Hébergement d'urgence des sans-papiers: Martin Hirsch rappelle le préfet à la loi
SANS-PAPIERS. Michel Bergue, le très zélé secrétaire général de la préfecture du Loiret chargé de «vider le stock de demandeurs d’asile» (Libération du 19 août 2005) vient, une nouvelle fois, de se mettre hors la loi. Cette fois-ci c’est Martin Hirsch, le haut-commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté, qui le somme d’appliquer la loi, rien que la loi. Dans un courrier daté du 10 avril 2008, Bergue, s’appuyant sur un arbitraire qui force le respect, estimait qu’une femme sans-papiers et sa fille ne pouvaient prétendre à l’hébergement d’urgence. Il écrivait: «Dans la mesure où elle est en situation irrégulière, elle ne peut donc pas prétendre à bénéficier d’un hébergement financé par l’état». Le haut-commissaire, dans un courrier daté du 6 juin 2008 et adressé à Jean-Michel Bérard, préfet du Loiret, s’étrangle: «Permettez-moi alors de vous rappeler que le droit à l’hébergement d’urgence et l’accès aux structures d’hébergement d’urgence n’est pas soumis à une condition de régularité du séjour et qu’il est accordé au regard d’une situation de détresse (…) Il n’est même pas formellement demandé aux personnes hébergées de présenter un document d’identité ou un titre de séjour à leur arrivée». Et Martin Hirsch d’exiger leur réintégration «au sein du dispositif d’hébergement d’urgence». Comble de l’absurde, le préfet a fait savoir à Libération qu’il était «du ressort des associations de prendre les décisions en matière d’hébergement». Transmis à Michel Bergue.
Mourad Guichard




humm.
tien, une lueure de vie...
Rédigé par : leperepeinard | 03/07/2008 à 11:07
Situation de retour.
Si on les mettait en situation de retour en premier lieu, il n'y aurait peut-être pas besoin de la situation d'urgence
Rédigé par : Philippe | 03/07/2008 à 11:07
Très belle photo : la préfecture derrière des barreaux...
Rédigé par : Fansolo | 03/07/2008 à 06:13
Tout de suite les grands mots !
Ce n'est pas une mise hors la loi... Tout juste une ridicule faute... d'orthographe !...
N'est-il pas permis de confondre "Hébergement" et "Héberguement" ?
Rédigé par : minijack | 03/07/2008 à 00:01
http://circe45.over-blog.com/article-13278407.html
Je ne sais plus si j'ai mis le lien ou non
Rédigé par : Circé | 02/07/2008 à 20:23
Le même Bergue qui a traité de menteurs les collectifs, associations, syndicats et partis qui manifestaient devant la préfecture contre les conditions d'accueil honteuses faites aux étrangers qui attendent des heures avant d'être reçus, quand ils ont la chance de l'être ?
Le même qui dit qu'il n'y a pas de quota ( mot très en vogue actuellement )de tickets délivrés pour recevoir le public, tout en affirmant que tout le monde est accueilli dans la journée et que non décidément non, il n'y a personne qui attend chaque matin devant la sous-préfecture, enfants y compris dès 7 heures du matin, qu'il pleuve, neige ou vente, arguant du fait que lorsqu'il a fait son jogging la dernière fois à 7 heures du matin il n'y avait qu'une personne qui attendait.
Traitement proposé : des lunettes contre la myopie ( d'état ?), un sonotone pour entendre ( même les battements de coeur des étrangers )et puis pourquoi pas un solide travail sur lui-même qui l'empêcherait d'hurler, d'aboyer devrais-je dire contre ceux qui contestent ses décisions,lui qui se retranche toujours parfaitement derrière sa fonction, se prétendant fonctionnaire avant tout, sans état d'âme et zélé ?
Historiquement, on a déjà entendu cela quelque part ? Où déjà ?
Et curieusement, au-delà du fou-rire qui m'a pris en lisant cet article, je n'étais nullement étonnée.
Bizarre, non ?
Pour info, voici ce que j'avais écrit le 23 octobre 2007 sur les conditions d'accès à la sous-préfecture.
Rédigé par : Circé | 02/07/2008 à 20:10