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  • COMMERCIAL, C'EST UN MÉTIER...
    Dans son édition du 30 juin, l'hebdo gratuit d'Orléans évoque confraternellement la présence du "sulfureux Mourad Guichard" à l'anniversaire du Journal de la Sologne. Entre autres passages de pommade à tout le gratin local ("éclatant", "jovial", "rayonnante"), il salue, en la personne de la rédactrice en chef, "la reine de Chambord" et qualifie la fête de "splendide à l'image du Journal de la Sologne". Si après tous ces efforts, il ne décroche pas un contrat publicitaire...
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25/04/2008

Grave dépression à l'hôpital psychiatrique Daumézon

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MANIFESTE. Chef de service d'un secteur de psychiatrie polyvalente au centre hospitalier Georges Daumézon de Fleury-les-Aubrais (Loiret), Bernard Peguilhan vient d'annoncer sa démission. Il adresse une lettre ouverte au directeur de l'agence régionale d'hospitalisation (ARH) dans laquelle il explique les raisons de sa décision. (Lire la suite...)

"LETTRE OUVERTE A MONSIEUR LE DIRECTEUR DE L'AGENCE REGIONALE DE L'HOSPITALISATION DE LA REGION CENTRE

    Monsieur le Directeur,

    Après vingt quatre années d'exercice dans les fonctions de Chef de Service d'un Secteur de Psychiatrie Polyvalente à Fleury les Aubrais, je viens de faire part de ma volonté de démissionner de la chefferie de Service à Monsieur le Président du Conseil d'Administration et au Directeur de cet établissement.

    Quelles sont les raisons d'une telle décision:

- Les conditions d'exercice de la psychiatrie publique dans le Loiret se dégradent d'années en années. La démographie de ce département est en croissance importante et en particulier dans le secteur dont j'assume la responsabilité: cantons Saint Marc-Argonne, St Jean de Braye, Chécy, Chateauneuf sur Loire, or les effectifs de personnel soignant n'ont pas évolués  ou de façon infime. Les besoins en terme de Santé Mentale sont donc de plus en plus difficilement couverts, les soins prodigués par des équipes exsangues perdent en qualité, les conditions de travail de celles-ci se détériorent. Face à cette situation que vous connaissez, que faites-vous: rien, ou si vous réduisez les budgets du Centre Hospitalier Départemental Georges Daumézon, de l'ordre de deux cent cinquante mille euros en 2007 et en 2008.

- Ma responsabilité de Chef est d'organiser le Service pour que les soins donnés à la population correspondent le plus possible aux besoins de celle-ci. Cette responsabilité a donc pour moi des implications professionnelles et éthiques vis à vis de personnes en situation sociale et matérielle souvent défavorisées voire précaires. Mais foin d'éthique, la seule ligne de conduite actuelle est l'économique.

- Comment expliquez-vous, Monsieur le Directeur, alors que vous êtes en poste depuis de nombreuses années, que la région Centre fasse partie des zones de  désertification  médicale ? 
Vos engagements par rapport à la psychiatrie dans l'est du département, dénommé le montargois, n'ont jamais été tenus. C'est un désert dans le désert, avec toutes les conséquences néfastes pour les patients et pour le fonctionnement de l'hospitalisation du Centre Hospitalier Départemental Georges Daumézon qui accueille une partie non négligeable de ceux-ci.   

- La prise en charge psychiatrique des personnes âgées ne vous intéresse pas.
Vous ne nous avez jamais donnés les moyens de faire fonctionner de façon satisfaisante le Centre Médico-Psychologique-Hôpital de Jour de St Denis de l'Hôtel destiné aux populations âgées des Secteur du Docteur PARROT et de celui dont j'ai la responsabilité.

- La prise en charge des personnes qui souffrent d'autisme ne vous intéresse pas.
Nous avons ouvert en 1986 un Centre de Jour destiné à ces personnes, que nous faisons fonctionner avec les moyens du bord et qui travaille en étroite collaboration avec plusieurs institutions médico-sociales de l'agglomération orléanaise. Jamais nous n'avons bénéficié d'une intervention de l'A.R.H.

- La maladie mentale n'intéresse personne et encore moins vous-même, Monsieur le Directeur. Ce qui compte c'est ce qui se voit le C.H.R.O, le C.H.U de Tours, le C.H. de Blois, des lieux de haute technicité où l'on peut assez facilement remettre les personnes malades dans le circuit de la production. Ce n'est pas le cas de la psychiatrie, concernée par des maladies chroniques souvent très invalidantes socialement, où les succès thérapeutiques ne peuvent pas faire la une des journaux.

    Merci, Monsieur le Directeur, de m'avoir amené à la seule décision sage que j'ai pu prendre depuis plusieurs années: celle de démissionner des fonctions de Chef de Service.

Docteur Bernard PEGUILHAN".   

Commentaires

J'm la vie !!!!!

La réponse du Syndicat CGT du C.H.D Georges Daumezon

courrier envoyé par la CGT du CHD Daumezon au Docteur Peguilhan le 18/04/2008 composant également notre intervention au Comité Technique d' Établissement du 22/04/2008

Monsieur,

Nous avons bien pris connaissance, par votre courrier en date du 10 avril 2008, de votre volonté de démissionner de la chefferie de service du secteur G 04.
Nous déplorons votre décision, au sens où elle prive toute une population d' une grande compétence comme Chef de Service, et d' une expérience de terrain de plus de 24 ans. Elle privera également les personnels d' un responsable auprès desquels, avec vos qualités humaines, vous avez pu défendre une certaine idée de la qualité des soins et de leur travail.
Notre compréhension est unanime quant aux raisons qui animent votre décision. Depuis de nombreuses années nous pensons que la baisse des moyens alloués à la Psychiatrie publique et a Georges Daumézon en particulier, alors même que la population du Loiret augmente de 4 à 5 %, conduit à la dégradation de la qualité des soins et met en danger nos missions de service public (suppression de 60 postes, mise en place de logiques concurrentielles entre les pôles avec le privé, abandon de politique de santé prenant en compte les besoins logiques au profit de nouvelles gouvernances...).
Elle contribue également à la dégradation des conditions d' accueil, de prise en charge et de vie des patients (lits pliants supplémentaires, séjours d'hospitalisation écourtés, listes d'attente dans les CMP, augmentation du forfait journalier, franchises médicales, etc...). Parallèlement la dégradation des conditions de travail des agents est manifeste (manque d'effectifs, manque de concertation, de temps de réflexion clinique, augmentation de la charge de travail, attaque sur leur statut, formation, retraite, salaire, RTT, précarisation...). Il n' y a pas de hasard à ces parallèles, il y a une synergie ancienne entre conditions de travail des personnels et conditions de vie des patients.

Afin dans un premier temps de croiser nos réflexions et analyses nous proposons de nous rencontrer dès qu'il vous sera possible, nous sommes préférentiellement disponible les mardis après-midi.

En étant à votre disposition pour une rencontre, veuillez recevoir, Monsieur, l'expression de nos meilleures salutations syndicales.
la CGT du CHD

Pour continuer, n' oublions pas les journées d'actions intersyndicales CGT / SPEP / SPH / SUD / des 15 et 22 mai 2008 à 10h30 à la Cathédrale d' Orléans suivi d'Assemblées Générales à 13h00 au CHD où il sera débattu des conditions de travail et des conditions d'accueil et de soins des patients.

cette démission catalyse ou provoque nos émotions, et stimule notre intelligence, dire qu'on a eu rêvé que les fous auraient accés à la culture, au bien-être, à la santé!
On en est si loin aujourdhui que ça nous donne le vertige, dans nombre d'hopitaux de psychiatrie publique on rationne la nourriture (on appelle ça rationalisation, diététique, gestion des repas...), il ne s'agit d'ailleurs que de "gérer" et ce mot nous semble horrible quand on sait que derrière lui sont masqués une armée de protocoles, de réglements, de quotas, de mécanismes de pensée comerciaux, qui n'ont déjà pas grand-chose à voir avec les individus dans la "norme", et encore moins avec ceux qui s'en écartent du fait de leurs souffrances psychiques bruyantes ou silencieuses...
nous avons l'impression de voir disparaître une culture, une civilisation comme celles des amérindiens, puisque la folie, et les espoirs, les rêves qu'elle à provoqué chez quelques-uns, sont délibérement et officiellement ignorés par les autorités, fantasmés et stérilisés dans le discours ambiant industriel, sacrifiés par l'expansion comerciale, la réussite financière,etc et etc...
L'hopital de psychiatrie publique est une entité sourde, une grande muette, un lieu technico-financier minable (les laboratoires y font les prescriptions médicamenteuses, les chambres d'isolement y sont pleines, les personnes souffrantes y dorment parfois sur des lits de camp...)
Le rapprochement avec l'état des maisons d'arrêts et de taulards vient vite à l'esprit, avec d'autres minorités aussi... et il y a tant et tant à dire, tant à comprendre (c'est passionnant la folie, c'est ce qui nous fait entre autres, nous ressembler), qu'il y faudrait des communiqués retentissants, des journées à en parler...
Hélas dehors ça gamberge et ça fantasme sécurité, santé, tranquilité...
Tout ça finit par lasser et nous dirons qu'une telle démission réveille notre esprit critique et notre humanisme, (terme non pas galvaudé mais bientôt absent des dictionnaires, en tout cas suspecté de romantisme improductif)
Pourvu que ça dure pas!

je suis éducatrice dans un foyer de vie à Orleans, nous avons toutes sortes de handicaps mental et physique.je deplore la situation dans laquelle je travail mise en danger du résident,etc. Je suis aissi attentive et revendicatrice et révolté de la situation que l'on supporte 24h sur 24. Avec ce gouvernement la santée du peuple ne les interesses pas.Pas de profit, pas de rendement...Unnissons nous, ensemble pour faire s'avoir aux gens et aux elus ce que devient nos établissements. membre de la C.G.T ET DU PC

Quel soulagement de voir encore des personnes croirent encore à ce qu'ils font et aller jusqu'au bout de leurs convictions!
Mais quel dommage de perdre une personne aussi intègre que lui.
Merci Monsieur pour tous ces patients!
Etant encore étudiante, vous m'avez permis de faire mes propres choix et de respecter mes propres valeurs, merci!
On vous regrettera et tous ceux qui ont eu le courage de faire comme vous!

Il est étonnant de ne pas avoir un service de PSY sur le Montargois.Alors que la sectorisation est de mise depuis les années 1960.On imagine mal la continuité des soins pour les usagers après une hospitalisation administrative.Sans évoquer la distance entre les familles et les usagers pendant cette même hospitalisation et dont le domicile se trouve l'extrémité Est du département.

Les citoyen(ne)s, militants associatifs et responsables politiques du Loiret doivent savoir ce qui se passe au CHD Daumezon. Dans une société de personnes valides qui est d'une violence oppressive pour les usagers(ères) en santé mentale, l'hôpital psychiatrique devrait être un lieu de soin où l'on peut enfin poser les lourds bagages de ses souffrances psychiques et reprendre du pouvoir sur soi et son environnement : qu'en est-il au CHD Daumezon ?...

Lettre ouverte de Madame Sylvie Tranchant-Rousseau, membre du Conseil d’Administration d’Advocacy France, Association Nationale d’Usagers en Santé Mentale à Monsieur le Directeur de l’Agence Régionale de l’Hospitalisation

Monsieur le Directeur,

A la suite de la démission du Docteur Bernard Peguilhan et au nom de notre Association, je tiens à vous faire savoir que je partage les propos du Docteur Bernard Peguilhan et j'applaudis le courage de sa décision et de sa lettre ouverte qui permet enfin de révéler au public l'ampleur de la situation de la psychiatrie dans notre département et sans doute ailleurs aussi. Je souhaite que la réponse que vous lui ferez lui permettra de revenir sur sa décision

Je suis une usagère en santé mentale dans le Loiret et j'ai passé 5 jours d'hospitalisation à l'hôpital Daumezon : manger, dormir, regarder la télévision, avaler des médicaments, être soumis en permanence à la violence d'un univers hostile.
Je n'ai reçu aucune information lorsque je suis passée quotidiennement dans le bureau du psychiatre de service chargé d'évaluer notre état de santé, de confirmer notre traitement médicamenteux et de décider si nous sommes enfin autorisés à sortir.

Je suis par ailleurs une militante associative dans le domaine de la santé mentale, du handicap et du féminisme.
Membre du Conseil d'Administration d'Advocacy France, je suis entrain de créer une association d'usagers/ères en santé mentale (territoires concernés : Orléans, Loiret, Région Centre). Cette association s'inscrira dans le cadre des lois de 2002 et 2005 (la loi n° 2002-303 du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé ; loi n° 2005-102 du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées).
Quand j'ai commencé à mettre en place mon projet associatif, j'ai eu d'excellents contacts avec des membres de la direction du CHD Daumézon et j'entends bien militer dans cet état d'esprit constructif, en étant force de propositions, avec convivialité et fermeté.
Conseillère nationale sur le handicap psychique au sein du Collectif des démocrates handicapés, je me réjouis que la loi de 2005 sur le handicap ait reconnu le handicap psychique.
La situation est grave à l'hôpital Daumezon. Les usagers/ères ayant été hospitalisés à Daumezon en gardent un souvenir douloureux voire cuisant et quand une famille d'usagers/ères du Loiret doit hospitaliser un proche, elle évite Daumezon et préfère Chaingy ou des cliniques des départements limitrophes. Est-ce tolérable ?
Lorsque j'examine la composition du Conseil d'Administration du CHD Daumezon, je me dis que la situation risque de durer encore longtemps : en effet, où sont les usagers/ères en santé mentale ?
Je conserve donc l'espoir que la création d'une association d'usagers/ères en santé mentale dans le Loiret contribuera à améliorer notablement la situation.
Dans l’attente de votre réponse, je vous prie d’agréer, monsieur le Directeur, l’expression de mes meilleurs sentiments.

Sylvie Tranchant-Rousseau, Administratrice d’Advocacy France (www.advocacyfrance.com ; www.psychiatrie-loiret.info )

Les membres de l'association Advocacy France, usagers en santé mentale, sont inquiets de la situation de la psychiatrie de secteur (pas seulement hospitalière) et de l'offre de soins qui n'est plus assurée : le mouvement des usagers a besoin que l'offre de soins publique soit de qualité pour que les personnels puissent prendre en compte le souhait des personnes quant à leur prise en charge. Lorsque les professionnels ont seulement la possibilité de traiter les urgences et d'apporter une réponse technicienne, hyper médicalisée, médicamentée (néologisme), ils ne sont plus au service des personnes, juste dans le maintien de l'ordre public ! Et l'éthique dont parle le Docteur Bernard Peguilhan ici est absente. Qu'en est-il d'une véritable politique citoyenne en santé mentale, dont la psychiatrie n'est qu'un aspect, celui de la maladie ? Comment l'offre de soin en santé mentale peut-elle prendre en compte des démarches de prévention et rester ouverte aux initiatives que les usagers mènent pour "re"devenir des citoyens à part entière ? L'accès à un soin diversifié, non stigmatisant, souple et respectueux ne peut se concevoir sans moyens et sans que les personnes concernées soient impliquées.
Martine Dutoit directrice d'Advocacy France

>>> Soutenons la démarche courageuse du Docteur Peguilhan ; je lui demande avec empressement de revenir sur sa décision : les usagers(ères) en santé mentale du Loiret ont besoin de lui.

Sylvie Tranchant-Rousseau - 06.30.76.81.31 - www.tranchant-rousseau.fr

C'est très triste de voir un très bon médeci partir

Peut-être que si le corps médical du CH Daumézon avait élu un autre Président de CME, vous n'en seriez pas là.
Il y a un grave problème de représentativité dans cet établissement

Pas à pas, petit à petit, réformes après réformes, décrets après décrets, évaluations après accréditations, spécialisation manifeste recouvrant les pouvoirs implicites, discours économiques qui réduisent les êtres à des objets du commerce de nos santés mentales... le désêtre de la Folie est poussé à reprendre sa place : rejet, abandon, autarcie...
Bravo à vous, bravo à tous ces professionnels qui se révoltent en hurlant... dans les déserts des politiciens... qui ne réagissent qu'en crainte du procès et du scandale.

Bravo Dr PEGUILHAN, mais dommage pour votre démmission, mais il faillait enfin que quelqu'un ose jeter un pavé dans la mare
Sab

Quant à moi, ils ont eu ma peau !
J'ai résisté .Dieu(?) sait que j'ai lutté et résisté , mais je suis épuisée, et je pars en septembre. J'espère avoir transmis la flamme de la défense du service public et du droit à la parole et du travail sensé!
ne vous laissez pas baillonner ! ne laissez pas les patients être baillonnés!
une personne est une personne, une parole, une parole!
préferez le savoir au pouvoir et la compétence à l'abus de pouvoir!

Moins médiatique a été ma démission, mais sur les même constats.
J'ai démissionné en septembre dernier d'un hôpital psychiatrique où j'exerçais depuis 25 ans pour les même raisons plus une que le Dr Peguilhan. je ne conserve ni salaire ni poste. De compromis en compromis j'ai lutté ces dernières années pour soit offert un véritable service publique de psychiatrie à la population. Acteur syndical et associatif, j'ai dû malgré moi me résoudre à renoncer à ces luttes car les compromis devenaient des compromissions (du contrôle social à l'enfermements). Je salue tous les résistants qui continueront dans ce domaine en tant que professionnels. Pour ma part je garde un œil vigilant et averti sur les dérives et les misères de la psychiatrie en tant que simple citoyen.
Emmanuel Digonnet

Attention : le lettre dit qu'il démissionne de la "chefferie". Cela veut dire, si je ne me trompe et jusqu'à la preuve du contraire, qu'il garde son poste et son salaire de psychiatre hospitalier. Une démission de chefférie est beaucoup plus symbolique qu'autre chose dans les établissements non universitaires où la chefferie n'est guère valorisée.

Votre intégrité vous honore. Et après toutes ces années, vous savez encore hurler aux oreilles des sourds. Bravo Dr Pélican ! Et dommage, aussi.

Il faut un certain courrage pour démissioner et ne plus "collaborer" ! nous soutenons les résistants, mais sans grand succès semble-t-il, cela fait deux ans que l'appel à la défense de la psychiatrie publique et de secteur reste confidentiel...certainement par résignation, à moins que la psychiatrie ne soit plus l'affaire de tous !
Encore bravo au Docteur Bernard PEGUILHAN, qui pour mémoire suit l'une de ses collègues qui avait en son temps suivi le même raisonnement.

Pour résister (verbe actif) www.psychiatrie-desalieniste.com

Dommage effectivement que ce texte ne soit pas précédé d'un état des lieux plus exhaustif de la situation faite à la psychiatrie publique. Les options prises par l'ARH Centre vis à vis de l'établissement ne sont évidemment que la déclinaison locale de la politique globale en matière de santé et d'asphyxie des établissements publics par une logique comptable de réduction des coûts. Cette politique globale se double pour la psychiatrie d'une dimension idéologique basée sur l'exclusion, la criminalisation de l'expression des différences, du tout sécuritaire (clefs de voûte du système sarkosyste pour asseoir son programme anti-social)
Dommage aussi que ce texte soit si personnalisé. Au CHD Daumezon, depuis novembre 2008, se tiennent régulièrement des AG des personnels à l'appel de SUD, CGT et de syndicats de médecins et de l'UNAFAM (association de familles de patients). Des actions ont été entreprises avec la direction, l'ARH et une rencontre avec le préfet a été demandée. Les candidats et les élus des dernières élections municipales et cantonnales ont été contactés. La presse locale n'a rien fait paraître de la lettre ouverte intersyndicale aux élus. Malgré tout les personnels continueront à se mobiliser pour essayer de sortir du marasme notre établissement. Encore faut-il que tous les médecins et les personnels se serrent les coudes pour mener collectivement toutes les initiatives entreprises pour dénoncer non pas leur pré carré de services ou chefferies car tous les services sont en grande difficulté.
Nous ne laisserons pas mettre en concurrence service contre service, établissement contre établissement.
Dommage qu'il faille attendre qu'un médecin démissionne de sa chefferie pour que cela suscite un début de réaction alors que le personnel est en lutte depuis des années pour défendre la psychiatrie publique, la formation spécifique, les conditions de travail et la qualité de l'accueil et de soins aux patients.
Et enfin merci au Dr Peguilhan pour l'électrochoc qu'il semble susciter. Le geste du Dr Peguilhan reçoit tout notre soutien car il aura peut-être le mérite de faire réagir le plus grand nombre. Ce geste n'est qu'une illustration du mal être des personnels. Il y en a tant d'autres ignorés ou cachés... C'est bien pourquoi la lutte collective est nécessaire pour peser sur les décideurs.

c'est dommage qu'il demissione , et merci beaucoup de ton article....

merci pour cet article. il est temps de rompre ce silence !

merci pour cet article.

Il eût été souhaitable que ce "manifeste" soit précédé par un article, le plus complet possible (pléonasme, je sais !) sur l'organisation administrative de la psychiatrie publique en France. Malheureusement, cela n'a pas été fait et cela risque d'entraîner des tas de commentaires "hors sujet"

Pour compléter un tout petit peu, cet article, je confirme que l'état de la psychiatrie publique est en totale déliquescence. Toutefois, il ne saurait être question de la condamner d'une manière définitive et de prôner sa privatisation. Le personnel employé est de grande compétence malgré les conditions de travail déplorable!

La psychiatrie en France, les pouvoirs publics notamment, n'ont pas pris en compte les évolutions de cette époque qui a vu arriver dans les services psy de nouveaux malades. L'hôpital psychiatrique est le reflet de notre époque. Chômeurs, drogués, gens en rupture familiales sont une population qui déferle en masse dans les hôpitaux. Les moyens n'ont pas suivi.

Pourquoi ?

C'est reconnaître que la maladie mentale est une conséquence directe d'une maladie sociétale profonde. Dès lors, la problématique de l'organisation sociale se trouve posée. Certes, ce n'est pas à la psychiatrie d'y répondre, certes la maladie mentale existe mais sous ce terme flou, on y déverse trop de choses et on s'y perd.

Autre constat ! Le culte du résultat qui gangrène notre société. En opposition avec la médecine générale, la guérison d'un malade est souvent très aléatoire, la rechute peut même faire partie d'un processus de guérison.

Pour terminer, n'oublions jamais que les hôpitaux psychiatriques sont construits en périphérie des villes (cf. celui de Fleury les Aubrais), que la maladie mentale, révélateur de nos souffrances endormies, nous interpelle.

Depuis le 19ème siècle les hôpitaux sont à l'écart des villes. De ce fait, le public, peut-être futur usager des services psychiatriques, a du mal à se mobiliser contre l'abandon volontaire et conscient des services publics de la psychiatrie publique en France.

N'oublions pas également que la psychiatrie publique a été abandonnée par tous les gouvernements de gauche et de droite qui se sont succédés en France, que la suppression du diplôme spécifique d'infirmier psy est une aberration et (ou) une volonté politique de réduire le patient malade psy à un patient ordinaire souffrant d'une maladie quelconque !

> Merci pour ce commentaire. Je rappelle simplement que le principe du Manifeste, tout comme les Rebonds dans les pages papiers, est de livrer un avis de manière brute et non amendée. M.Gd

C’est désolant mais guère surprenant. L’ennui de cette démission est qu’elle personnalise et enclot le débat alors que la question relève davantage d’un syndrome social, de l’ère du temps. Avec un chef de l’Etat instable psychologiquement (je reste gentil), qui pense la criminalité, la pédophilie ou l’homosexualité comme des tares génétiques, donc perçoit sa fonction comme une élection prédéterminée, il est « naturel » de constater que la psychiatrie devienne un des parents pauvres de la médecine. Et ce n’est qu’un début. Après le grand enfermement décrit par Foucault, les électrochocs, les libérations de l’anti-psychiatrie, le règne des pilules…, voici venir le temps de la froide désinvolture comptable, du mépris roi. Se soigner devient un privilège de nantis, la « médecine de l’esprit » un confort de classe. A quand une manifestation d’autistes, de schizophrènes et autres fragilisés de la vie ?

Moi meme travaillans dans le miliu psy depuis 30 ans, j'ai vu les conditions de travail de dégrader de plus en plus.
Les malades Psy, n'intérese absolument aucun gouvernement car pas productif, cependant lorque ilya un fait divers produit par un malade psy, tout le monde a son mot à dire, mais par la suite est le silence complet.
Il faut réveiller les consiences, car ici en France ilya les atteintes contre les droit de l'homme
Paroles sans sens dans la bouche des politiciens

Réveillons-nous, avant que soit trop tard
Merci de votre attention
Votre dévoué
M. PAZ

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