Ecoutez RadioLibe

En bref

  • FRANCE 3 CENTRE REND HOMMAGE AUX LIBÉONAUTES
    Nos confrères de France 3 Centre ont consacré, le mercredi 27 avril 2011, un reportage à la fermeture de LibéOrléans et à la mobilisation attenante. Il est à voir et revoir ici.
  • VALSE RECTORALE
    Paul Canioni, recteur de l'académie d'Orléans-Tours a quitté ses fonctions. Il a été remplacé par Marie Reynier (conseil des ministres du 13 avril 2011).
  • ANTOINE PROST RACONTE CASSIN
    L'historien Antoine Prost assurera une dédicace suivie d'une présentation de sa biographie de René Cassin, mercredi 13 avril 2011 à partir de 17 heures à la librairie Les Temps Modernes (57, rue ND de Recouvrance à Orléans).
  • CAFÉ GÉO AUX BECS À VINS D'ORLÉANS
    Des géographes de l'université d'Orléans et des représentants de l'association Centraider (coopération internationale) proposent, mercredi 13 avril 2011 à partir de 20h30 au bar Les Becs à vin (8, place du Châtelet à Orléans), un café-géo sur le thème "... Et le Nord t'aidera! Actions et paradoxes de la solidarité internationale en Afrique de l'Ouest. Le cas du Burkina Faso". Entrée libre.
  • OLIVIER PY REMERCIÉ
    L'ancien directeur du centre dramatique national d'Orléans, vient d'être convoqué par Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture, et éjecté du Théâtre de l'Odéon dont il assurait la direction depuis mars 2007.
  • HISTOIRE DU SYNDICALISME FRANÇAIS
    Michel Dreyfus, directeur de recherches au CNRS, animera, mardi 5 avril 2011 de 17h15 à 19h15 à l'auditorium du lycée Pothier d'Orléans, une conférence sur "Le syndicalisme en France de 1791 à 1946".
  • L'ACCÈS À LA SANTÉ DES ÉTRANGERS
    Le collectif Librasso organise, le mardi 12 avril à 20h30 à la Maison des associations d'Orléans, une conférence-débat sur l'Accès à la santé des étrangers. Joseph Situ, chargé de mission à Aides, Benjamin Demagny, juriste au Comede et Philippe Arsac, médecin hospitalier sont annoncés parmi les intervenants.
  • ANDRÉ LAIGNEL AUX FINANCES LOCALES
    André Laignel, maire d’Issoudun (Indre) et secrétaire général de l’Association des Maires de France (AMF) a été élu, à l’unanimité, vice-président du Comité des Finances Locales.
  • UNE RÉVISION POUR MIS ET THIENNOT
    Le site Internet officiel du comité de soutien à Mis et Thiennot a ouvert sa fenêtre. Il est accessible à l'adresse suivante: misetthiennot.org Les soutiens à Mis et Thiennot réclament toujours la révision du procès initial.
  • BLING, BLAM, BLOGS
    À consulter, le portail des blogs d'Orléans et de ses environs: Blog Orleans : L'actualité locale vue par les citoyens de l'agglomération orléanaise

15/02/2008

Le GAGL place l'homosexualité dans un contexte militant

SOCIÉTÉ. Pour le Groupe Action Gay et Lesbien (GAGL) du Loiret, la vie de la communauté ne se résume pas aux seules soirées branchouilles. Ici, la caricature de la folle insouciante n’a pas sa place. Au GAGL, l’accueil, l’écoute, la prévention, la lutte contre l’homophobie ont la part belle. Chaque mois, un apéro baptisé « les heures gaies » offre aux nouveaux membres la possibilité d’une intégration tout en douceur. Jeudi soir, entre deux baisers de la Saint-Valentin, une vingtaine d’adhérents se sont retrouvés au bar L’Atelier. Parmi eux, Sophie, la petite cinquantaine, venue à la rencontre du GAGL pour la première fois, en quête de dialogue et d’humanité. Rencontre. (Lire la suite...)

Ils semblent tous ravis de se retrouver, le verre à la main. Chaque nouvel arrivant est assailli de questions. Ici, un passage d’examen, là, un changement de look. Les convives prennent place et rapidement la discussion s’engage. Denis Lefevre, président du groupe, tend quelques perches : « Tu serais intéressé par une candidature au conseil d’administration ? ». Discrètement assise sur un bout de canapé, Sophie observe et écoute. Elle ne connaît encore personne. « Je vis seule à Orléans depuis deux ans », confie cette mère de famille, revenue d’une première expérience hétéro. « Après ma séparation  et mes nouveaux choix de vie, mes amis m’ont fui. Je me sens un peu seule… ». Sa voisine de banquette tente de la mettre à l’aise. La sauce prend. Sophie se déplace pour rejoindre un groupe d’anciennes qui lui expliquent le fonctionnement du GAGL : « le programme des activités est très facile d’accès. On peut y participer sans être adhérente. Pour leurs finances, c’est pas top, mais pour nous c’est trop bien ! ». Éclats de rire, ambiance bon enfant.

Dans le groupe des garçons, on salue l’arrivée de Marianne, une « vieille de la vieille ». Elle revient tout juste d’une séance shopping-informatique et occupe le terrain de la discussion avec aisance. Denis, lui, se réjouit de la nouvelle qui vient de tomber : Sidaction va financer un poste à temps plein pour assurer les missions de prévention au sein du groupe. « Nous allons pouvoir envisager des consultations psychologiques, juridiques et surtout gynécologiques », insiste le président. « Il y a une surmortalité due au cancer du col de l’utérus chez les lesbiennes. Bon nombre d’entre elles partent du principe qu’il n’est pas nécessaire de consulter un gynéco, puisqu’elles n’ont pas de rapports sexuels avec des hommes. Il nous faut mettre en place une prévention spécifique ». Reste que le GAGL n’a toujours pas de local permanent d’accueil et d’écoute. « Nous profitons de la campagne des municipales pour interpeller les principaux candidats sur cette question », précise Denis. « Nous avons rendez-vous avec Sueur et Grouard la semaine prochaine. Nous ferons part de leurs réponses à nos adhérents ».

Discret, presque timide, François, la quarantaine recherche de la convivialité. Il vient aux rendez-vous du GAGL essentiellement pour les animations. Ancien militant investi dans le domaine de la prévention, il a aujourd'hui pris ses distances. Mais garde toujours un œil intéressé sur la vie de la communauté : « Je ne comprends pas que l’on qualifie les gens par leur seule orientation sexuelle. C’est aberrant qu’il faille se battre pour ça. La Grèce antique était bien plus tolérante ».

Ici, l’intolérance, on connaît. Après avoir accompagné un jeune couple homo qui s’était fait tabasser à un arrêt de bus (Libération du 21 avril 2006), le GAGL s’est récemment positionné contre la tenue de propos homophobes par un élu de Trévise (Italie), ville jumelée avec Orléans (Libération.fr du 20 août 2007).

M.Gd

> contacts : site internet du GAGL

Commentaires

Messieurs GROUARD et SUEUR ont été rencontrés et voici leur positionnement par rapport aux questions LGBT : http://www.groupeactiongayetlesbienloiret.org/2008/02/26/municipales-orleans-2008-les-candidats-repondent-aux-questions-lgbt/

Voici un article qui s'adresse à une population canadienne, qui est donc de ce fait pas totalement transposable à la France mais qui me semble néanmoins intéressant (et un peu moins militant) :
http://www.sogc.org/guidelines/public/87F-PS-Mars2000.pdf

La recherche prouve que les lesbiennes et bisexuelles ne se rendent pas régulièrement chez un gynécologue.
La plupart estime probablement que la consultation n’est pertinente que pour la contraception et la grossesse. La crainte d’une réaction lesbophobe des prestataires de services de santé et la réticence à partager des questions personnelles avec un étranger jouent aussi un rôle. De nombreuses
organisations tentent de faire prendre conscience aux lesbiennes et bisexuelles de l’importance de la consultation gynécologique, en terme de prévention des types de cancer dont la prévalence est plus
élevée au sein de la communauté: le cancer du sein et le cancer de l’utérus.

Lire la partie du rapport de l'International Lesbian and Gay Association (ILGA) : http://doc.ilga.org/content/download/8780/52632/version/3/file/FR26-33.pdf

Pour aller plus loin, un dossier du magazine TETU : http://www.tetu.com/rubrique/mag/mag_dossier_detail.php?id_dossier=55

Dans l’article il est dit : « Il y a une surmortalité due au cancer du col de l’utérus chez les lesbiennes ». Quels sont les travaux, les articles ou les données scientifiques qui confirment cette déclaration ?

Un coup de chapeau au GAGL qui, au delà de revendications collectives légitimes, prend en compte chacune et chacun dans ce qu'il a de spécifique.
Et un espoir, que le GAGL trouve enfin les moyens de ses objectifs : lutte contre l'homophobie, prévention, éducation, sensibilisation de la population, et égalité des droits.

Chute des températures, nuit noire et venteuse, stress de la Saint-Valentin. Toutes les conditions étaient réunies pour faire naître une aussi grossière méprise. La voici corrigée ! (petite pointe de mauvaise foi assumée).

Amitiés.

Attention, Mourad a fait une erreur de transcription dans mes propos: concernant les lesbiennes, il ne s'agit pas de "recrudescence" de cancers mais de "surmortalité". C'est à dire que les chiffres montrent que les femmes lesbiennes meurent plus de cancers PARCE QU'elles se dépistent moins que les femmes hétéro. Ce qui fait que les cancers sont découverts plus tard et ont moins de chances d'être guéris.
La recrudescence voudrait dire qu'il y en a plus qu'à une autre période dans cette population, ce qui n'est pas le cas.
Merci pour la rectification et merci encore pour ce bel article.

Bon courage à tous les adhérents et militants de cette association !
Je suis heureux de voir qu'Orléans, malgré la proximité écrasante de Paris, arrive à vivre.

Bouge, amusez-vous, défendez-vous, aimez-vous !

Poster un commentaire

Les commentaires sont modérés. Ils n'apparaitront pas sur ce blog tant que l'auteur ne les aura pas approuvés.

Liens

Alertes Messenger

SUR LIBERATION.FR