Une école pour appréhender le Web, cool
ITW Fabien Prêtre Libé (1/2)
INTERNET. «Fabien? Il ne peut pas concevoir une phrase sans placer le mot blog ou le sacro-saint Web 2.0». Ce portrait singulier brossé par un proche de Fabien Prêtre, jeune entrepreneur orléanais baignant dans les nouvelles technologies de l’information et de la communication (NTIC) résume bien la situation. Pour ce co-fondateur de la WebSchool, qui vise à initier tous types de publics aux joies du blogging, la vie ne tient qu’à un lien hypertexte. Et c’est tout naturellement vers lui que s’est tourné Éric Besson, secrétaire d’état chargé du développement de l’économie numérique, lors de sa venue à Orléans jeudi midi pour lancer les «assises du numérique».(Lire la suite...)
ITW Fabien Prêtre Libé (2/2)
«La WebSchool est un projet que nous avons porté, deux amis et moi-même, dans le seul souci de sensibiliser des publics aussi divers qu’un chercheur d’emploi ou un patron de Pme aux enjeux économiques liés à Internet», explique Fabien. «Tous deux ont à y gagner. L’un pour son futur parcours professionnel, l’autre pour le développement de son entreprise». Selon lui, cette académie du Web qui devrait compter, selon Éric Besson, une vingtaine de clones sur l’ensemble du territoire d’ici la fin 2008, ne peut fonctionner que sur le mode de la gratuité. «Nous avons construit notre projet sans qu’il soit porté par une structure installée, qu’elle soit associative ou institutionnelle. Et ça n’est pas facile d’expliquer cette démarche aux différents partenaires».
Pour preuve, cette déconvenue née du discours ministériel qui a salué
cette première WebSchool comme étant un enfant naturel de la CCI,
pionnière en la matière. Plouf dans l’eau. «La CCI est notre partenaire, mais elle ne fait qu’héberger nos ateliers. En aucun cas elle n’est à l’origine de la WebSchool».
Ces débats internes, qui auront naturellement échappé au secrétaire
d’état, ne peuvent gommer l’engouement du public pour cette initiative
pratique, ludique et participative. Depuis sa création, la WebSchool semble répondre à
une réelle attente. Si elle est boudée par certains blogeurs locaux,
querelles de clochers obligent, la WebSchool attire un public toujours
plus nombreux et diversifié. «Nous essayons de nous adapter aux connaissances des participants»,
résume une intervenante. «Nous partons de leurs connaissances, parfois
rudimentaires, pour leur expliquer les enjeux du Web et la nécessaire
maîtrise du référencement de leur entité sur Internet».
Mourad Guichard
> Contacts et renseignements: fabienpretre.com




@Miguel:)) On va les inviter ! ... :))) Tous derrière les claviers ! :))
Rédigé par : Fabien Pretre | 09/07/2008 à 03:11
"des réunions de réflexion avec des députés comme Olivier Carré ou Jean-Paul Charié... seraient à mon avis intéressantes... " effectivement, ainsi nos députés UMP pourraient peut-être nous expliquer leurs lois qui visent à restreindre l'usage d'internet au lieu de le développer...
Rédigé par : Miguel | 02/07/2008 à 00:11
super pour les enfants c'a va les apprendre a rechercher sur l'ordinateur de leurs parents...
Rédigé par : celinette | 01/07/2008 à 11:08
Je réponds à minijack :
"QUI vient à ces ateliers (en dehors des retraités)?"
je n'ai pas vu de retraités à la WebSchool, j'ai vu des créateurs d'entreprises, souvent jeunes (pas toujours) tous sensibles au développement de leur job via n'importe quel moyen : Les ateliers du web.2 sont un moyen et deviennent donc un atout pour leur entreprise.
Personnellement, j'ai beaucoup appris et en peu de temps, et l'avantage de ces Webschools c'est l'hyper convivialité que l'on ressent dès qu'on y entre...
Il n'y a plus de grands directeurs (la taille de l'entreprise n'a pas d'importance) tout le monde se parle, se tutoie et cherche à répondre aux questions des débutants :
L'ESSENTIEL EST DE REUSSIR A SE SERVIR DES OUTILS SIMPLES ET GRATUITS QUI EXISTENT SUR LA TOILE.
je terminerai en précisant que je ne suis pas (plus) une jeunette ni une pro de l'informatique, parfois même, par mes questions j'ai dû ralentir un atelier... Personne ne m'en a tenu rigueur et en 2 séances, j'ai pu créer mon blog www.danieledelaporte45.wordpress.com
(il est entièrement perso)
Même si mon blog professionnel aura sans nul doute une autre gueule, je suis fière de celui-là.
Je remercie donc (et sans langue de bois) les initiateurs la WSO Bruno, Olivier et Fabien, notre animatrice Sonia, et tous mes profs : Rodolphe, Karl, Laurent, Patrice, Frédérique, Rémi et Kathrine.
Danièle
PS : et en plus, ces formations ayant lieu le soir, cela nous permet de nous occuper de nos clients dans la journée... c'est un plus pour les jeunes entreprises...
Rédigé par : DD45 | 30/06/2008 à 14:34
@Miguel : effectivement, je dois prendre les choses un peu trop à coeur (mais me connaissant, je pense que tu comprendras). Concernant tes cours à la Fac, je suis au courant, et c'est une excellente chose.
Sur Orléans, il y a des personnes prêtes à réfléchir sur le fond au niveau des nouvelles techno et de l'éco numérique, qui se sont de personnes de qualité,je pense par exemple à Paul Pietyra, qui est vraiment très très pointu dans ces domaines là. D'autres part, des réunions de réflexion avec des députés comme Olivier Carré ou Jean-Paul Charié... seraient à mon avis intéressantes... car notamment au niveau du câble il y a des réflexions profondes en cours sur Orléans... Il serait bon qu'ils associent des personnes comme toi, Paul, ... dedans.
Rédigé par : Fabien Pretre | 30/06/2008 à 09:56
Fabien, tu prends les choses trop à coeur : dire "si la CCI organise des choses" ne veut pas dire qu'elle n'organise rien. Au contraire, cela veut dire qu'elle est en capacité d'en faire plus !
La webschool est un lieu de pédagogie, pas de réflexion à proprement parler. A mes yeux, cela n'est ni bien ni mal, c'est comme ça.
Je donne déjà des TDs à la fac et je donne... et oui... des coups de mains aux blogueurs plus ou moins novices par-ci par-là (comme fansolo d'ailleurs). Si je souhaitais faire plus de pédagogie, je le ferai plutôt dans le cadre associatif dans les quartiers défavorisés question de priorités personnelles.
Si j'évoque les lieux de réflexion sur les nouvelles technologies, c'est que je pense qu'il n'en existe par vraiment à Orléans : les groupes que je connais sont d'avantage des lieux sociaux que des lieux de réflexion et du coup ne correspondent pas à ce que je recherche.
Mener des activités, c'est faire des choix, c'est dire oui à certains et non à d'autres. Comme beaucoup de gens, je fais mes choix en fonction de mes désirs et non par intérêt ou calcul. Cela peut paraitre fou mais c'est comme ça. Les procès d'intention sont inutiles, n'apportent rien au débat de fond et ne font que discréditer ceux qui les mènent.
Rédigé par : Miguel | 29/06/2008 à 01:49
@Miguel : "Si un jour la CCI constitue un groupe de travail qui réfléchit - dans la durée - aux nouvelles technologies, ...dans la société, à la manière dont nos nombreuses PME pourraient mieux utiliser l'informatique..." => Pour rappel, nous avons déjà organisé ce type de réflexion... juste avant la mise en oeuvre de WebSchool Orléans. La CCI s'était largement impliquée, ainsi que des entrepreneurs, des créateurs, des citoyens, des responsables de réseaux d'entreprises. C'était en Février dernier à l'Ecg. Tu n'es pas venu... On ne peut pas refaire des réunions spécialement pour toi. Cependant ton soutien, ton avis, ton implication en tant qu'initiateur par exemple peut intervenir lors de n'importe quelle session WebSchool. Je t'avais déjà invité pour la conférence BLOG ORLEANS 2007, en tant qu'intervenant au côté d'Olivier Creiche de Six Apart et Rodrigo Sepulveda fondateur de VPODTV, ainsi que Bruno Jacquemin et Olivier de Brabois. Tu avais pu librement donné ton opinion, tes conseils devant plus de 150 personnes.
Quand tu dis « si un jour la cci… réfléchit… dans la durée » … Tu estimes apparemment que la CCI ne joue pas déjà un rôle important au niveau de la démocratisation des nouvelles techno ???? Tu n’es pas sérieux ? !!!! Tu étais à mes côtés pour l’évènement Energies45.biz… avec Jean-Michel Billaut… et tu étais aussi là pour la rencontre en petit comité avec JM Billaut juste avant son intervention devant plus de 400 entreprises… La CCI est une des institutions qui se bouge le plus dans le Loiret en faveur des nouvelles techno, sous la houlette de Bruno Jacquemin, qui est autant voir même plus Web 2.0 que moi ! (je crois d’ailleurs qu’il dit le mot 2.0 un peu plus souvent )))
Je pense tout simplement que tu ne souhaites pas rejoindre la WebSchool pour d’autres raisons. Le temps n’est pas une raison valable : bcp de personnes allant à la webschool ont des agendas hyper chargés… et nous en sommes déjà à la 10ème session… Baptiste Chapuis est venu à une d’entre elle d’ailleurs, et il a beaucoup apprécié, notamment l’excellente ambiance.
@FanSolo : Tu pourrais animer un atelier « comment faire des montages videos … avec un peu d’humour ». Car en plus d’être le blogueur N°1 inconstesté très très loin devant Miguel, tu es aussi, ne soyons pas modeste, le podcasteur, video blogueur, N°1 d’Orléans aussi… D’autre part tu pourrais parler tout simplement de ton histoire cf ton blog… car je penses que de nombreuses personnes apprendraient beaucoup.
Je suis convaincu depuis longtemps que les blogueurs citoyens pourraient beaucoup apporter aux entrepreneurs, et au monde de l’entreprise en général.
Mais de toute façon, les WebSchool ne sont pas réservés aux entreprises. Bien au contraire ! Etudiants, chômeurs, retraités, … tout le monde peut venir (et c’est déjà le cas … le plus vieux webschooler doit avoir 80 ans environ… et a encore une pèche d’enfer !)
Rédigé par : Fabien Pretre | 28/06/2008 à 20:23
C'est pourtant vrai que Fabien ne fait (quasiment) pas un paragraphe sans placer "web 2.O" dedans !! lol
Je dis bravo pour l'initiative ; bravo à Fabien et ses copains pour tout ça même si je tiens à préciser que -en ce qui me concerne- je ne "boude" pas les webschools : j'y comprends rien !
Eh oui, contrairement aux idées reçues, on peut être le N°1 des blogs citoyens (loin devant Migul - modeste ! lol) et ne rien piger au marketing façon CCI...
Il faudrait tout simplement que je m'y mette... Allez : promis : à la rentrée je passe faire un tour aux webschools !!
Bonnes vacances !
Rédigé par : Fansolo | 28/06/2008 à 16:46
"boudée par certains blogeurs locaux" : depuis quand le fait d'être blogueur oblige à signer toutes les pétitions, aller à toutes les manifs, participer à toutes les initiatives ?
Si un jour la CCI constitue un groupe de travail qui réfléchit - dans la durée - aux nouvelles technologies, aux changements induits par l'informatique et le web dans les entreprises ou dans la société, à la manière dont nos nombreuses PME pourraient mieux utiliser l'informatique,... probablement que je participerai. Pas parce que, en tant que blogueur, je devrais y participer, mais parce que la démarche m'intéresserait.
Là comme ailleurs, il ne saurait y avoir d'automatisme dans les engagements car alors tout ne serait qu'image et communication et il n'y aurait plus place à la sincérité. Or, je crois que la sincérité est la clé de l'engagement.
La webscool est une belle initiative. Je trouve la démarche intéressante mais elle ne correspond tout simplement pas à mes attentes personnelles.
Dans le peu de temps qu'il me reste en dehors du travail, j'ai choisi d'autres formes d'engagements. Je crois que c'est mon droit et peut-être mon devoir. En effet, le blogging est une activité d'exercice de sa liberté... il ne faudrait pas qu'elle soit prétexte à ce que les autres vous enferment dans ce qu'ils imaginent être votre devoir.
Rédigé par : Miguel | 28/06/2008 à 01:11
@Johann : "sans la CCI"... si tu as lu mon commentaire, j'ai largement rappelé le rôle fondamental et essentiel de la CCI et des collaborateurs de la CCI. Cependant d'autres institutionnels, d'autres lieux aimeraient accueillir des sessions WebSchool... Serais je si utopique pour penser que les institutionnels pourraient s’unir pour soutenir cette initiative ?
Sur Orléans : Orléans Technopole, l'université d'Orléans, la chambre d'agriculture, l'UIMM, l'UDEL...
Ils ont eux aussi des rôles à jouer auprès de leurs adhérents/ public. Je crois que tu as de bonnes relations avec Orléans Techno… Eux aussi aimeraient organiser des WebSchool.
L'évangélisation des nouveaux usages et pratiques du web doit toucher le plus grand nombre... et dépasser les guerres de chapelle.
Peu importe le lieu. Je pense que tu dois être sensible au monde universitaire par exemple...
J'ai juste rappelé l'origine de WSO. Bien sûr que la CCI a joué un rôle essentiel, et qu il y a encore tellement à faire. Mais quid des autres institutionnels ?
La CCI est bien sûr le premier soutien naturel et essentiel de la WebSchool. Mais il ne faut pas oublier de rallier les autres à cette initiative afin de toucher le plus de public possible.
Tu es un des fondateurs de Club Business45… J’adhère à 300% à votre philosophie.
La WSO… c’est pareil… Libre !
Rédigé par : Fabien Pretre | 27/06/2008 à 18:13
Pour ma part, je suis un peu plus réservé que Fabien....
Je pense moi aussi que cette initiative, suggérée en effet par JM Billaut lors de son passage, est une belle idée et qu'elle doit être développée.
Cependant, je pense qu'il est tout à fait dans le rôle d'une CCI, et je ne parle ici que d'une CCI et non d'autres institutions plus politisées, de chapeauter ce type d'initiatives.
Et quoi qu'en dise Fabien, c'est déjà le cas... Sans la mise à disposition des locaux, rien ne se ferait. Sans les intervenants de la CCI, on manquerait d'animateurs. Et je pourrais continuer la liste....
Mais c'est normal car les webschools servent à la fois à :
- familiariser le grand public aux outils du web / web 2.0, ce qui dans la société actuelle signifie une "employabilité" accrue,
- familiariser les petites entreprises, souvent dépourvues de connaissances sur le web, à ces nouveaux outils qui peuvent être des vecteurs de croissance,
- encourager la création d'entreprises qui pourraient être en lien avec le web,
- favoriser la formation, de manière générale, au web (et c'est la CCI qui s'occupe de la taxe d'apprentissage si je ne m'abuse).
C'est donc typiquement le genre d'actions qui ne peuvent être pérennisées que grâce à leur prise en main par un organisme consulaire comme la CCI... Et c'est là que l'on se retrouve dans une action de service public, qui permet sans financement direct à une ou deux sociétés ou personnes, de faire émerger et d'entretenir des idées.....
Rédigé par : johann lauthier | 27/06/2008 à 16:28
Bonjour,
Bravo à la WebSchool Orléans. C'est déjà ça de pris.
Il existe de nombreuses initiatives un peu partout et depuis pas mal de temps, ce sur de nombreux sujets (les sites, les mails, les blogs, les outils de réseaux sociaux, etc.)...
Je ne suis pas convaincu que l'impact et la mesure réels soient faits (et c'est bien normal, on a mieux à faire ou il y a difficulté à savoir quel est le déclencheur).
Les questions de l'économie et du bénévolat, de l'institutionnel et de la libre initiative, etc. restent soulevées.
I. l'initiative individuelle peut contribuer, et est la plus saine et « légitime » humainement (libre choix de disposer de son temps, etc.)
Elle est positive
1. parce que chacune et chacun va se mettre à bouger ses fesses (je parle des bénéficiaires),
2. et par ce type d'actions par des individus prêts à donner un peu (je suis heureux d'être de cette famille de fous...).
Reste à savoir comment on va faire pour qu'une MAJORITÉ d'individualités avancent, et quel est alors le modèle retenu (car ce type d'initiative devient plus complexe à organiser et développer sur des grands nombres).
II. il ne faut jamais perdre l'économie de vue.
Parce que c'est elle qui remplit nos assiettes (et au final celles des institutions qui ponctionnent l'économie pour remplir leur rôle au service du bien commun – en principe –)
Les beaux discours n'amènent pas toujours de bons résultats et peuvent produire des effets inverses. Les ex-régimes communistes en ont fait la preuve flagrante, on l'oublie trop souvent.
Ces beaux discours ne remplissent en tous cas certainement pas la gamelle économique d'une région, et au delà de son pays, puis de la Communauté.
Après, tout va dépendre de nos convictions et visions morales, éthiques, etc.
Au plaisir de lire des nouvelles de vos contributions au monde que nous bâtissons quotidiennement.
Bien cordialement,
(et amitiés à certains qui se reconnaîtront)
Marc
Rédigé par : Marc JESTIN | 27/06/2008 à 16:05
Une autre chose me dérange.
Un projet bénévole est, par définition ou presque, en permanence sur le fil du rasoir, et sa pérennité n'est jamais assurée.
Rédigé par : Pierre | 27/06/2008 à 15:28
Fabien est vraiment le roi de la pub, Eric Besson devrait le prendre comme porte-parole ! Je n'ai jamais lu un commentaire aussi dithyrambique tout en étant aussi creux : Citant quatre fois le nom de Eric Besson, remerciant par brassées "les gens grâce à qui les choses ne seraient pas ce qu'elles sont..." (on se croirait à la remise des Césars), et alignant les évidences comme autant d'arguments percutants. J'avoue que je suis sidéré d'une telle aptitude à la langue de bois. Tu veux te présenter aux prochaines élections patronales, Fabien ? Tu es bien parti. ;c)
Malgré tout, j'attends toujours de savoir QUI vient à ces ateliers (en dehors des retraités)... Et Qui paie les loyers, les installations matérielles, la connexion Wifi, etc...
J'ai bien noté toutefois que, le Libéralisme ayant ses limites, les "formateurs" étaient bénévoles... et c'est bien ce qui me dérange le plus dans cette affaire !
D'accord avec lui pour dire que ça ne peut pas être fait par un organisme public, mais il me semble que des budgets avaient été prévus par l'Etat précisément pour que les entreprises développent ce genre de prestations et services auprès des particuliers, les employés de leur côté ayant déjà accès à des stages de formation continue dans lesquels les formateurs sont payés.
Encore une fois, je ne dénigre pas le but ni l'utilité, mais je m'interroge sur la manière d'approcher le problème sur le plan économique.
Rédigé par : minijack | 27/06/2008 à 14:21
Bonjour, je viens de prendre connaissance de cet article. Tout d'abord un grand merci Mourad, pour ce relais, et cette mise sous projecteur de l'initiative WebSchool Orléans, saluée par le secrétaire d’état Eric Besson lors de son passage à Orléans pour les Assises du Numérique organisée par la CCI du Loiret.
Je tiens par ce commentaire, à saluer et remercier Bruno Jacquemin (directeur de la CCI), et Olivier de Brabois (ex DG Orléans Technopole Developpement et Pepinières). Tous les trois nous avons porté cette idée, suite au passage de Jean-Michel Billaut en décembre dernier... . Sans Bruno et Olivier… la WebSchool n’en serait pas là.
La WebSchool Orléans en est déjà à sa 10ème session. Pour refaire le point sur le "plouf dans l'eau"... )) WebSchool est une initiative de 3 personnes, très rapidement aidées par de nombreuses personnes (les initiateurs/intervenants) (Paul Pietyra, Kathryne Martinet, Frédérique Gentil, Stéphane Legrand, Sonia Bertin, Patrice Gabin, Karine Prigent, Marc Costys,). Toutes ces personnes méritent aussi un énorme coup de projecteur. Bénévoles, elles passent beaucoup de temps pour initier les écoliers Webschool, faire du Buzz pour que le nombre de participants augmente sans cesse, trouver des thématiques, … Sans elles, Webschool orléans n’existerait pas.
C’est un succès collectif basé sur la seule volonté de personnes souhaitant partager, échanger autour des nouveaux usages et pratiques du web et web 2.0.
La CCI du Loiret, véritable catalyseur de réseau, avec un président Yves Broussoux, ultra moteur sur l’appropriation des nouveaux outils et usages du Web 2.0 par les entreprises, joue un rôle fondamental dans le succès de la WebSchool Orléans. De la mise à disposition de salles, du Wifi (indispensable forcément !!!), de matériels informatiques, de diffusion d’information concernant les programmes des WebSchool tous les 15 jours, la CCI du Loiret s’est très énormément investie dans cette initiative.
D’autre part il faut saluer OrléansTechnopole, Développement et Pépinières qui apporte aussi son soutien.
Faisons un point sur le « plouf » de votre article. Comme je l’ai dit et largement débattu lors des ateliers des Assises du Numériques, pour proposer des axes de réflexion à Eric Besson, qui seront remis au gouvernement, je suis convaincu que des initiatives du type WebSchool Orléans doivent rester des initiatives d’individus, ultra motivés, souhaitant partager et échanger sur leurs expériences et savoirs, peu importe leurs niveaux et que les collectivités, les institutionnels ne peuvent pas porter à eux seuls ce type d’initiative, car ils seront limités à des guerres de tranchées entre eux…. C’est un secret de polichinelle.
Dans le même modèle qui a fait le succès des Républiques des Blogs partout en France, les WebSchool doivent rester libres et le plus ouvertes possible.
Il faut que le grand public, les entreprises, les acteurs du web, les médias, les blogueurs (entrepreneurs, et citoyens) s’unissent.
Si c’est une institution qui porte le projet… certains bloqueront parce que conflit d’intérêt.
Dans le groupe de réflexion sur le Web 2.0 des Assises du numérique, mon point de vue a été largement approuvé par Cédric Giorgi (Goojet), Laurent Nicolas (Alenty), XWiki, Rodolphe Champagne (Orcom), Marion (Seesmic)…
Comment faire de WebSchool un succès sur toute la France ? Il faudrait établir une sorte de Label (excellente idée de Sonia Bertin), définir une charte (ex : les webschool sont des ateliers ouverts et gratuits pour tous.). Les CCI de France pourraient être les premiers soutiens de ces initiatives, mais en gardant à l’esprit que l’objectif final serait d’avoir un réel appui de toutes les collectivités, et institutionnels… Les CCI de France pourraient être les catalyseurs. Mais les initiatives doivent appartenir à l’ensemble des bénévoles.
Pour le cas d’Orléans, il faudrait que l’UDEL (le Medef local), l’université d’Orléans, l’agglomération d’Orléans, la chambre des Métiers, l’ADEL, les maires, les groupements d’entreprises… Tous aident et soutiennent WebSchool. Comment soutenir ? Besoin d’argent ? NON ! Il faut juste qu’elles jouent le jeu, et communiquent largement, et régulièrement auprès de leurs adhérents, auprès des citoyens, pour les informer que si les personnes veulent se former et s’initier aux nouveaux du Web2.0, c’est possible, c’est gratuit… et à côté de chez eux !
C’est tous ensemble qu’on y arrivera… et qu’on passera de session Webschool réunissant une cinquantaine de personnes à des sessions à plus de 100 ou 200 personnes.
Pour cela par exemples, les différentes sessions WebSchool pourraient être nomades ! Une session à l’université pour se rapprocher des étudiants, une session à la chambre des Métiers pour les Artisans, …
Les médias dans tout ça ? Ils ont un rôle important. Il faut qu’ils passent l’info régulièrement (et gratuitement).
Les enjeux ? Enormes. Monter le niveau d’appropriation des Français des nouveaux outils Web. Améliorer la compétitivité des entreprises en France.
Comme le soulignait à très juste titre Rodolphe Champagne, les budgets formations utilisés à former des salariés à des outils de très anciennes générations… sont colossaux ! Quid du Web et Web 2.0 ? Pas grand-chose ! Peu d’entreprises dépensent leurs budgets dans l’initiation et la formation de leurs salariés aux nouveaux outils et pratiques du Web 2.0. Combien d’entreprises connaissez-vous qui dépensent de l’argent pour former leurs salariés à l’utilisation de visio conférence, de Wiki, de blog, de partage de documents en ligne, …
D’autres pays, comme le soulignait aussi Cédric Giorgi et Eric Besson, sont largement en avance sur l’utilisation des nouvelles technologies… sans changer leurs cultures pour autant.
Qu’en pensez-vous ?
Nous connaissons tous les enjeux. A nous de jouer. L’avenir pour une France plus « numérique » est entre les mains de tous ces bénévoles partout en France qui souhaitent transmettre et partager leurs expériences, leurs savoirs.
Le gouvernement, Monsieur Eric Besson, pourrait être le garant, pour que l’ensemble des collectivités, des institutions s’unissent… et poussent la France vers le Web 2.0…
Rédigé par : Fabien Pretre | 27/06/2008 à 12:42
Je ne sais pas quels blogueurs peuvent bouder cette initiative. Bien évidemment, elle est intéressante puisqu'elle forme les citoyens à l'utilisation d'un outil devenu incontournable et que beaucoup ne savent pas encore manipuler.
Aucun doute sur l'utilité de cette initiative : On peut espérer en effet que l'apprentissage de cet interface électronique permettra tout comme l'usage généralisé du téléphone dans les années 60, de créer de nouveaux emplois en dégageant de nouvelles manières de travailler à distance. Et tout ça est excellent pour réduire la pollution des transports.
Par contre, il y a lieu de s'interroger sur le contenu et la vraie question que je me pose est plutôt d'ordre concurrentiel :
Faire une webschool a nécessairement un coût. De locaux, d'équipement et de monitorat. Qui paie quoi, et à quel moment, puisque ces webschools sont gratuites ?
D'autre part, certaines associations locales ont déjà installé depuis quelques années des centres "d'apprivoisement de souris" à propos des NTIC (je pense à Labomedia par exemple à la Maison Bourgogne, ou d'autres) et reçoivent pour cela des subventions de je ne sais quels organes publics.
C'était déjà une vision qui induisait une certaine concurrence déloyale vis-à-vis des entreprises d'informatique du secteur concurrentiel. Pas très gênante sans doute puisque la plupart de ces assos ne font pas de maintenance matérielle, mais c'était tout de même une manière de dissocier le matériel lui-même, et le réseau, de leur "usage". Or, c'est une erreur.
Certes, on n'a pas besoin de savoir construire ou réparer une voiture pour apprendre à la conduire, mais mieux vaut tout de même savoir changer un pneu, une ampoule, remplir son lave-glace, etc...
C'est la même chose avec l'informatique.
Et là, on s'aperçoit vite que montrer aux gens à taper sur un clavier ou jouer avec une souris sont très loin de suffire au quotidien. Les entreprises sont donc amenées lors des dépannages à domicile à reprendre dans le détail les soi-disantes "formations" distribuées gratuitement ici ou là pour pouvoir faire un diagnostic, la plupart des clients particuliers n'étant pas capables de décrire autre chose que : "ça ne marche pas" !... (comme dans une certaine publicité pour IBM)
C'est pourquoi le concept de "web" school m'apparaît purement publicitaire, voire néfaste, car il donne une fausse impression de facilité s'il n'est pas accompagné d'un minimum de technicité afin que les utilisateurs soient capables de détecter par eux-mêmes l'origine des disfonctionnements, toujours bien trop fréquents surtout avec l'ADSL, ou à tout le moins d'utiliser la bonne terminologie pour décrire leur panne. En fait dans ces ateliers, on ne leur montre que le plus simple, le plus ludique, et en tant que professionnel je trouve ça un peu trop infantile...
Rédigé par : minijack | 27/06/2008 à 10:10
Si cela crée des emplois...
Rédigé par : BCT | 27/06/2008 à 08:40