«Borderline» en bord de Loire
SOCIÉTÉ. Depuis deux mois, rien n’y fait : les jeunes se retrouvent sur les quais de Loire à Orléans (Loiret) pour des soirées fumantes et arrosées. Ils s’alertent par SMS ou via Internet. Chacun arrive avec des bouteilles, des canettes achetées au supermarché «pour ne pas trop douiller chez l’arabe du coin». Ces rendez-vous pallient un manque cruel d’activités, la municipalité UMP œuvrant à faire d’Orléans un musée du silence. «Il n’y a pas d’autre endroit pour se retrouver», explique Benjamin, jeune bachelier, une bouteille de vin à la main. «Nous, on est anti-boîtes de nuit. Quant aux bars, ils sont inabordables.» Alors, dès 20 heures, ils se retrouvent par petits groupes distincts, parfois armés de djembés ou de guitares. (Lire la suite...)
Certains, à l’image de Vincent, brandissent l’aspect «convivial
de ces rencontres». «L’alcool désinhibe. Il nous permet d’entrer en
contact avec d’autres jeunes, quelle que soit leur origine sociale.» Un
enthousiasme tempéré par Benjamin : «On se parle, oui, mais les
barrières sociales demeurent.» De fait, les jeunes des quartiers
populaires occupent le haut des quais, pendant que leurs petits
camarades des beaux quartiers se retrouvent au bord de l’eau. Entre les
deux tribus, un no man’s land. Même si certains soirs, les frontières
bougent. «Ça part souvent en couille» , explique Marco. «L’autre soir,
on a sauvé un rasta que des jeunes de l’Argonne voulaient foutre à la
flotte.»
En milieu de nuit, dans un bar branché du centre-ville, le téléphone de
Séverine sonne. «Oui ? Vous êtes au bdl [bord de Loire, ndlr] ?
J’arrive !» Cette étudiante termine son verre et file vers les quais.
«On a besoin d’air frais», s’amuse-t-elle. «C’est là-bas que j’ai fait
ma première nuit blanche. Ce sont souvent des rencontres d’un soir,
mais c’est ça qui est excitant. Tu ne te rends plus compte de rien. On
pourrait tuer quelqu’un et le jeter dans l’eau, ça n’aurait pas plus
d’effet que cela…» Camille et Aliénor considèrent ces rendez-vous comme
une «alternative sociale». «Avec ou sans fric, tu peux communiquer. Et
surtout, les jeunes se sentent libres.»
Le dimanche matin, les quais ressemblent à une immense décharge à ciel
ouvert. Ce qui commence à irriter les riverains. «Il y a des tessons de
bouteilles partout, c’est dur à encaisser, regrette Valérie. Ils ne
sont pas agressifs envers nous, mais il y a régulièrement des batailles
rangées. Et je ne vous parle pas des comas éthyliques.» Les forces de
l’ordre semblent discrètes. «On les voit de temps en temps , indique
Vincent. Ils s’arrêtent parfois, nous demandent nos papiers, mais ça ne
va pas plus loin.» Si la municipalité n’a pas encore pris de mesures
répressives, certains élus ne cachent pas leur inquiétude. Ce qui
laisse Laurent, un fêtard de passage, songeur : «C’est amusant de voir,
le même soir, les parents élus voter des arrêtés anti-tout et leurs
enfants trinquer gaiement à la santé de leurs aînés.»
Mourad Guichard
(Photos: Julien Pitet)




Mdr ! chui dessus abuzer
Rédigé par : blablabla | 02/09/2008 à 21:35
Au moins Orléans propose désormais un "endroit alternatif" pour que les jeunes se retrouvent.
Les gens y verront toujours l'aspect négatif, mais ne regarderont pas de plus prés pour y voir enfin une communauté de jeunes Orléannais qui se parle dans un envirronement agréable et réaménagé à cet effet...
Rédigé par : Romain | 02/09/2008 à 07:27
Bon article mettant en abyme l'un des phénomènes sociaux développés par les jeunes d'aujourd'hui.
Pourquoi céder à la panique, à l'alarmisme et à l'angoisse pour notre ville alors que dans les années 70, cette pratique était très répandue, quasi libertaire, et ne présentait que peu de problèmes aux autorités locales.
Originaire d'Orléans, je cautionne parfaitement cette réunion alternative des jeunes dont je fais partie. Face à la flambée des prix depuis quelques années ( et ça personne ne peut le contester), il est très difficile pour un jeune étudiant de sortir avec ses ami(e)s à moindre coût à cause des autres dépenses exorbitantes auxquelles il doit faire face. Il est force de constater le prix prohibitif des cinémas, l'augmentation des consommations dans les bars, et la non-présence des clubs de discothèque et des salles de concert dans le centre ville d'Orléans. Aucun étudiant n'est enjoué à l'idée de dépenser presque 10 euros pour une séance de cinéma le week-end, alors que c'est à ce moment-là que les étudiants pourraient profiter le plus des tarifs préférentiels au vu de leurs disponibilités.
De plus, si les autorités voulaient écraser cette présence des étudiants et des jeunes en général le long des bords de Loire de peur de débordements, il serait impossible du tout à chacun de se retrouver sagement dans un bar de la ville. La capacité d'accueil n'étant pas suffisante.
Pour terminer, je voudrais répondre à un message disant que les jeunes préfèrent dépenser 20 euros d'alcool dans une soirée plutôt que d'investir un bar, une discothèque ou un cinéma. Aucun jeune ne va aller dépenser jusqu'à 20 euros pour passer une très bonne soirée avec des ami(e)s le long de la Loire. Et même s'il le voulait, où est le mal? Nous préférons peut-être passer une soirée de la sorte: avec tous nos ami(e)s, réunis dans un lieu public, au sein de notre ville, en plein air pour profiter de l'été, et nous permettant de faire de belles rencontres.
Par ailleurs, une telle soirée nous permet de rencontrer beaucoup plus facilement des jeunes de notre âge. Alors qui pourrait critiquer le caractère social et le caractère d'intégration dont chaque jeune peut tirer de ces soirées? N'ait-il pas plutôt bénéfique de voir les jeunes de classes sociales distinctes se mélanger, se rencontrer par leur propre initiative?
C'est par conséquent cette morale capitaliste de rentabilité financière et de ville bien rangée qui n'arrivera jamais à faire avancer les choses.
Je me permets de tirer cette conclusion en fonction de ma propre expérience personnelle. Ayant vécu pendant un certain temps en Espagne, j'ai eu l'occasion d'expérimenter les fameux 'botellón'. Cette réunion de jeunes semblable à celle qui se déroule sur les bords de Loire n'apporte pas de problèmes dans les grandes villes espagnoles. Les jeunes cohabitent très bien durant ces soirées. Le but est uniquement de pouvoir se réunir avec tous ses ami(e)s en même temps, durant la même soirée et de pouvoir passer du bon temps avec eux autour d'un ou plusieurs verres. Un deuxième avantage se présente pour les autorités de la ville. Il est beaucoup plus facile de gérer un groupe de jeunes rassemblés au même endroit si des incidents surviennent que de devoir gérer plusieurs groupes éparses si plusieurs incidents surviennent dans la nuit à des endroits différents. Et c'est ça qui fait la force et la réussite des réunions de jeunes en Espagne. Et cela ne signifie pas du tout que les jeunes fréquentent moins les cinémas, bars et autres discothèques. Au contraire, les tarifs sont plus avantageux et même le week-end pour les étudiants.
Alors tout simplement, ce message pour la vie des jeunes orléanais et pour leur liberté!!!
Rédigé par : Adrian | 01/09/2008 à 14:33
Mais le pire c'est qu'ils l'ont choisi. Un politique de la ville au profit des moins petits
La municipalité est entrain de reconstruire le centre... maisons composées de pierres, briques et colombages, petits pavets et supréssion de la plage. les prix immobiliers grimpent. Les Bars ont augmenté le prix des pintes et les épiceries vendent des alcools sans merci, même tardivement.
Le phénoméne "Botellon" (orthographe...?) n'est pas nouveau, ça se fait en Espagne, sur les Bord de mer, à Bayonne....
Résultat des courses: un beau bord de loire flambant neuf, siéges, terrasse et vu sur ST Marceau. arretez vous sur ces quais vous comprendrez... c'est un plaisir de s'y installer. S'ils mettent de l'herbe et des arbres ça aurait été parfait: un havre de paie. S'il n'y avait pas les gardiens de la paie pour les riches prorpiétaires de cette rue qui ont une ci belle vue.
A Orléans, on a pas la vie facile, avec une des plus grande brigage cannine, des policiers municipaux à tous les coins de rue, Grouar et Montillot font bien leur boulot: aucun clodo que des Bobos!
Et les jeunots? Bah c'ets le même topo! Au cachot! si tu prend l'apéro ou qu'tu fume ton bédo pas dans un bistrot mais à coté d'l'inexplo et t'as beau venir à vélo les flics veulent te "pécho": Ouai gros!
Pourtant ce lieu était un lieu unique jamais égalé sur Orléans. Même sur le parvi de la cathédrale, il n'y avait pas autant de monde qui se rassemblaient pour partagé quoi? une gorgée, deux trois bouffées, des blagues... enfin faire des soirées et se rencontrer.
Car finalement ce que veut Notre maire (Grouard) c'est nous séquestré devant notre télé ou nous pousser à consommer: faire marcher le Pathé (le ciné), qu'à partir d'1h on soit rentré apres avoir siroté notre kir Royal dans un café ou l'on a plus le droit de fumé...
la police est la pour interpeller celui qui voudrait s'installer et boire sa bière au bord de loire au lieu de faire sa prière, au bord du lit, avant de faire le Noir.
Merci grouard pour rendre les rues desertes mais jolies.
Ne jamais oublier: Orléans ville du Néant!
Rédigé par : visitueur | 29/08/2008 à 11:47
Qu'est-ce qu'il faudrait faire pour occuper ces pauvres petits jeunes désoeuvrés, trop pauvres pour se payer un demi mais pas une bouteille de whisky ? Victimes d'un manque cruel d'activités, militant de rencontres alternatives... Qu'ils aient tout simplement envie de se bourrer la g... devant un paysage sympa, c'est exclu apparemment...
Les êtres humains sont grégaires mais ont-ils besoin à ce point qu'on les prenne en charge ? Qu'on leur file une chemise brune on un foulard rouge et qu'on leur apprenne à chanter au cours d'un défilé au flambeau ??
Je ne sais pas ce que je trouve le plus pathétique : ces jeunes qui ne savent pas quoi faire de leur liberté ou ceux qui voudraient politiser (dans tous les sens du terme) des beuveries juvéniles qui ne se cachent plus.
Rédigé par : geister | 28/08/2008 à 14:07
Rien à voir, mais tout complétement d'actualité avec cet article qui est peut-être l'un des derniers de LibéOrléans : est-ce un bruit, une rumeur ou la vérité qui dit que LibéOrléans, comme d'autres Libévilles, fermerait ses portes le 1er septembre ???
Ci-dessous, la lettre que j'envoie à Libé, chacun peut en faire autant s'il est attaché au pluralisme et à la qualité de l'information :
à
MM Denis Pierrard et Laurent Joffrin
Libération
11, rue, Béranger
75154 Paris Cedex 03
Messieurs,
Venant d’apprendre, par source officieuse mais digne de foi, l’arrêt du site www.libeorleans.fr (et d'autres) à compter du lundi 1er septembre 2008.
Je tiens à vous faire-part sans délai de ma stupéfaction, mon indignation et mon profond attachement à ce site d’information, ainsi que de mon total désaccord avec cette fermeture injustifiable. LibéOrléans, comme tous les autres Libéville, ne doit pas cesser de nous informer !
Sans doute pensez-vous que la lettre d'un simple citoyen orléanais n’est pas grand-chose et ne comptez-vous donc pas revenir sur cette décision purement comptable, pour l'instant du moins...
Je tiens cependant à vous expliquer les raisons qui me poussent à vous demander de renoncer à cette suppression désastreuse pour Orléans, l'image du quotidien Libération et ses lecteurs/internautes :
* pour Orléans : l'esprit de débat et d'échange revit dans cette ville depuis que ses habitants peuvent lire en ligne LibéOrléans : autre regard porté sur la vie locale, détaché des pouvoirs en place et des financeurs locaux, clairement ancré à gauche, LibéOrléans permet de lire autre chose que le seul quotidien local, inféodé aux élus UMP, ou l’hebdomadaire gratuit, lié à la publicité institutionnelle et aux mêmes décideurs. C’est tout à la fois le bol d’air et la soupape qui manquaient dans notre ville. Libéorleans informe, argumente, suscite le débat de manière bien plus pertinente que n’importe quel autre support sur l’agglomération orléanaise, avec un ton remarquable et tout de suite reconnaissable.
* pour le journal Libération et son image : j'espère que vous consultez de temps en temps votre site internet et, en particulier, le nombre de commentaires, lorsque c'est un article de LibéOrléans qui fait la Une... Cela donne envie d'aller voir si tout Libération est de la même veine ! J'ai donc les titres de Libération sur ma page d'accueil Internet. Pourquoi ? Parce que le ton que je découvre sur Libéorleans, j’ai envie de le retrouver sur des sujets plus nationaux ou internationaux. De là à aller voir et acheter l'édition papier, il n'y a qu'un pas facile à franchir. Si moi j’agis ainsi, sans doute d’autres aussi. Autant vous dire que sans le site LibéOrléans, le reste de Libération perd beaucoup de son attrait…
* pour ses lecteurs/internautes : les lecteurs de LibéOrleans sont aussi acteurs, pas seulement consommateurs. Ils sont nombreux, de plus en plus nombreux, ils commentent, ils se rencontrent, ils cherchent à faire bouger Orléans, l’agglomération, le département. LibéOrléans est devenu un lien, un relais, une source d'informations, le lieu d’échange et de débat où l’on se parle.
Messieurs, il me paraît vraiment impensable et invraisemblable de vouloir laisser sur Orléans le champ libre à un seul média campagnard, marqué politiquement et faire-valoir du pouvoir en place. Orléans aussi a droit au pluralisme ! LibéOrléans, comme les autres Libévilles, est un argument de poids pour Libération, par sa proximité avec les lecteurs. S'en priver, c'est décider de se couper la main qui écrit !
En tant que citoyen orléanais, je redoute cet arrêt du pluralisme et je vous informe que de nombreux autres Orléanais risquent de réagir, la surprise passée, à ce qu'ils pourraient percevoir comme une censure ou un désaveu pour un journaliste reconnu et estimé dans toute la région.
Je réitère donc solennellement ma demande de maintien du site www.libeorleans.fr
Yves Pasco
A moins que ce soit la seule solution qu'ait trouvée Libé pour empêcher un "grand" quotidien local de copier et plagier Mourad ???
Rédigé par : Yves Pasco | 28/08/2008 à 02:39
Tiens tiens... un quotidien local bien connu dégaine à son tour sur le même sujet sans aucunement se référer à cet article... mais en disant l'exact contraire : tout va bien sur les bdl ! Depuis juillet, dixit l'article, la police municipale fait un travail remarquable et tout et tout ! Même que l'adjoint à la sécurité est tout content !!
Qui croire alors ?
Rédigé par : Fansolo | 27/08/2008 à 17:24
Merci pour ce cours de fumette... ;-) disons que je me range dans le camp des pro-dépénalisation. ;-))
Je relevais surtout le fait que de nos jours les tests salivaires permettent des détections plus chimiques sans même avoir sur soi les substances prohibées.
Rédigé par : Xav | 27/08/2008 à 10:30
Ah oui aussi: les boites a orléans ne passent pas de la vraie musique, qu'importe le genre. Raison de plus pour rappeler qu'elles ne valent rien que ce soit en matière de house, electro, ragga ou rap...
@xav la résine ou la ganja s'emploient presque exclusivement socialement normalement (ça se fait "tourner"), et ça rend quand même nettement moins skyzo et agressif que la pillave. Après chacun son délire, perso l'alcool j'aime moyen, mais je suis outré que contrairement à ce que les hippies croient, les flics en civil sont souvent là et passent leur temps à faire le tour des "cercles d'amis" pour chercher du shit. Si des jeunes squatteurs de BDL nous lisent: rapprochez vous un peu de la loire pour fumer vos spliffs de façon à avoir une vue d'ensemble et si vous vous faites chopper, essayez pas de prendre les BACCueux pour des cons, si vous ètes francs il se peut même qu'ils vous rende votre bout...(véridique).
Rédigé par : | 24/08/2008 à 20:04
Marrant ça, y'a un aticle de la même veine sur la Tribune d'Orléans, et des photos identiques... ;-)
Toutefois, je ne suis pas étonné qu'on relève l'alcool comme un nouveau dérivatif de dés-inibation chez les jeunes. Ca fait des siècles que ça existe, et de nos jours, la cigarette et le "teuch" étant de plus en plus difficiles socialement ou légalement à employer, l'alcool devient donc un remplaçant logique.
Quant à se réunir ou pas sur les quais de Loire, cela prouve que les jeunes ont du goût pour les endroits sympas...
> Julien Pitet, l'excellent photographe de ce périodique gratuit travaille également pour Libé. D'où la similitude de certains clichés. M.Gd
Rédigé par : Xav | 23/08/2008 à 22:04
Il ya de très bonnes choses dans tout ça. Le rappel historique de Luc Baranger et les constats de Tom et Lame de fond.
Le but de ce papier est de montrer, me semble-t-il, qu'un phénomène de société s'installe. Rien de bien terrible mais un phénomène de société. Les jeunes veulent se ré approprier certaines choses.
- Les "boites" sont chères et sélectives, c'est une vérité,
- les lieux manquent et la ville s'endort doucement,
- la ville est de plus en plus "clean" en attendant d'être vidée, lessivée, oubliée...
Il n'y a pas longtemps pendant les fêtes de Loire, Miguel (je crois que c'est Miguel), nous montrait des jeunes qui s'étaient donnés rendez-vous (SMS) sur la place de la Cathédrale (devant le Conseil régional) pour danser la tectonic. Pourquoi ?
Quant à l'alcool c'est un autre sujet. Il est alarmant.
Je vous laisse lire l'article de "Kamisole" sur ce thème :
http://kamizole.blog.lemonde.fr/2008/08/23/alcoolisme-et-violences-des-ados-quid-de-la-responsabilite-des-parents/
Rédigé par : BCT | 23/08/2008 à 19:30
c'est vrai que pour les riverains ça doit être inssuportable et que tout ce verre brisé aux bords d'un aussi beau fleuve c'est de l'abus que le civisme de mettre ses bouteilles à la poubelle manquent à beaucoup, mais le vrai problème c'est que tout ce qui est fait pour que les jeunes s'amusent: bar, discothèques etc...c'est trop cher pour boire (3euros les 30cl de coca) beaucoup et que parfois on ne nous laisse pas rentrer, et le plus grave là dedans c'est surtout qu'on aie rien trouvé d'autre à foutre un samdi soir que s'éclater la gueule au bord d'un fleuve et que les jeunes préfèrent dépenser moins et être sur d'être torché, que de boire moins dans un endroit qui lui leur est à prioris destinés Prenez une ville comme Tours où les jeunes vivent, un samdi soir on se pose la question de savoir ce qu'on va faire, ce qui n'est pas le cas à Orléans. Ca se met autant la tête, mais c'est nettement plus convivial, et les risques sont pas les mêmes. A Orléans faut faire attention certains soirs quand l'alcool coule parce que les esprits s'échauffent super vite, mais bon en même temps dans une capitale de région où il y'a une seule salle de concert (l'astro), peu de bars qui ne sont pas dans le délire "fashion" avec des prix raisonnables, et où la moitié de la ville qui comprend le campus(La source)ne propose rien...y'a de quoi péter un cable.
Combien de nos étudiants se barrent à Tours ou Paname parce que se sont "des villes qui bougent"? (beaucoup)
Combien d'endroits alternatifs ou de lieux culturels existent ils pour que des groupes locaux de musique, de danse ou théâtre puissent se produire le week end? (zéro)
Qu'est ce qu'on peux faire un samdi soir à Orlinz?
Rédigé par : Lame de fond | 23/08/2008 à 18:25
Très drôle en effet cette (dé)couverture médiatiques de la boisson chez les jeunes.
Les soirées des bords de Loire des jeunes d'Orléans me rappellent celle des quais de Seine à Paris ou celles passées sur les plages en Bretagne. Sont ce les jeunes qui sont à blamer ou l'augmentation drastiques de certains tarifs (10€ l'entrée au ciné - 10€ un cocktail dans un pub). Les gosses ont raisons de créer des lieux de rdv alternatifs ou ils peuvent se rencontrer.
Que dire de la morale des parents eux aussi accros à l'apéro ?
Rédigé par : Tom | 23/08/2008 à 15:14
Belles photos...
Rédigé par : Bir Hakim | 23/08/2008 à 13:40
On a l'air de découvrir un phénomène qui a toujours existé. J'ai grandi sur les bords de Loire dans les années 50, à Trélazé, Maine et Loire, où se trouvaient alors les mines d'ardoise. L'alcool était omniprésent, aussi bien chez les ados que chez les adultes. A 10 ans, le jeudi, ou pendant les vacances, pour nous faire trois sous, nous, les mômes, nous faisions la noria entre l'épicerie et le carreau de la mine avec 8 bouteilles de vin d'Algérie dans les sacoches du vélo. En moyenne, un mineur de fond éclusait entre 2 et 4 litres de rouge par jour ! Nous étions familiarisés avec l'alcool dès le plus jeune âge et, pour faire comme les grands, nous nous réunissions en bandes et nous prenions des cuites carabinées, jusqu'au coma éthylique. L'alcool était devenu une institution. Quand un mineur de fond accidenté du travail se retrouvait à l'hôpital d'Angers, une fois opéré et pansé, on l'orientait systématiquement vers un pavillon de désyntoxication. Un jour, j'y ai retrouvé le type qui m'a élevé... alors qu'il était abstinent depuis 20 ans, 4 ans de goulag en Sibérie lui ayant bousillé l'estomac. J'ai raconté cette culture de l'alcool dans Visas Antérieurs (Gallimard) en 97. Dans les années 70 et 80, j'étais éducateur et j'ai constaté les mêmes phénomènes d'alcoolisation collective, aussi bien chez les jeunes des cités ouvrières de St Nazaire que chez ceux des banlieues de Cleveland, Ohio, où j'ai aussi travaillé. Il n'y a rien de nouveau sous le soleil. Quel est le but de faire des papiers, qui flirtent avec le sensationnel, sur un sujet éculé ?
Rédigé par : Luc Baranger | 23/08/2008 à 13:10
C'est énorme: maintenant ça va être la faute des élus, quelle hypocrisie, et on peut parler de la responsabilités des journalistes en lisant ça.
Enorme de lire que les jeunes génération ne peuvent pas mettre 20 euros dans une activité alors qu'elle claque le double en alcool.
Il y a un décalage formidable entre certains qui se croient défendre les pseudos opprimés et la réalité.
Rédigé par : Send | 23/08/2008 à 12:31
votre article montre au mpins l'absence de politique sociale et culturelle destinées aux jeunes générations qui ne peuvent mettre 20 euros par ci par là... ils font des choix, ils ont de bonnes raisons de le faire... votre reportage est antinomique avec le reste du dossier de libé, notamment son édito qui prône une prohibition totale: répression et rééducation... franchement c'est une honte, vous participez à la création d'un nouveau marché parallèle et à des excès qui confortent les décisions actuelles... belle balle dans le pied !!! beau projet de société, vous avez raison de taper sur le PS, au moins c'est facile et désormais tellement admis que vous en êtes au même point, libé est décevant
Rédigé par : olivier p | 23/08/2008 à 11:49