Institutions: perdrait-on son calme à Orléans?
ÉDUCATION. La perte de contrôle n'est pas une exception à Orléans, certes. Mais voilà que, selon un communiqué des syndicats d'infirmiers publié lundi, le recteur de l'académie d'Orléans-Tours
aurait, à son tour, «perdu son calme» jeudi devant des infirmières et «insulté»
l'une d'entre elles au cours d'une audience sur le projet académique de
santé. «Lors d'une audience avec les syndicats représentatifs infirmiers de
l'éducation nationale (SNIES-UNSA éducation et SNICS-FSU), le recteur a
perdu son sang froid et insulté une collègue de la délégation», ont affirmé les syndicats. «Je vais vous gifler», «je vous emmerde», répété à trois reprises,
seraient les propos tenus par le recteur de l'académie d'Orléans-Tours,
Ali Bencheneb, selon le SNIES. Les infirmières ont immédiatement quitté
la salle et auraient déposé une main courante au commissariat d'Orléans. Après avoir attendu en vain des excuses, les huit
représentantes syndicales des infirmières scolaires, en poste dans
différents établissements de la région Centre, ont décidé de révéler
l'incident. «Malgré des démarches syndicales auprès du ministère pour
une médiation et des excuses, la situation est restée bloquée et nous
ne pouvons que dénoncer un tel comportement de la part d'un haut
responsable national», ont conclu le SNICS-FSU.
Contacté par la presse, le
recteur s'est refusé pour le moment à tout commentaire.
M.Gd (avec AFP)





Pour étayer ce qui semble moralement répréhensible, il serait intéressant aussi de savoir ce qui a pu motiver un tel "pétage de plomb".
Nul n'est parfait en ce monde, et péter les plombs peut arriver à tout le monde.
Quand un homme (dans le sens primaire du terme) est acculé, il ne faut pas s'étonner que son instinct primaire ressurgisse.
Et puis, des fois, faut avouer... ça fait du bien !
Que le premier qui n'a jamais eu ce genre d'attitude me jette la première pierre.
Rédigé par: Xav | 06/10/2008 à 22:43
C'est juste "Xav" mais....Il ne faudrait pas que l'insulte devienne un moyen d'expression...les bras d'honneur, les doigts, les "vous n'allez pas me faire chier...".
Rédigé par: BCT | 06/10/2008 à 23:40
Ce qui a motivé cette réaction, c'est que les infirmières ont expliqué au recteur le souci suivant :
La loi prévoit que les enfants de Grande Section de maternelle passe une VISITE MEDICALE. C'est-à-dire un examen fait par un médecin.
Or, comme on manque de toubibs scolaires sur le Loiret, beaucoup de Grandes Sections, l'an passé, n'ont pas eu cette viste.
Le recteur souhaitaient que les infirmières fassent passer cet examen, notamment aux actuels CP qui n'ont rien eu l'an passé.
Les infirmières lui ont expliqué qu'elles verraient les enfants, certes, mais en précisant aux familles que cet examen infirmier n'équivalait pas une visite médicale (puisqu'elles ne sont pas médecins).
Cela n'a pas plu au recteur.
L'infirmière qui s'est vue répondre ainsi était calme, ce qui est dans sa nature, d'ailleurs. Mais le recteur n'a pas apprécié, semble-t-il, qu'on lui rappelle la loi.
Rédigé par: Steph / Polyborus Plancus | 07/10/2008 à 00:17
Avec les précisions apportées par Steph concernant cette affaire , je dit bravo aux infirmières .Ces visites médicales qui doivent se faire par des médecins , à titre préventif afin déceler un problème auditif, de vue , social etc.. doivent permettre aux enfants d'aborder leur scolarité dans de bonnes conditions et éviter des "échecs " scolaires faute de prévention . Triste constat que l'Etat ne veuille plus prendre en charge ces enfants sur le plan Santé !!! Il en est de même pour ce qui concerne les visites médicales pour les salariés pourtant obligatoires , n'étant plus systèmatique et à revoir au niveau de leur pratique un peu légère faute de personnels et finances .
Pour faire court, il est urgent et indispensable de faire plus de prévention !
Rédigé par: Eric Taillandier | 07/10/2008 à 02:37
Le moyen-âge avait donné le cotignac à Orléans.
La fin du 20ème siècle, les macarons aux fruits d'Orléans.
Le début du 21ème siècle, les pétages de plomb en tous genres.
C'est le progrès, ma brave dame !
Rédigé par: CDG | 07/10/2008 à 05:45
Méthode Sarkozy ou stress intense de petits chefaillons ? Les insultes sur agents se multiplient également dans les collectivités locales. Chez nous, un chef de service a traité 3 assistantes de "connasses". Les "3 connasses" attendent toujours les excuses pendant que le chef de service s'étonne que ses agents du manque d'enthousiasme de ses subordonnées ...
Rédigé par: Bastien CGT | 07/10/2008 à 08:58
Voilà, la boucle est bouclée, on a l'info en presque totalité. (Je me rend compte d'ailleurs que l'une de mes filles est par la même occasion directement touchée par cette mesure).
Je m'interroge aussi sur ce qui déclenche la colère chez cet homme porteur d'une importante responsabilité. Les propos de l'infirmière étaient ils calmes et si sereins que ça (les mots peuvent être blessants et violents, malgré un calme olympien) ou y'a t'il des événements précédents qui nous échappent et que nous ignorons qui auraient fait le creuset de ce "pétage de plombs".
Je ne remets pas en cause l'attitude condamnable de ce recteur, je cherche juste à nuancer ce qui jusque là se révèle être une chasse à l'homme vue d'un seul bord, celui des infirmières.
@BCT :
Il semblerait que l'insulte soit pourtant un moyen d'expression retenu par les plus "grands" : "casse toi pauv' con" en est un parfait exemple ! ;-)))
Rédigé par: Xav | 07/10/2008 à 09:03
le recteur n'a pas le droit d'insulter les infermieres scolaires.
Rédigé par: célinette | 07/10/2008 à 12:12
Il vient de démissionner ...
Rédigé par: Horza | 07/10/2008 à 14:08
Pour info, le recteur vient de démissionner.
Antoine Tresgots
Secrétaire départemental
UNSA Education Loiret
Rédigé par: A. Tresgots (UNSA Education) | 07/10/2008 à 15:26
Depuis il a demissioné.. il ne préfére pas s'excuser. Le respect ça s'apprend à l'école ensuite on peut s'asseoir dessus!
Rédigé par: Calamity Jane | 07/10/2008 à 16:16
Eric,
la visite médicale annuelle a été supprimée depuis des années pour les fonctionnaires de l'Education Nationale à la demande des syndicats qui trouvaient honteux que la hiérarchie "contrôle" ainsi la santé des enseignants. Si quelqu'un a des renseignements là-dessus, je suis preneur ...et a fortiori si je me trompe !
Rédigé par: geister | 07/10/2008 à 20:41
Oui, geister, vous vous trompez.
Il n'a jamais existé aucune médecine du travail pour les enseignants, contrairement aux exigences pour tous dans le droit du travail, et contrairement aux demandes des enseignants eux-mêmes. Ils ne passent qu'une seule visite médicale, fort succinte, pour leur titularisation. Ensuite... bon pour le service.
Rédigé par: Steph / Polyborus Plancus | 07/10/2008 à 23:45