avec une culture qui n'a rien d'éloignée de la nôtre l'ont mise en place sans heurts et avec résultats ?
Rédigé par : Xav | 21/11/2008 à 09:16
Je l'avais prédit il y a plus d'un an: N. Sarkozy est le roi de l'esbroufe, des mots creux et des virevoltes. Aujourd'hui beaucoup de Français se réveillent avec la gueule de bois car ils font aujourd'hui le même constat. Il a déclaré être le président du pouvoir d’achat: jamais ce dernier n’a été aussi bas. Il a déclaré former un gouvernement compact et économe: il augmente son salaire de 170%, le budget de l’Elysée explose, les collaborateurs sont augmentés de près de 25%, on renouvelle toute la flotte d’avions présidentiels. Il a déclaré réduire la dette de la France: cette dernière atteint des proportions abyssales. Il a déclaré vouloir réduire les impôts: depuis qu’il est au pouvoir une taxe nouvelle est créée par mois. Il a déclaré vouloir défendre les droits de l’homme: il déroule le tapis rouge à Kadhafi. Il a déclaré qu’il préférait l’excès de caricature que pas de caricature du tout: il attaque en justice tous ceux qui font preuve d’humour. Par contre, pour ce qui concerne l’autosatisfaction et le tapage médiatique, c’est un champion. Mais le proverbe populaire ne dit-il pas «Ce sont les tonneaux vides qui font le plus de bruit»?
Rédigé par : Albert Guth | 21/11/2008 à 08:33
Des réformes qui profitent invariablement aux plus aisés de notre Société. Quelle urgence, quelle nécéssité y il a les faire? Quel courage est il nécéssaire d' avoir quant on choisi systématiquement le camps des plus fortuné? Le pire c' est qu' un grand nombre de gens dans le besoin, et qui le sont tous les jours un peu plus, lui gardent une admiration béate et irraisonnée .Le propre d' un bateleur c' est de captiver le chaland....jusqu' au jour ou les tours de passe-passe deviendronts vraiment trop flagrants. Le plus tôt sera le mieux car une Société qui subit une telle main-mise des plus riches sur tous les autres n' existait même pas sous l' ancien régime.
Rédigé par : SCHNEIDER Clément | 20/11/2008 à 23:59
Il n est pas normal ce type. C est toujours la faute à quelqu'un d autre.
Il oublie qu il était au gouvernement de chirac pendant tout son mandat.
Qu a t il fait à part de la com depuis qu il est élu? J ai oublié en 1 ans le déficit est passé de 38millards à 52 millards d euro.
Je me souviens qu il nous disait que cette sa priorité.
C est une honte ce type le mur n est pas loin, le pb c est nous qui allons payer les pots cassés
Rédigé par : santiag | 20/11/2008 à 22:52
Et le SAV de SES réformes, qui va l'assurer ? C'est peut-être pour ça que ses prédécesseurs ne les ont pas menées !
Rédigé par : mauricel | 20/11/2008 à 22:32
avant de faire le fanfaron, il ferait mieux de se la jouer un peu discret, car bientôt, les Français se rendront compte des conséquences des "réformes" qui sont en train de plonger notre pays dans un beau bain de m...
enfin c'est vrai, par tous les Français. Les dirigeants des grands groupes vont passer un beau noël (enfin avec sarkozy, c'est un peu noël tous les jours pour eux)
Rédigé par : ced | 20/11/2008 à 21:38
"il s'agit d'être pragmatique"...le pragmatisme est anti démocratique.
Ce qu'il dit n'est pas vrai comme d'habitude mais "plus c'est gros, plus ça passe", comme avec Le Pen.
Au jeu des réformes effectives on peut commencer à jouer. C'est surtout pourquoi il fait ces réformes qui est intéressant et pas s'il devait les faire.
Rédigé par : BCT | 20/11/2008 à 19:34
Ouais ... N'empeche que ce qu'il dit est vrai ...
Rédigé par : HXL | 20/11/2008 à 18:54
il est malade... nous allons tout droit vers une catastrophe sans précédent...
Rédigé par : Sallé | 20/11/2008 à 18:32
Dans le même registre :
"vous voulez savoir (mettez ici n'importe quoi) ?
Et bien je vais vous l'dire."
Du populisme à la sauce moi-je, comme d'hab'.
La méthode Sarko est connue, elle est reprise aujourd'hui par la direction du PS (pas ses adhérents, heureusement !) : regardez qui je suis, ce que je fais (ou pas) et surtout ne vous posez pas la question du pourquoi.
Le comment au-dessus du pourquoi est une négation de la Politique, celle qui mérite une majuscule, celle que tout un chacun doit aujourd'hui s'approprier parce qu'il y va de notre avenir, de celui de nos enfants et de notre planète.
Rien à voir avec les guignoleries reprises par les JT...
Rédigé par : Astringues | 20/11/2008 à 17:45