Les malades tiennent à leur système de santé, en toute franchise
SANTÉ. Pour la deuxième fois en un mois, les malades et leurs soutiens ont battu le pavé de plusieurs capitales régionales pour protester contre la mise en place des franchises médicales (LibéOrléans du 12 avril 2008). À Orléans, ils étaient une petite quarantaine à défiler de la cathédrale à la caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) du Loiret. Leurs mots d’ordre dénonçaient les difficultés que les malades pourraient rencontrer - notamment ceux de longue durée – face au surcoût des soins et des consultations. Au même moment, Bruno-Pascal Chevalier, malade en grève des soins depuis janvier dernier, annonçait la suspension de son action. «Il n’en peut plus», a expliqué l’un de ses proches à Libération. (Lire la suite…)
Dans le cortège, le syndicat CGT était omniprésent, suivi de près par
les militants du parti communiste et ceux du parti socialiste. Plus en
marge, l’association AIDES et le mouvement des jeunesses communistes
étaient également présents. Des organisations en service restreint qui
tranchait sévèrement avec les dizaines d’associations et partis
soutiens officiels de cette initiative. L’horaire peu pratique ? La
multiplication des manifestations thématiques qui animent ce mois de
mai ? Chacun s’interrogeait sur la faiblesse de la mobilisation. «Je pense que la maladie est un sujet encore tabou», relevait un assuré devant le siège de la CPAM. «Tout comme pour le handicap, les gens en bonne santé n’ont pas envie d’y penser».
Éric Taillandier, le leader du mouvement dans la Loiret, s’est félicité
de l’élargissement du mouvement à différents acteurs du monde de la
santé réunis sous la bannière «Ensemble pour une santé solidaire».
Sur le parvis de la CPAM, les manifestants avaient installé des tables
pavées de pétitions pour exiger le retrait des franchises. «Ces
franchises qui, en opposant au principe de protection solidaire celui
du chacun-pour-soi, évacuent la question fondamentale du financement de
la sécurité sociale», pouvait-on y lire. «Il s’agit avant tout
d’habituer les patients à payer toujours plus, à les amener à
désespérer du système d’assurance maladie issu de la Résistance, dans
lequel chacun, quelle que soit sa condition sociale, se voit garantir
un égal accès aux soins, en cassant le système pour convaincre qu’il ne
fonctionne plus».
En fin d’après-midi, une délégation conduite par Éric Taillandier devait être reçue par un représentant de la CPAM du Loiret. Plusieurs manifestants ont appelé à rejoindre les cortèges du 22 mai appelant à la défense des retraites.
Mourad Guichard
> voir la seconde vidéo dans laquelle Yves Pasco détaille les conséquences financières de ces franchises médicales. C'est ici.




Il n'y a pas que les malades actuels qui soient concernés, Mourad, mais tous les assurés sociaux !
Les mesures pas franches du tout de "franchises" visent à faire payer aux gens le fait de tomber malades !
Punis parce que malades, c'est une double peine indigne !!!
Sans parler de ceux dont les revenus ne leurs permettent pas d'avoir une mutuelle corrrecte, des aides médicales d'Etat, des couvertures sociales partielles ou absentes, etc. qui amènent les gens à "choisir" entre manger pour vivre ou se soigner pour vivre !
Est-ce ainsi que les hommes doivent vivre ?
Rédigé par : Yves Pasco | 19/05/2008 à 01:13
401 signatures pour cette journée .Sachant qu'il y a un trafic de 600 usagers par jour sur la CPAM d'orléans , la colère des usagers est bien réèlles .
L'opacité des informations données par le gouvernement sur ce sujet TABOU , nous allons nous charger d'éclaircir les mécanismes de la sécurité sociale .Les forfaits , participations forfaitaires et franchises ( différentes appelations pour une même sanction pour les malades ) ne sont pas plafonnée à 50 euros + 50 euros .
Suite à le réception de la délégation par le directeur de la CPAM d'Orléans , nous avons noté :
Une personne en ALD peut se voir retenir plusieurs centaines d'euros par an et cela n'est qu'un début.
Il y a actuellement en souffrance des milliers lettres de créance (pour les usagers du Loiret ) destinées à récupérer 2 à 3 ans de forfaits + franchises sur les malades dispensés d’avance de frais. Les plus malades et/ou les plus pauvres.
Ces milliers de personnes vont donc recevoir, nul ne sait quand, car traiter tout ces dossiers en retard prend un certain temps, un courrier de l’assurance maladie, contenant une injonction de payer une somme, qui pourra atteindre plusieurs centaines d’euros pour une famille, correspondant à des « forfaits » ou « franchises » aux mécanismes incompréhensibles pour la majorité des usagers.
La mobilisation continue et va s'amplifier .
Surtout après réception des injonctions de payer et une bonne information sur la réèlle part restante réèlle à charge pour les malades et usagers .
Sarkozy et son gouvernement veulent noyer le poisson .
Non seulement ils "n'entendent point" la colère des malades et usagers , mais sont de plus ,aveugles .Nous sommes des êtres humains et non des poissons !!
Cette journée d'action Nationale à permis de mettre au clair les peines infligées aux malades et aux plus pauvres .
Rédigé par : Taillandier Eric | 18/05/2008 à 04:49
Plus de 300 signatures pour la pétition faite dans la journée de 10 à 16 heures devant la CPAM et plus de 600 000 au total en France.
Rédigé par : Michel | 16/05/2008 à 20:33